From Rabble / June 19, 2016
Voici des images de deux des multiples affiches visibles dans les rues du quartier de Brixton la semaine dernière. Avec comme titre « Détruire la société carcérale », des images et des textes remémorent les révoltes des années passées, y compris les soulèvements de Brixton dans les années 80.

From Rabble / June 19, 2016
Quelques petites actions de solidarité ont eu lieu au cours de ces derniers jours avec les prisonniers anarchistes de partout et avec tous les migrants attaqués par ce système pourri et la société carcérale !
Des slogans de solidarité ont été inscrits et des flyers jetés à proximité des murs de la prison de Brixton au sud de Londres.
Rasons les camps de rétention et les prisons !

« Détruisons les frontières – Détruisons les prisons / Nous sommes tous des migrants (A) »

Parmi les flyers: « Feu aux prisons »; « La Liberté fleurira sur les cendres des prisons »

Nous nous sommes décidés à saboter l’entreprise « Securitas », pour l’empêcher de s’enrichir en enfermant, en humiliant et en expulsant des gens. Le 17 juin 2016, nous avons crevé les pneus de trois véhicules devant le siège de « Securitas » à Thoune.
Lundi 13 juin 2016, des gens ont dégagé des flics du service de l’immigration alors qu’ils menaient une rafle visant les travailleurs de magasin de la Deptford High Street: ils ont attaqué un fourgon des flics au service de l’immigration alors que les uniformes étaient partis. La nuit suivante, des affiches sont apparues tout le long de la Deptford High Street pour informer sur ce qui s’était passé la veille. Il est important de rester vigilants. Il est possible que le résistance à cette opération ait découragé les flics : après la résistance de l’été dernier sur le marché de East Street, il n’y a plus eu une seule visite pendant au moins un an. Mais ceci ne peut certainement pas être considéré comme acquis, ils peuvent revenir n’importe quel jour pour se venger.
Comme petit geste, nous avons détruit les fenêtres du bureau des services de probation dans la nuit du 11 juin 2016.
14 juin. Beaucoup d’entre nous étaient frustré-es de la
Nous sommes actuellement face aux conséquences de la normalité des conditions existantes : fuites de masse, provoquées par la guerre, par l’exploitation et par l’ordre de ce monde. Des gens sont contraints d’endurer des conditions de vies hallucinantes, des trajets et la fatigue. Puis subir ici même le nationalisme et le patriotisme, la peur de tout perdre caractérisée par le racisme, qui se solde par des centaines d’attaques et d’agressions contre les migrants et centres pour demandeurs d’asile. L’État se présente comme le bon sauveur des sans-défense et s’en vante vis-à-vis des autres États, quant au nombre de personnes qu’il « accueille », alors que dans le même temps de nouvelles lois et restrictions concernant l’accès au droit d’asile sont en train de passer. De nouveaux pays d’origine « sûrs » sont décrétés, c’est-à-dire que des gens de ces pays se font contester la légitimité à fuir, puisque c’est prétendument sûr. Dans le même temps, les hébergements restent temporaires ou bien précaires autant que possible. Ainsi, des personnes sont obligées de vivre dans des campements, bien qu’il y ait des logements vacants en masse. Ou également isolé en province plutôt que dans n’importe quel endroit où ce serait plus facile de nouer des liens, de s’agiter davantage de manière auto-déterminée.