[Paris] Solidarité
16/07/2015. RUE MELINGUE – 19EME. VOITURE VINCI EN FEU. CONSTRUIT DES PRISONS. SOLIDARITE AVEC LES PRISONNIERS ANARCHISTES EN GRECE. STOP.
Publié sur indymedia nantes, 20 juillet 2015 à 23h11
[Paris] Solidarité
16/07/2015. RUE MELINGUE – 19EME. VOITURE VINCI EN FEU. CONSTRUIT DES PRISONS. SOLIDARITE AVEC LES PRISONNIERS ANARCHISTES EN GRECE. STOP.
Publié sur indymedia nantes, 20 juillet 2015 à 23h11
Plus de 20,000 personnes mortes qui se sont noyées dans la méditerranée au cours de leur fuite, plusieurs kilomètres de clôtures de haute-sécurité, des lager (camps de rétention pour migrants en voie d’expulsion) surpeuplés, des rejets militarisés ciblés de réfugiés. Nous connaissons tou-te-s ces images des médias. Les naufrages qui sont provoqués par la politique d’expulsion suivent les déclarations des responsables politiques, qui suintent uniquement le faux-désarroi.
Le rejet militaire des personnes dans la misère, – c’est globalement l’objectif poursuivi et souhaité de la politique d’asile allemande et européenne à l’égard des réfugiés. Mais tout cela ne se déroule pas seulement aux frontières et routes maritimes du sud et de l’est de l’Europe. La guerre contre les réfugiés a lieu aussi au milieu de l’Allemagne. Que ce soient le harcèlement des autorités de l’immigration, le manque de thunes, l’isolement, la criminalisation, les contrôles racistes des flics et de la douane. Ou comme l’aggravation actuelle de la loi allemande sur le droit d’asile adoptée par le parlement. Ce que l’Etat n’obtient pas ici, des mobilisations de citoyens furieux avec des revendications et discours haineux l’accomplissent après avec encore plus d’aggravation et de durcissement pénal. Les néonazis commettent de plus en plus d’attaques incendiaires contre des établissements pour demandeurs d’asile.*
Le sénateur à l’intérieur** et son institution soutiennent ses conditions et la politique qui va avec et les appliquent de leur plein gré.
Pour cette raison, nous avons causé avec nos modestes moyens plus de 10,000 euros de dégâts matériels*** à l’autorité à l’immigration dans la nuit du 18 juillet 2015, qui met si volontiers en scène le sénateur à l’intérieur Mäurer comme chef de la politique brêmoise. L’attaque le visait aussi bien personnellement que son bureau.
Nous n’agissons pas dans l’espoir que la politique dominante puisse s’arrêter mais nous savons parfaitement où siègent les décideurs Considérez cela comme une petite manifestation de notre haine – contre vos prisons, vos frontières, vos flics et votre autorité de merde.
Nous prenons les nuits et vous dormez.
Groupe autonome.

Traduit de l’allemand de linksunten indymedia, Samstag 18. Juli 2015
NdT:
*Depuis décembre dernier, il y a eu au moins 10 centres d’hébergement pour migrants qui ont été détruits par incendie.Il n’y a fort heureusement, jusqu’à l’heure actuelle, pas eu de blessés.
**équivalent en France du ministère de l’intérieur. Ulrich Mäurer est un social-démocrate du parti SPD.
***La presse a relayé cette attaque dans les journaux du lendemain, évoquant une quinzaine d’individus masqués qui ont attaqué le bâtiment aux alentours d’1h45 avec des pierres et des boules de peinture. Cet assaut a fait cinq vitres pétées et un pot de fleurs de luxe détruit devant l’entrée. Malgré l’appel rapide à la police de la part de jeunes lycéens morts de trouille qui revenaient d’un voyage scolaire, les flics arrivés trois minutes après n’ont heureusement pu mettre le grappin sur personne.
Concernant la réaction du pouvoir à la suite de cette attaque destructrice, elle a été immédiate: le porte-parole de la police a affirmé que le bâtiment sera dès à présent protégé par des patrouilles qui stationneront la nuit devant le bâtiment. Les flics ajoutent qu’ils ont ouvezrt une enquête et qu’ils analyseront les images des caméras de surveillance.
Puisque ça bouillonne déjà à la FIFA, nous avons encore remis ça et tard dans la soirée du 25 juin nous avons attaqué la FIFA à Aurorastrasse 100 à Zürich avec un engin incendiaire.
Une fois de plus, la FIFA se retrouve partout dans le monde à faire les gros titres. Des individus de ses membres auraient été corrompus lors de l’attribution de la coupe du monde au Qatar, d’avoir été coupable de détournement fiscal et de blanchiment d’argent. Ils ont donc été partiellement accusés par l’OFJ (service judiciaire chargé de la fiscalité) aux USA. D’autres sont suseptible de suivre, de sorte que la société de jeu soit de nouveau « propre » et que les seuls auteurs responsables en soient exclus.
