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[Santiago, Chili] Mónica et Francisco enfin dehors !

Aujourd’hui, 7 mars à 15h10 heure espagnole, les compagnons sont arrivé-e-s à Santiago du Chili et se trouvent déjà dehors, en liberté.

Une forte accolade à eux, ainsi qu’à toutes celles et ceux qui, jour après jour, continuent à se dresser contre toute autorité.

A bas les murs des prisons
Mort à l’Etat et vive l’anarchie!

[Traduit de l’espagnol de Contramadriz, 07.03.2017]

[Chili] Affiche en mémoire de l’anarchiste Sebastián Oversluij, tombé il y a trois ans lors d’un braquage de banque à Santiago

angryhoy

Dans la matinée du 11 décembre 2013, le compagnon Sebastián Oversluij se préparait à exproprier une agence bancaire dans la commune de ‘Pudahuel’. En entrant dans la dite agence, le compagnon « Angry » a dégainé la mitraillette qu’il portait sous ses vêtements en annonçant l’assaut. Le misérable gardien de sécurité s’attaque au compagnon en l’abattant immédiatement, le bâtard en uniforme ayant eu un entraînement militaire et une grande expérience de mercenaire en Haïti et en Irak.

Nous nous associons à la décision du compagnon d’exproprier les riches, en nous reconnaissant comme ennemis du capital et du système de domination qui génère et propage les misères que nous vivons au quotidien. Nous encourageons n’importe quelle attaque contre les propriétés et les intérêts des riches, nous faisons partie de cette guerre multiforme contre le pouvoir.

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[Santiago, Chili] Attaque anarchiste contre la banque d’Etat la veille du cirque électoral

banco01A l’aube du 23 octobre, le même jour lors duquel les élections municipales ont lieu sur l’ensemble du territoire chilien. Des mains inconnues et anonymes snt entrées dans une agence de la ‘Banco Estado’ située à l’intersection des avenues ‘Macul’ et ‘Quilin’ à 01h00.

Elles ont déposé un engin explosif/incendiaire à l’intérieur en quittant immédiatement les lieux. Un passant s’appproche et remarque un sac posé sur une table d’où jaillissent des étincelles et, face à cette situation, réussit à sortir du périmètre et à observer l’explosion.

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[Santiago, Chili] Retour sur les événements du 9 juin dernier

Le 9 juin à Santiago du Chili…

« L’idée de Dieu implique l’abdication de la raison et de la justice humaines, elle est la négation la plus décisive de l’humaine liberté et aboutit nécessairement à l’esclavage des hommes, tant en théorie qu’en pratique. »

Bakounine, Dieu et l’Etat, 1882

Jeudi 9 juin 2016 à Santiago s’est déroulée une manifestation de 150 000 étudiants et lycéens, préparée depuis des semaines et organisée par la Confédération des Etudiants du Chili (Confech), afin de réclamer des améliorations du système éducatif. Ce qui devait n’être qu’une énième protestation réformiste a pourtant été marqué par un événement inattendu, la joyeuse contribution d’incontrôlés qui ont saisi l’occasion pour apporter leur petite touche qualitative. Des pillages de magasins tout au long ? Non, cela ne fut pas le cas, malgré une tentative contre une pharmacie. Des saccages incendiaires de bus du Transantiago, comme cela se produit lorsque des enragés s’invitent au bal ? Non, pas plus. Peut-être alors quelques barricades enflammées avec des manifestants cagoulés armés de frondes et de molotovs juste derrière, comme cela arrive régulièrement ? Non, peut-être une autre fois. Malgré tout, ce ne fut pas juste une grande manifestation avec sa petite partie émeutière s’en donnant à cœur joie en lancers de pierres contre les carabiniers. Quelque chose d’un peu différent s’est passé ce jour-là, une figure mythique et symbolique a été détruite publiquement, grâce à un simple pas de côté impromptu.

