Monthly Archives: juin 2015

[Mayence, Allemagne] Trois véhicules de police incendiés – 26 juin 2015

Traduction du communiqué:

[Mayence] Des voitures de police optent pour le suicide

147108Dans la nuit du 25 au 26 juin, deux véhicules de patrouille et une fourgonnette de police ont décidé de mettre un terme à leur triste existence. Pendant de longues années ils se sont faits maltraîter par l’appareil d’oppression de l’Etat.

Pour mettre fin à cette honte, ils ont choisi de se suicider par immolation spontanée. Il ne leur restait plus rien d’autre pour exprimer leur rejet de la violence institutionnalisée et non réformable de l’Etat. Ils se sont seulement auto-détruits et n’ont mis personne en danger.

Les trois voulaient probablement refuser pour des raisons morales leur contribution structurelle à l’ordre capitaliste. Après leur mort, les flammes restent un symbole d’intransigeance et de résistance aux conditions de domination pour lesquelles les voitures se sont laissées exploiter. Elles voulaient avec cela être un modèle pour d’autres voitures de police. On peut aussi leur suggérer le plaisir du feu nocturne.

Actuellement, la police envisage un incendie criminel. Pour lui épargner des frais d’enquête inutiles, nous voulions avec cela annoncer publiquement à titre posthume la décision consciencieuse des voitures.

Cordialement,

Votre assistant à l’euthanasie.

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Tôt dans la matinée de vendredi 26 juin à Mayence, trois véhicules de police ont été entièrement détruits par les flammes. Le porte-parole de la police Peter Metzdorf ne pouvait pas dire si c’était en lien avec la conférence du ministre de l’intérieur qui devait se tenir prochainement dans la ville. Il a déclaré que « ce serait de la pure spéculation ».

Un citoyen avait appelé la police pour signaler une voiture de patrouille qui était en train de brûler aux alentours de 3h du mat’ au niveau de la Goethestraße. Presque simultanément, d’autres citoyens résidant dans le secteur l’appelaient  une fois de plus pour dire que deux autres véhicules de police garés sur le terrain clôturé de la police fédérale s’enflammaient. Les flammes ont embrasé deux autres véhicules civils et le/s incendiaire/s a/ont tenté de bouter le feu à un autre véhicule de patrouille garé dans le secteur.

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[Reformulé de la presse qui lance des appels aux balances]

Attaques de locaux du parti socialiste à Toulouse et à Montluçon

Toulouse. Dans la nuit du jeudi 25 au vendredi 26 juin, le bâtiment de la fédération du Parti Socialiste de Haute-Garonne, situé rue Lancefoc, a été attaquée. La façade murale a été aspergée d’huile de vidange et un tag disant « solidarité avec les migrants » y a été inscrit.

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C’est loin d’être le seul geste contre la politique et ses représentants à Toulouse. Dans la nuit du 21 au 22 juin, c’est le local du FN qui perdait quatres vitres grâce à quelques jets de pierres bien placés. Mi-avril déjà, l’UMP était l’objet d’une visite éclair en pleine journée, durant laquelle la permanence a été saccagé par quelques solidaires avec les migrants de Calais.

Montluçon. Durant la nuit du 21 au 22 juin, le local départemental du PS a eu sa porte vitrée explosée et ses vitres étoilées. Les causes (ou pas) : visibles de l’extérieur, des affiches « Je suis Charlie » et une autre faisant l’apologie de la république et du déploiement militaire « anti-terroriste » dans les rues… De toute façon, c’est bien une succursale du pouvoir et de sa violence qui a été attaquée.

smashPSmontlucon

[Reformulé de la presse du pouvoir]

[Angleterre] Lettre de la prisonnière anarchiste Emma Sheppard – Juin 2015

La police préoccupée au sujet « des réponses de style grec » à l’autérité – Lettre de la prisonnière anarchiste Emma Sheppard, juin 2015

catLe mercredi 27 mai 2015, deux policiers sont venus me rendre une visite non désirée. Ils étaient d’une unité spéciale d’investigation qui s’occupe de « la gauche, la droite, des droits des animaux et des extrémisme islamique », administrée par l’unité de lutte anti-terroriste de la police métropolitaine.

Ils m’ont posé diverses questions sous prétexte de rechercher des perceptions de personnes au sujet de la police : ce que je pensais au sujet des opinions des anarchistes et des militants dans le sud-ouest et à Londres et pourquoi il y avait des niveaux élevés « d’agressions » là-bas [1] , si je pensais que les réponses « du style grec » aux mesures d’austérité augmenteraient sous le « nouveau » gouvernement, et (certainement de manière plus bizarre) la raison pour laquelle les gens détestaient la police et ce qu’ils pourraient faire pour arrêter les gens d’avoir recours à une telle violence ou une réponse « antisociale » à leur encontre.

