Category Archives: Contre le contrôle, la surveillance & leur sécurité

[Grenoble] Trois véhicules du CCAS partent en fumée

Des flammes sous les nuages

voiture de collabos qui crament

mercredi soir on était pas fatigué alors on est partie a la chasse aux collabos. On avait envie d’aiguiser nos critiques et de pas se contenter d’évidences. Du coup quant on est tombé sur 3 véhicules du C.C.A.S (charognard de l’humanitaire) on y a foutu le feu.
Le C.C.A.S co-gère la misère, donnant ainsi une caution morale a la démocratie.
La police sociale nous parait plus dangereuse encore que les coups de matraques de leurs collègues en uniforme.
Tout les flics ne sont pas bleus.
Et pourtant partout où on les croise les flics sont nos ennemis.
Pas besoin de leurs donner rendez-vous,on peut les enflammer au coin d’une rue,dans l’angle mort d’une caméra,en plein jour ou par nuit noire,seul ou en bande,bref partout où ça nous semble propice.
l’insertion est une forme d’incarcération.

a bientot.

quelques réfractaires a l’enfermement.

[Publié sur indymedia nantes, jeudi 23 mars 2017]

[Leipzig, Allemagne] Double attaque incendiaire contre la gentrification

Chantier et pelleteuses incendiés

Dans la nuit du 4 au 5 mars 2017, nous avons cramé deux pelleteuses dédiées à la construction d’un parking sur un ancien petit parc situé Karl-Heine-Straße. Dans la nuit du 16 au 17 mars, nous avons causé un incendie plus important sur et dans un des bâtiments en construction au ‘Lindenauer Hafen’.

Nous avons assez souvent entendu que la gentrification est un processus compliqué sur lequel nous avons du mal à peser. Nous ne comprenons pas cela comme une justification pour rester en dehors de ce processus – De toute manière, peu importe les raisons pour lesquelles nous agissons, puisque nous faisons ce qui nous procure le plus de plaisir, à savoir détruire la propriété des gens qui se font des couilles en or grâce à la revalorisation des quartiers.

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Liste des entreprises qui participent à la construction de la prison de Luynes

« Pourquoi diffusons-nous ces adresses ?
Nous ne savons pas vraiment pourquoi, mais nous savons que les prisons ne se construisent pas toutes seules, et nous sommes sûrs que d’autres sauront en faire bon usage.
A bientôt sur leurs ruines. »

Maître d’ouvrage : APIJ (Agence Publique pour l’Immobilier de la Justice)
30 rue du château des rentiers
75013 Paris
01.53.94.88.00 / …89.00

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[Montréal, Québec] Vandalisme contre la gentrification à St-Henri

Le 15 mars 2017, près d’une douzaine de propriétaires de condos ont dû sortir leur char hors des bancs de neige de la plus grosse tempête de l’hiver à Montréal, pour finalement constater que leurs pneus avaient été lacérés durant leur sommeil.

Nous avons fait cette simple action à la veille de la 20e manifestation Contre la Brutalité Policière, qui a eu lieu à Hochelaga. Nous voulions mettre l’emphase sur le fait que la lutte contre la police et celle contre la gentrification sont une seule et même chose: la création d’un monde hostile au contrôle social et à toutes les formes de domination.

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[Hambourg, Allemagne] Feu et flamme pour la police

A Hambourg, on dit bye-bye – même aux bagnoles de flics.

Le 17 mars, nous avons incendié deux véhicules de police à Hambourg. Tout près du domicile du maire Olaf Scholz, dans la ‘Schmarjestraße’, un véhicule de ses gardiens a cramé. Devant les locaux du bureau du syndicat de police (GdP) dans la ‘Hindenburgstraße’ et directement sous le nez de la préfecture, un car du GdP a brûlé.

Le syndicat de police et son président ‘Kirsch’ menaçaient après les émeutes du 21 décembre 2013 à Hambourg : « la prochaine fois nous tirerons à balles réelles ! ». Les fonctionnaires de police judiciaire du syndicat fédéral allemand, en allant dans le même sens, mettaient en garde contre une escalade de la conflictualité sociale à Hambourg en faisant référence aux affrontements à Gênes et le meurtre de Carlo Giuliani. Il est tout à fait clair à l’heure actuelle, que la mort de manifestant.e.s n’est pas à exclure en cas de perte de contrôle pendant le contre-sommet du G20 à Hambourg. Les victimes quotidiennes des flics ne sont pas uniquement des dégâts collatéraux nécessaires à ce système.