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[Santiago, Chili] Arrestation de deux compagnons lors d’une manif émeutière le 9 juin dernier

Deux compagnons, Juan Gutiérrez Zambrano et Andrés Aravena Sotelo, se trouvent actuellement en prison préventive après avoir été arrêtés dans la cadre de la manifestation étudiante du jeudi 9 juin dernier à Santiago du Chili, qui était organisée par la CONFECH (syndicat étudiant chilien)*. Le bâtard de procureur, Sebastián Gana, accuse les compagnons d’avoir jeté des cocktails molotov sur les porcs en uniforme et leurs véhicules à différents endroits de l’Alameda (avenue de Santiago). Les compagnons ont été filmés et poursuivis par la police. Le proc’ a précisé que les deux compagnons resteront au moins 90 jours en préventive, ce qui correspond à la durée de l’enquête.

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[Santiago, Chili] Attaques incendiaires contre les forces de l’ordre

Santiago: Attaque explosive du centre de formation des carabiniers

cenp1Dans la matinée du lundi 2 mai à Santiago, des mains anonymes ont déposé un engin explosif sur le mur d’enceinte du Centre de Perfectionnement des Carabiniers (Cenpecar), situé au #225-A de la rueLo Errázuriz’, commune de Cerrillos. Le fort fracas a non seulement réveillé les voisins du secteur, mais aurait également détruit une partie d’un rempart et d’un tambourin à l’intérieur. Des équipes spécialisées du GOPE et du LABOCAR se sont rapidement présentées sur les lieux pour réaliser des expertises de l’attentat. Aucun tract n’a été retrouvé sur les lieux et pour l’heure aucun groupe n’a revendiqué l’attentat, qui se produit quelques jours après le jour de commémoration du carabinier du 27 avril, en souvenir de la création de cette institution pourrie.

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[Chili] Les compagnons Tato et Javier assignés à résidence depuis le 27 novembre

Tato et Javier assignées à résidence depuis le 27 novembre

Comme on s’y attendait, le vendredi 27 novembre, nos compagnon-ne-s ont été emmené-e-s au palais de justice pour faire face à l’audience de fin d’enquête, où la date du début de procès a été fixée.

La défense a demandé une prolongation de l’enquête, notamment parce que ça n’est que le 28 octobre que les avocats et les accusés ont pu se réunir.

À la surprise générale, étant donné que ni les accusés ni les avocats ne l’avaient demandé, le juge a décidé d’ouvrir le débat sur la question des mesures préventives, et étant donné que les conditions se montraient favorables, Tato et Javier ont accepté cette perspective. Le parquet a fait appel de la décision, mais la réponse reçue est que pour l’instant la mesure est sans appel.

Pour le moment donc ils sont dehors, dans un lieu chaleureux, entouré-e-s d’amour et de rébellion.

Résumé de publicacionrefractario, 7 diciembre 2015

Voir tous les articles sur l’affaire de Tato et Javier:

[Santiago, Chili] Arrestation et incarcération d’un compagnon pour l’attaque incendiaire d’une église lors d’une manif infiltrée par les flics – 12 octobre 2015

Le 12 octobre 2015, une manifestation pour rappeler l’extermination des peuples autochtones a traversé le centre de Santiago. Les affrontements avec la police et les attaques contre les symboles du pouvoir se sont produites pendant le parcours, c’est à ce moment-là que l’église San Francisco a été attaquée aux cocktails molotov.

nicolasiglesiasanfrancisco

Un policier en civil qui s’était infiltré dans la manifestation a réussi à choper des images de l’encapuchonné en train de lancer un cocktail molotov contre la porte de l’église à Alameda. Le keuf infiltré l’aurait suivi quelques rues plus loin du lieu de l’attaque incendiaire, l’observant en train d’abandonner ses vêtements le long du chemin. L’encapuchado s’est fait arrêter dans le secteur de Cumming et Santa Monica, un secteur assez loin d’où a eu lieu l’attaque incendiaire.