Ils m’ont aussi posé des questions à propos de mes motivations à commettre mon crime et si je voulais parler au sujet des événements qui m’y ont conduit. Tout cela m’a été très bien exprimé dans un vocabulaire relatif au « bien-être ». Ils étaient apparemment préoccupés à propos de la façon dont je pourrais être traîtée/reçue en prison par le personnel et les autres détenues, en tant qu’extrémiste. Ils voulaient savoir si j’avais des suggestions sur la façon dont le service carcéral pourrait être amélioré.

Au moins, ils ne m’ont pas approché comme une balance. J’ai écouté toutes leurs questions (de plus en plus pathétiques) et je suis partie. Comme le couvert de l’anonymat me manque. Au moins, je garde toujours mon défi. Ils ne me le prendront pas. Au contraire, il augmente chaque jour passé à l’intérieur.

Deux jours plus tard, mon « offender manager » [2] (service probatoire à l’intérieur de la prison) a confirmé ce que j’ai toujours pensé – que je ne pourrais pas obtenir mon TAG (couvre-feu de détention à domicile). C’est parce que, à la lumière de mon crime, les policiers ont décidé de former un psychologue en « conseil » d’extrémistes et ils n’auront pas achevé cette formation avant que je ne prenne place à la commission de mon TAG. Mon « offender manager » a parlé des « points d’interrogation » que la police a autour de moi et également de mes positions sur le « spectre de l’extrémisme » et mes tendances « antisociales ».

Je suis contente de savoir que je n’obtiendrais pas le TAG (détention à domicile) de si tôt. Je n’irai pas au terme de ma condamnation. Je ne leur montrerai pas que je veux être davantage « pro-social » (peu importe ce que cela signifie) et je ne participerai pas à leurs procédures psychologiques.

Merci à toutes celles et ceux qui m’ont soutenu jusqu’ici. C’est inspirant et cela rend humble de se sentir faire partie de réseaux différents à travers le monde. S’il vous plaît, notez qu’ils vont sévir massivement à l’avenir contre mon courrier, s’il vous plaît envoyez des lettres et des timbres, des cartes, enveloppes/papiers (mais tout ça en petites quantités).

En envoyant des pensées de solidarité ensoleillées et de force. A bientôt en janvier ! Je serais peut-être même sortie pour le réveillon (mais sur autorisation jusqu’en janvier 2017)

EM X

Lui écrire (nouvelle adresse depuis mars 2015):

Emma Sheppard A7372DJ
HMP Send, Ripley Road
Woking, Surrey
GU23 7LJ (Angleterre)

Traduit de l’anglais de l’ABC Bristol

NdT:

[1] Il s’agirait entre autre d’attaques ayant visé des responsables de partis et permanences électorales qui ont eu lieu durant les dernières élections. Un communiqué d’une d’elles a été traduite sur contrainfo

[2] Littéralement « Gestionnaire de délinquants »newadressEmX

[Santiago, Chili] Attaques explosives de banques en solidarité avec les prisonniers anarchistes

Communiqué de revendication de l’attaque à l’explosif contre une agence de la banque BCI dans le quartier de ‘La Cisterna’ et de l’attaque incendiaire sur une agence de la BancoEstado dans le centre-ville de Santiago.

bombazo-bci

Alors qu’un calme apparent règne dans le territoire et une ambiance festive remplit les rues suite au cirque de football qui aliène ceux qui succombent volontairement à la stagnation, nous avons décidé de faire un petit geste destructeur de façon à montrer notre solidarité avec les compagnon-nes en prison. Nous ne sommes pas indifférent-e-s au transfert capricieux de Tamara Sol au Centro de Orientación femenina, nous n’oublions pas non plus les conditions carcérales des compagnon-nes Juan flores, Nataly Casanova, Enrique Guzmán, Javier Pino, Natalia Collado, Monica Caballero et  Francisco Solar. Nous n’oublions pas les prisonniers subversifs de longue peine et les prisonniers politiques (sic!) mapuches.

Le mercredi 24 juin à 00h30, nous avons fait sauter l’agence bancaire de la BCI située près de l’arrêt de bus 22 de ‘Gran Avenida’, détruisant la majeure partie des distributeurs automatiques de billets. Nous revendiquons aussi l’attaque incendiaire du 13 juin qui a brûlé les distributeurs d’une agence de la BancoEstado au carrefour de la Matta Avenida et Chiloe.

