[Montréal, Québec] La manif sauvage contre « la brutalité policière » renoue avec l’attaque !

Les quelques 300 manifestants contre la brutalité policière qui ont défilé mercredi soir dans les rues de l’est et du centre-ville de Montréal ont laissé sur leur parcours une voiture de police vandalisée, quelques vitrines brisées et des graffitis anarchistes.

Les policiers, à cheval, à vélo et à pied, étaient presque aussi nombreux que les protestataires, pour contenir les éventuels actes violents. C’était la 21e édition de cette manifestation annuelle, organisée par le Collectif opposé à la brutalité policière (COBP). Le point de départ était la Place Valois, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, qui «rime de plus en plus avec nettoyage social et gentrification», selon les organisateurs. Partis peu après 19h, les activistes ont marché sur la rue Ontario en direction ouest, jusqu’à la rue Union, au centre-ville. C’est vers 20h15, alors que les manifestants ont changé de direction pour aller emprunter la rue Sainte-Catherine vers l’est, que les premiers méfaits ont été commis. Des vitrines du magasin La Baie ont notamment été brisées. Des pièces pyrotechniques, de la glace et des pierres ont aussi été lancés en direction des policiers et des représentants de la presse. Les forces de l’ordre ont alors diffusé des messages demandant aux manifestants de se disperser, et des agents ont isolé quelques groupes qui semblaient agressifs.

Des participants s’étaient visiblement préparés pour de la casse: une jeune fille, sortant un marteau de son sac à dos, a donné plusieurs coups vigoureux dans la vitrine du magasin H&M de la rue Sainte-Catherine. Elle n’a cependant pas réussi à l’endommager. Il n’y a eu aucune arrestation, et personne n’a été blessé.

La presse candienne, mercredi 15 mars 2017

La traditionnelle marche contre la brutalité policière a renoué avec la violence hier soir. Plusieurs vitres ainsi qu’une voiture de police ont été vandalisés par des manifestants. Aucune arrestation n’a eu lieu. La neige n’aura pas refroidi les ardeurs des manifestants. Sur la rue Union, dans le centre-ville de Montréal, vers 20 h 30, ils s’en sont pris à un vieux modèle de voiture de patrouille. Plusieurs manifestants ont dénoncé sur le coup ces agissements. «C’est un piège», a crié un d’entre eux. Plus loin, trois vitres de la boutique La Baie ont été brisées. Cinq minutes plus tard, la police a demandé la dispersion de la manifestation en raison des méfaits commis. Celle-ci a eu lieu près de la place des Arts, non sans violence; plusieurs personnes, prises en souricière, se sont faites bousculées par les policiers.

Plus tôt en soirée, plus de 200 personnes étaient parties de la place Simon-Valois, dans Hochelaga-Maisonneuve, en direction du centre-ville, derrière une banderole noire portant l’inscription : «pour en finir avec la répression, multiplions les actions.» Journalistes sous écoutes, agressions sexuelles à Val-d’Or, utilisation abusive de la force ou «assassinat policier» : la liste égrainée par une militante au mégaphone a été longue pour justifier cette marche. Le cortège a remonté la rue Ontario vers le centre-ville. Des pétards et feux d’artifice ont commencé à éclater lorsqu’il a tourné vers le siège du Service de police de la ville de Montréal (SPVM) sur la rue Saint-Urbain. À la vue d’une unité anti-émeute qui protégeait le bâtiment, les manifestants ont rebroussé chemin vers le boulevard de Maisonneuve. […]

Métro Montréal, Mercredi 15 mars 2017

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