La presse chilienne s’horrifie des dégâts causés à un « monument historique », un des vestiges de l’architecture coloniale de plus de 400 ans. La valeur historique de ces portes sert à esquiver les 523 ans de massacre d’une église basée à travers le monde qui s’est implantée dans le sang, les massacres, la domination, la torture, la violence et en réduisant des populations entières à l’esclavage. […]

A la suite de son arrestation, Nicolas Rojas Candia, 20 ans, est emmené au 7ème tribunal et poursuivi pour « port illégal d’armes à feu » et « dommages à un monument national ». Il a été incarcéré immédiatement en préventive pour 60 jours à la prison « Santiago 1 ». […]

Solidarité avec tous ceux qui décident de foutre le feu à ce monde de merde !

[Traduit librement de Publicacion Refractario]

[Chili] Retour en taule pour Javier [MAJ 16/10/2015]

Mise-à-jour, 16/10/2015:

Le jeudi 15 octobre le parquet a fait appel pour que la mesure préventive de résidence surveillée décidée le 8 octobre contre le compagnon Javier Pino soit annulée. Ainsi, le compagnon accusé de l’incendie d’un bus va devoir retourner à la prison de Santiago 1 en attendant un procès.

[Traduit de l’espagnol de Contrainfo par non-fides.]

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Des nouvelles des compagnon-nes Tato et Javier

Le 8 octobre s’est tenue l’audience pour la fin de l’enquête concernant Tato et Javier. L’ambiance à l’extérieur et à l’intérieur du palais de justice était beaucoup plus tranquille que d’autres fois, pas de contrôles ni de présence excessive de flics ou de gendarmes. Des membres de leurs familles et un petit groupe de proches ont pu rentrer.

La défense a demandé de rallonger le délai de l’enquête étant donné que les conditions minimales d’organisation entre accusé-e-s et leurs avocats n’étaient pas remplies pour assurer une bonne défense. Le juge a accepté le prolongement et a fixé une nouvelle audience pour le 27 novembre.

En plus de cela, une révision des mesures préventives a été demandée pour Javier, qui a été acceptée, et donc Javier se trouve en résidence surveillée. Tato, quant à elle, est toujours enfermée à la prison de San Miguel.

[Traduit de l’espagnol de Publicacion Refractario par non-fides.]

[Chili] Au sujet des récentes arrestations pour participation à des émeutes

Ces derniers mois il y a eu une série d’arrestations de jeunes accusé-e-s de participer à des affrontement contre les forces répressives au cours de manifestations, d’actions menées par des personnes encagoulées au sein des universités. Parmi eux/elle, certain-e-s se trouvent désormais sous divers régimes de détention, depuis la résidence surveillée jusqu’à la prison préventive.

Des compagnon-ne-s ont déjà réfléchi au sujet du rôle de la répression sélective de l’État et de comment les puissants essaient de faire perdre du terrain aux diverses formes de conflictualité contre l’ordre établi.

Nous, individus qui nous couvrons le visage et utilisons la violence insurgée contre les oppresseurs comme faisant partie de la lutte multiforme pour la libération totale, nous croyons que cela dépend principalement de nous si nos pratiques de lutte finissent par s’éteindre de façon définitive. Pour cette raison nous voulons partager quelques analyses et réflexions.

1.La situation répressive.

En analysant la situation cela saute aux yeux que le pouvoir a élargi son rayon d’action répressive jusque dans des secteurs qui ne sont pas considérés comme les ennemis internes déjà connus (ex membres de guérillas marxistes non repentis, anarchistes insurrectionnels et mapuches en résistance), afin de semer la peur et la punition parmi les étudiants mobilisés radicalisés et d’autres secteurs qui mènent différentes luttes au sein de la société.