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[Montréal, Québec] La manif sauvage contre « la brutalité policière » renoue avec l’attaque !

Les quelques 300 manifestants contre la brutalité policière qui ont défilé mercredi soir dans les rues de l’est et du centre-ville de Montréal ont laissé sur leur parcours une voiture de police vandalisée, quelques vitrines brisées et des graffitis anarchistes.

Les policiers, à cheval, à vélo et à pied, étaient presque aussi nombreux que les protestataires, pour contenir les éventuels actes violents. C’était la 21e édition de cette manifestation annuelle, organisée par le Collectif opposé à la brutalité policière (COBP). Le point de départ était la Place Valois, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, qui «rime de plus en plus avec nettoyage social et gentrification», selon les organisateurs. Partis peu après 19h, les activistes ont marché sur la rue Ontario en direction ouest, jusqu’à la rue Union, au centre-ville. C’est vers 20h15, alors que les manifestants ont changé de direction pour aller emprunter la rue Sainte-Catherine vers l’est, que les premiers méfaits ont été commis. Des vitrines du magasin La Baie ont notamment été brisées. Des pièces pyrotechniques, de la glace et des pierres ont aussi été lancés en direction des policiers et des représentants de la presse. Les forces de l’ordre ont alors diffusé des messages demandant aux manifestants de se disperser, et des agents ont isolé quelques groupes qui semblaient agressifs.

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A45 Lyon -> St Etienne, qui fait quoi ? [Episode 1]

Ils voudraient construire une nouvelle autoroute entre Lyon et Sainté, à travers les monts du lyonnais coupant des terres agricoles et bouleversant l’équilibre de ce territoire. Oui mais voila ici ou là la colère gronde. Pour empêcher ce nouveau projet bien utile au capitalisme (concessionnaire autoroutier -vinci est pressenti pour être concessionnaire du projet-, secteur du BTP, promoteur immobilier, défenseur de l’agro industrie…), il est important d’agir sur plusieurs niveaux. Voici une première liste de quatre acteurs du projet. Une première liste qui, on l’espère, donnera des envies d’agir.

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Retour sur le rassemblement devant la prison de Fleury-Mérogis du samedi 11 mars 2017

Retour sur le rassemblement devant la prison de Fleury-Mérogis, le samedi 11 mars 2017, à 13hs.

T’y étais pas ? Dommage pour toi. Même le soleil était là.

On s’était donné rendez-vous à 11h30, porte d’Orléans, pour un départ groupé en bus et en voiture vers Fleury. Les contacts avec les proches de détenu.es ont pu commencer dès la distribution du tract dans le bus.

Arrivé.es à Fleury, nous constatons la présence de flics prêts à se déployer, qui semblaient nous attendre dans la gendarmerie à l’entrée du complexe pénitentiaire. Des voitures étaient postées aux différents ronds points. Certains flics filmaient et relevaient le numéro des plaques d’immatriculation. Des proches de détenu.es étaient même surpris.es de la présence de la douane et du déploiement policier. Des gendarmes, près à intervenir, étaient postés devant la prison, ils sont restés à distance du rassemblement. Un maton a semble-t-il apprécié la banderole qui disait : « Solidaires dans les luttes et face à la répresssion! À bas toutes les prisons » au point de la prendre en photo.