Que les flammes et le vacarme atteignent vos cellules !

Mauricio Morales, Sebastian Oversluij: present !

Prisonnières et prisonniers de guerre dans les rues !

Solidarité – Complot – Attaque !

Groupes autonomes de combat

[Berlin] Attaques de banques à Kreuzberg/Friedrichshain

vitre-cassee1Rendons notre crise à leur crise.

Les 14 mai et 16 juin 2015 durant la nuit, nous avons attaqué deux banques à Kreuzberg/Friedrichshain. Les vitres des deux agences de la ‘Sparkasse’ ont été détruites. Une fois sur une agence de la Boxhagener str., une autre fois sur une agence de la Heinrich-Heine Str. Notre motivation est de rendre les coups face à l’acceptation silencieuse de la routine capitaliste. Nous sommes des gens qui, comme la plupart des gens, luttons au quotidien, et luttons parfois aussi pour « survivre ». Nous ne voulons tout simplement pas l’accepter. La monotonie silencieuse du capitalisme a du, à travers notre action au moins un peu visible, être « interrompu ».

Nous espérons que cela soit reproduit. Pour l'(A)narchie, la lutte continue.

Solidarité avec tous celles et ceux qui luttent contre l’oppression et l’exploitation… en Espagne, en Grèce et partout ailleurs !

[Bure et ses environs] Attaque d’un site technique de l’ANDRA

AntiNuke2Pas loin de Bure, un site de mesure de l’ANDRA a été attaqué par quelques noctambules déterminé-e-s.

À Bure, en Meuse, le pouvoir tente par tous les moyens de faire accepter un projet d’enfouissement de déchets nucléaires à 500m sous terre.

Si officiellement le projet n’est pas encore commencé, que les déchets nucléaires n’arriveraient pas avant 2025, les installations de l’ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des déchets radioactifs, en charge du projet d’enfouissement) pullulent déjà dans les environs.

Une nuit autour du 25 juin, un site contenant plusieurs installations électriques et un puit destiné à analyser l’état de la roche et de la nappe phréatique a été saccagé.

Le puit a été forcé puis bouché au béton, et toutes les armoires ont été fracturées et détruites par la rage de celles et ceux qui ne veulent pas attendre l’épuisement des recours légaux pour attaquer ce projet.

Attaquons les infrastructures du pouvoir où qu’il se trouve, en Meuse comme ailleurs.

Contre Cigéo et son monde, résistance et sabotage !

Par des tiques enragés

[Publié sur indymedia nantes,28 juin 2015 à 21h22]

[Bruxelles] La police torture, la justice couvre

preavis

Récemment, c’-est-à-dire fin mai 2015, neuf flics de la zone du Midi, inculpés de violences et de mauvais traîtements de déténus à la prison de Forest, ont été acquittés sur toute la ligne. En 2009, ils avaient pénétrés dans la prison après que les gardiens aient annoncé une grève. Les flics s’y étaient comportés comme les lâches salauds qu’ils sont aussi en dehors des murs de la prison : vexations, intimidations, violences physiques, sévices, tortures. Ils avaient profité de la situation pour se venger contre de vieilles connaissances et pour donner libre à leur petit égo au détriment des détenus. Une partie des flics présents n’avaient même pas reçu l’ordre d’aller à la prison, mais s’y étaient rendus volontairement.

Aujourd’hui, six ans plus tard et suite à des plaintes répétées de détenus, la Justice a couvert ces tortionnaires en uniforme. Certes, il a été admis qu’il y avait eu de la violence. Mais le tribunal a statué que cette violence était « justifiée ». Qu’elle n’était pas « excessive » ni « disproportionnée ». Qu’elle fait partie du « fonctionnement normal de la police ». Ce jugement du tribunal ne devraient pas nous étonner, ils sont tous vrais. L’Etat voudra toujours le monopole absolu de la violence. Il n’hésitera jamais à utiliser la violence qu’il estime « nécessaire », « normale » et « justifiée » pour défendre sa position de pouvoir : brutalités violentes lors d’arrestations, tortures dans les prisons, cadavres dans les commissariats… Les bourreaux en question en sortiront toujours avec les mains blanchies, ils seront toujours couverts par l’appareil judiciaire – car tous ces hypocrites en uniforme, en cravate ou en toge savent trop bien que cette violence fait fondamentalement partie du fonctionnement du pouvoir. Et que le pouvoir ne peut pas s’en passer.