On s’y attendait, et c’était annoncé, dans un contexte de « mobilisations et agitation sociale » où le pouvoir essaie d’imposer les réformes du système comme seule manière de transformer la réalité, à travers les institutions et la voie pacifique et établie par l’ordre démocratique.

Dans ce but, les puissants, en parallèle du déploiement de leur armée communicationnelle et journalistique, ajustent leurs mécanismes légaux, en durcissant la loi de contrôle des armes en parallèle avec la loi anti-terroriste, pour réprimer les rebelles et semer la peur, en cherchant à empêcher les actes de révolte et de violence révolutionnaire.

2. Tout n’est pas surveillé : contre la victimisation et l’idée que tout n’est que montage.

Il y a une grave erreur qui est faite lorsque le pouvoir déploie sa répression, c’est de la laisser s’écouler sans résistance ni offensive de notre part, de même que de penser que l’ennemi nous a tous à l’œil et qu’il est impossible de conspirer, d’attaquer et d’agir violemment contre le pouvoir.

Une notion qui revient souvent c’est celle de combattre l’idée des montages, qui pour certains est le premier discours défensif (qu’on sort presque comme un joker) lorsqu’il faut faire face à la répression. Cette idée est souvent accompagnée de celle de la victime innocente et du « droit de manifester ».

À l’opposé de cela, la posture anarchiste insurrectionnelle et les années d’expérience ici et ailleurs, montrent qu’il est possible de garder une cohérence révolutionnaire tout en refusant les charges et accusations imposées par le pouvoir, sans requérir ni reconnaître la logique du coupable et de l’innocent, propre au langage et mécanismes juridiques crées par les puissants.

C’est aussi important de combattre l’idée des montages à cause de la croyance stupide que toute attaque vient toujours de la police. Bien sûr que la répression a l’habitude de semer des preuves contre ceux à qui elle veut nuire, mais c’est autre chose de rejeter l’idée qu’il y ait des individus qui de façon libre, consciente et autonome décident de s’organiser, élaborer et mener à bien des attaques contre l’autorité et sa normalité.

Notre position n’est pas celle de jeunes étudiants ou « militants sociaux » qui luttent avec les mains toutes propres et manifestent pacifiquement. Nous nous positionnons en tant qu’ennemis déclarés de toute forme d’autorité, prêts à nous organiser afin de fabriquer des cocktails Molotov, dresser des barricades et attaquer la police en masquant nos visages afin de ne pas être reconnus par les yeux de la répression.

3. N’arrêtons pas d’agir

C’est un moment dont il faut savoir profiter afin de nous renforcer comme individus et comme groupes d’action anarchiste.
Le moment est propice à l’approfondissement de notre critique vis à vis de l’ordre social dans son ensemble, en développant concrètement le refus des normes et propositions d’amélioration, repentis et victimisation que la société offre.

Il est tout aussi important de défendre la violence de rue dans les espaces de combat gagnés par des décennies de pratiques d’insurrection, que de l’associer avec d’autres pratiques de révolte dans d’autres espaces, comme l’ont compris et appliqué les compagnon-ne-s qui il y a quelques jours ont dressé des barricades à différents endroits de la ville.

Sans baisser la garde, minimisons les risques et combattons les imprudences. Gardons toujours en tête que la continuité et la prolifération de l’action autonome, par notre capacité de la développer dans le temps et de déclencher la créativité, réside dans la potentialité de l’attaque diffuse et informelle, pour mettre en danger le pouvoir et ne pas faire de nos pas quelque chose de prévisible pour l’ennemi.

Stoppons la peur, le silence et l’immobilisme que le pouvoir essaie d’imposer afin de freiner toute possibilité d’insurrection.

Affûtons l’action et le discours.

Solidarité avec les prisonniers tombés pour violence de rue et avec tous les compagnon-ne-s séquestré-e-s par le pouvoir.

Quelques encagoulé-e-s anti-autoritaires.

Traduit de l’espagnol d’hommodollars par camotazo