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[Espagne] Affinité et solidarité contre le victimisme et l’autorité – Une lettre de Mónica Caballero et Francisco Solar

(Ces mots nous parviennent aujourd’hui 10 mars 2017 depuis la taule, avec le retard propre aux communications restrictives dans les centres d’extermination espagnols. Le 7 mars, les compagnon-nes ont finalement été expulsés au Chili, où ils ont été reçus avec force déploiement médiatique et menaces répressives. Mais finalement Mónica et Francisco sont dehors, leur dignité intacte)

*Affinité et solidarité contre le victimisme et l’autorité.*

Dans la lutte pour rompre avec l’ordre l’établi, nous cherchons et nous créons de nouvelles formes de relations en opposition avec l’imposition et l’autorité. Des formes qui nous font sentir à l’aise pour nous épanouir de manière autonome, proposer et mener des initiatives d’affrontement quotidien. En se sens, nous comprenons l’affinité comme la manière la plus adéquate de nous relationner entre anarchistes, non pas comme le fruit de slogans vides répétés à satiété, mais comme le résultat de pratiques et de visions partagées qui aident à créer des liens durables de compagnonnage et de fraternité allant au-delà de simples liens d’amitié.

La confiance et l’affection qu’offre le fait de sentir et de savoir que nous partageons des idées en rébellion permanente constituent le substrat et la force de l’affinité qui se fortifie et se développe dans un ensemble de pratiques antiautoritaires. Ces idées, pour leur part, sont inséparables de notre choix de vie, un choix qui renforce ce que nous pensons et se confirme par ce que nous faisons. C’est à travers ces relations que nous grandissons individuellement en ayant la possibilité incontestable d’agir sans entraves, ce qui empêche la création de comportements bureaucratiques et autoritaires, en coupant à la racine toute tentative de concentration de pouvoir.

Les critiques de cette position affirment qu’il est impossible de cette manière d’avoir quelque incidence sur la “réalité sociale” et que l’on fait de l’anarchisme une sorte de ghetto. Pour notre part, nous répondons que nous ne voyons pas l’anarchisme comme un parti politique se servant de toutes sortes de stratégies pour grossir quantitativement ses rangs dans le but d’obtenir une certaine hégémonie. Nous pensons que les moyens doivent nécessairement être cohérents avec les fins, et qu’il est donc contradictoire de prétendre à la libération totale par des moyens qui la restreignent. Pour nous, l’anarchisme n’est pas une réalisation, mais avant tout une tension dans laquelle l’initiative individuelle joue un rôle central.

Au cours de cette expérience d’enfermement qui touche à sa fin, nous avons vécu la naissance, le renforcement et la consolidation de relations d’affinité. Nos compagnon-ne-s ont donné du contenu au mot solidarité, nous remplissant ainsi de force et de fierté. En surmontant des difficultés aussi nombreuses que variées, nous avons ensemble pu construire des positions et des initiatives dont nous avons beaucoup appris. Quitte à nous répéter, c’est la volonté et la détermination de nos compagnon-ne-s qui ont détruit des murs, des barreaux et des kilomètres de distance, qui ont déjoué les pièges du pouvoir visant à l’isolement et à l’absence de communication. Nous avons essayé et nous pensons avoir réussi à établir une relation éloignée et contraire à tout comportement assistancialiste où le/la prisonnier-e serait vu-e comme « une pauvre victime du système, objet d’atroces injustices ». Le fait d’assumer qu’en tant qu’anarchistes, nous sommes en conflit permanent avec le pouvoir et que cela a des conséquences, a rendu possible la mise en pratique d’une solidarité active et combative avec un discours clair et sans ambigüités. L’idée–force “ni coupables, ni innocent-e-s, simplement anarchistes” a reflété et reflète notre position face à la taule et à la répression, aussi bien pour nous qui sommes à l’intérieur que pour les personnes solidaires ou réprimées dehors. Cela signifie une manière de vivre et d’être en prison liée à l’intransigeance, en même temps que cela ouvre d’innombrables chemins d’action pour les compagnon-ne-s dans la rue, des chemins qui tentent de détruire le pouvoir en n’entrant pas dans ses catégories et en s’opposant à sa logique prédatrice.

*Quand les coups reçus représentent une opportunité.*

La vague répressive qui s’est matérialisée avec les opérations Pandora et Piñata a représenté le coup le plus dur asséné à l’anarchisme sur ce territoire depuis les années 80. On a clairement essayé d’éliminer un secteur du mouvement anarchiste par la voie rapide, à travers le harcèlement, les poursuites judiciaires et la taule. Evidemment, l’ampleur de cette gifle de l’Etat a eu ses conséquences, il ne pouvait en être autrement. De nombreuses initiatives ont été retardées, des espaces ont été littéralement dévastés par la furie répressive, et la peur de se voir incriminé-e dans les fantasmes paranoïaques du pouvoir a généré un certain immobilisme qui commence petit à petit à être dépassé.