En 2009, quand les nouvelles des événements à la prison de Forest arrivaient dans les quartiers bruxellois, une solidarité ardente se mettait en marche. A Anderlecht et à Forest, des émeutes éclataient, des gens se réunissaient et attaquaient les flics. Le commissariat à côté de la maison communale d’Anderlecht sur la Place du Conseil était pris d’assaut et brûlait entièrement suite à des jets de cocktails molotov. A la prison d’Andenne, les prisonniers se révoltaient en solidarité et montaient sur le toit. C’était une vague d’actes à couper le souffle qui déferlait dans un désert d’apathie. C’était un feu de reconnaissance mutuelle qui faisait impitoyablement fondre la distance autrement si grande que voudrait imposer la prison entre ceux à l’intérieur et ceux à l’extérieur.

La terreur étatique de violences devenues banales symbolise le vrai visage du système et efface en fin de compte toute notion de liberté dans cette société. Si on laisse cependant inentamé le monopole de la violence de l’Etat, il se renforcera toujours plus et aura toujours le dernier mot. La violence des flics a déjà arraché des proches, détruit des vies et massacré des gens. Mais que cela ne nous empêche pas de trouver néanmoins la force pour faire ce qu’il nous reste à faire : attaquer ! Briser leur monopole en agissant violemment contre l’oppression, contre l’Etat et contre sa torture quotidienne ! Par des actes qui embrassent autant la vengeance que la liberté reconquise.

[Publié sur la cavale]

[Paris] Marche à pied

Dans la nuit du 21 au 22 juin des pneus de voiture ont été crevés dans le 19°, à Pantin et aux Lilas.

C’est l’été, et pour inciter les bureaucrates, ex flics, exploiteurs, bourges et autres à faire un peu d’exercice physique, et profiter ainsi des beaux jours au lieu de perdre du temps le cul sur son siège de voiture, nous avons décidé de donner un peu de repos à leurs bagnoles.

Les voitures dont les pneus reposent désormais en paix sont les suivantes :

– 22 autolib’

– 1 voiture qui arborait las pastille d’une assoc’ de retraité de la gendarmerie

– 1 GDF Suez

– 1 ERDF

– 1 du conseil général de Seine Saint-Denis

– une dizaine de belles bagnoles de bourges.

Des vandales à pied.

[Publié sur indymedia nantes, 28 juin 2015 à 20h20]

[Bruxelles] Solidarité avec Marco Camenisch !

Ce 22 juin, nous avons tagué l’immeuble du 15 rue Guimard, à 1040 Bruxelles, d’un MARCO LIBERO !

Cet immeuble est le siège bruxellois des sociétés AREVA et ASEA BROWN BOVERI.
La multinationale française AREVA est l’un des leaders mondiaux du nucléaire. AREVA fournit aux sociétés de production d’électricité une offre qui va de l’extraction de l’uranium (AREVA possède des mines d’uranium du Niger au Kazakhstan) à son enrichissement, de la conception de réacteurs nucléaires à la construction. AREVA génère un chiffre d’affaire de 9 milliards d’euros.

La multinationale suisse ASEA BROWN BOVERI basée à Zurich, est une des principales sociétés des technologies de l’énergie (production et transport), de l’automation et de la pétrochimie. ABB, qui jusqu’à récemment jouait un rôle majeur dans la conception et la construction de centrales nucléaires. Active dans près de 100 pays, ABB génère un chiffre d’affaires de 42 milliards de dollars.
Marco Camenisch est un prisonnier anarchiste enfermé depuis 26 ans en Italie et en Suisse. Condamné en 1981 suite à des sabotages anti-nucléaires, il s’évade d’une prison suisse et poursuit clandestinement son activité révolutionnaire, écologiste et anti-nucléaire en Italie jusqu’à sa seconde arrestation. Après 10 années de prison en Italie, il est extradé en Suisse où il reste détenu jusqu’à ce jour, se voyant refuser tout congé pénitentiaire, toute possibilité de libération. Marco Camenisch garde ses positions anarchistes et refuse de collaborer avec la justice suisse, ce qui lui vaut cet acharnement de la part des autorités suisses.

Solidarité avec Marco Camenisch !

Solidarité avec tous les prisonniers révolutionnaires !

[Publié sur indymedia bruxelles, 23 juin 2015]

Banderole suspendue le 23 juin 2015 à Melbourne en Australie

Banderole suspendue le 23 juin 2015 à Melbourne en Australie

[Toulouse] Des locaux de l’armée défoncés

Quelle ne fut pas notre surprise de constater que toutes les vitres du Cirfa, un centre de recrutement de l’armée situé en plein centre ville de Toulouse, rue d’Aubuisson, avaient été éclatées au cours du week-end !

Passant-e-s ravi-e-s

[Publié sur indymedia nantes, mardi 23 juin 2015]