Pourtant, à notre avis, la théorie policière s’est montrée si grossière et inconsistante dans ces affaires, que ce coup représente une opportunité pour pointer les faiblesses de l’Etat qui utilise ses stratégies classiques d’enfermement et d’intimidation pour tenter de réduire et d’éliminer celles et ceux qu’il ne parvient pas à domestiquer. Parallèlement à cela, nous pensons que ces opérations sont intimement liées à la montée des mouvements citoyens et à leur incorporation dans les institutions ; la taule attend celles et ceux qui refusent de jouer le jeu démocratique. Ainsi, à l’heure d’aborder ce qu’ont signifié ces coups et de mettre en œuvre la solidarité, nous pensons qu’il est indispensable de comprendre que les mouvements citoyens transformés en partis politiques, en optant pour la voie institutionnelle, ne représentent en aucun cas un allié, mais qu’ils constituent bien plutôt un engrenage supplémentaire du pouvoir avec lequel nous n’avons rien à voir.

Comme cela a été dit en diverses occasions, par le biais des opérations Pandora et Piñata, l’Etat a essayé d’attaquer des idées et des pratiques qui lui sont radicalement opposées, la preuve en est qu’aucun-e des compagnon-ne-s inculpé-e-s n’est accusé-e d’actions concrètes [mais uniquement de délits associatifs]. Ce qui doit être puni, c’est une manière de vivre, un choix de lutte contre l’ordre établi et une activité antiautoritaire constante qui a, dans une plus ou moins grande mesure, influencé divers espaces et environnements. Continuer à emprunter les chemins de rupture signifie donc une petite victoire en démontrant que même si l’Etat nous montre son pire visage, il ne nous fait pas plier. Nous pensons ainsi que la solidarité avec les personnes en butte à la répression doit nécessairement être transgressive et offensive, loin de tout discours pessimiste et victimiste. L’utilisation de toute notre créativité, uniquement limitée par nos principes anarchistes, est fondamentale dans l’activité solidaire et pour que nous sortions renforcé-e-s de cette expérience. Dans la guerre contre la domination, toute action est nécessaire.

Enfin, nous voulons envoyer toute notre affection et notre force aux compagnon-ne-s emprisonné-e-s en Allemagne, accusé-e-s d’un braquage de banque et qui doivent affronter un dur procès pendant des mois. Il et elle sont constamment dans nos pensées et la fierté et la joie dont ils font preuve sont également les nôtres, du fait d’avoir la possibilité d’être vos compagnon-ne-s.

Aujourd’hui et toujours, une main tendue avec le/la compagnon-ne, et un poing fermé contre l’ennemi.
Mort à l’Etat et vive l’Anarchie.

Mónica Caballero S.
Francisco Solar D.

Prison de Villabona – Asturies
2 février 2017

[Traduit de l’espagnol de contrainfo par brèves du désordre, 10 Marzo 2017]

Contre l’A45 et la nouvelle prison, refusons les projets d’un monde plein de barreaux !

De manière générale les projets d’autoroute ou de prison sont considérés comme des évidences, et des « nécessités sociales », alors que leur apparition est relativement récente.
La « première autoroute » voit le jour en Italie en 1924 : elle doit permettre la circulation plus rapide des marchandises et favoriser le développement du capitalisme, mais aussi assurer à l’État une emprise sur les territoires..
La prison existe, en tant qu’institution matérielle et avec son idéologie, depuis le 19ème siècle, afin de faire peser encore plus fort la coercition du pouvoir sur les récalcitrant-e-s et ses opposant-e-s, et de contenir une partie des populations indésirables
Depuis, ces outils doivent sans cesse être développés, modernisés.
Dans la Loire, il s’agit d’une part de construire l’A45 entre Lyon et Saint Étienne, en parallèle à une voie rapide déjà existante et gratuite. D’autre part de construire une nouvelle maison d’arrêt qui compterait plus de 500 places pour remplacer celle de la Talaudière, et enfermer toujours plus. On nous prépare un avenir radieux !

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