Non pas que nous critiquons la perception des impôts à la bourgeoisie, tout comme nous n’avons aucun intérêt à discuter pour savoir si tout sera mieux bien après que Blatter ait reculé. Si la fraction de la bourgeoisie qui adhère d’une certaine mesure à leurs propres lois est contre les structures mafieuses d’un autre groupe, ce n’est pas une question de morale mais de lutte de distribution au sein de la bourgeoisie.
Ainsi le journal commerciales écrivait déjà l’an dernier :
« Des syndicats craignent la mort de 4000 travailleurs ambulants jusqu’en 2022. Entre-temps, même le FBI enquête en raison d’allégations de corruption lors de l’attribution du tournoi. »
De manière significative, l’enquête ne se tourne pas vers les conditions de travail et de vie, mais la question est de savoir comment ça se fait que celle-ci et pas cette partie de la bourgeoisie peut empocher le bénéfice du grand événement. Les bourgeois d’autres pays auraient aussi bien aimé être aux commandes.
Avec jusqu’à présent sans doute plus de 1000 travailleurs morts, les patrons et leurs soutiens ont peu de problème. Le fait que les ouvriers vivent dans des trous à rats dégueulasses sans installations sanitaires, que les passeports leur soient retirés ne dérange ni les sponsors ni les fédérations de football.
La brutalité de l’exploitation ne connaît presque aucune frontières, 10 heures de travail par plus de 40 degrés et pour un salaire minable en parfaite dépendance de la société qui emploie les ouvriers. S’ils en venaient à se défendre, l’entreprise peut mettre un terme au contrat de travail et les personnes concernées doivent quitter le pays dans les jours qui suivent. La liste des barbaries est longue.
Les déclararations des « amis du sport » qui en bénéficient disent toujours la même chose, qu’ils ne s’y attaqueront pas, que toutefois cette cause sportive ne doit pas être remise en question.
Comme Adidas a anoncé la semaine dernière revoir les contrats de sponsor avec la FIFA, il s’agissait bien sûr que de la corruption à l’intérieur de la Fifa. Comment pourait-il en être autrement, chez un fabriquant d’articles de sport qui a fait produire les ballons de la coupe du monde 2014 en partie par le travail des enfants ?
Que les ouvriers du Népal, qui voulaient rentrer pour aider après le tremblement de terre n’ont pas reçu leurs passeports et ainsi n’ont pas pu partir est pour ces gens-là une chose secondaire.
Tout comme les expulsions et le nettoyage au Brésil et en Afrique du Sud. Afin que des stades, des hôtels et des camps d’entraînement (qui maintenant sont abandonnés) aient pu être construits et des zones de sécurité érigées, des favelas ont été détruites et des villes entières ont été réévaluées. Ce qui signifie que même ceux qui ont un travail et qui pouvaient se permettre d’avoir un logement raisonnable ont été et sont chassés de ces mêmes villes.
La résistance au Brésil n’a pas pu êre brisée malgré des lois plus sévères et de nombreuses arrestations, il y a eu jusqu’à la fin de la coupe du monde des manifs, des actions de perturbations et de sabotage. En ce qui concerne les jeux olympiques de 2016 à Rio de Janeiro, la résistance peut ressurgir contre des infrastructures encore plus inutiles alors que dans la réalité les services de santé ou l’aide sociale n’existent pas.
On ne peut pas s’étonner sur le fait que la corruption se propage en vue de profits de plusieurs milliards d’euros. Qu’il ne s’agit pas pour les gouvernants d’amour pour le sport (sic!) mais précisément pour ces profits. Un débat quant à savoir si ou comment un système mafieux tel que la Fifa ou également le CIO peut être changé et que puisse être ramené leur système juridique dans des structures reconnues est pour nous totalement sans intérêt.
Pour nous, il est clair qu’on ne peut pas laisser se dérouler un pareil méga-évènement comme une coupe du monde que ce soient pour l’amour du sport ou la force unificatrice du football. Car une organisation sportive de cette ampleur à l’intérieur du modèle de production capitaliste n’a aucune raison d’exister et devrait se faire aucun profit (sic!). Quelques ouvriers morts, des expulsions et destructions de quartiers entiers et de paysages et par conséquent la résistance contre tout ça n’intéressent pas ici.
Pour une perspective révolutionnaire !
Traduit de l’allemand de linksunten, 10/07/2015
Le 30 mars 2015, 39 personnes ont été arrêtées dans les villes de Madrid, Barcelone, Grenade et Palencia durant ce que l’on a appelé « l’opération Piñata ».
L’intention de répondre ce numéro de compte est exclusivement pour pouvoir faire face aux frais qu’impliquent les avocats, les recours et autres mesures judiciaires.
Nous vous remercions de diffuser ce numéro de compte accompagné de ce texte.
[Traduit de contramadriz]
L’aggravation du droit d’asile a été adoptée le 7 mai 2015 au niveau fédéral avant tout avec les voix du SPD et de la CDU. La loi a été acceptée à une période dans laquelle les migrants à plusieurs endroits en Allemagne ne sont plus à l’abri d’attaques contre leurs vies ou leur dignité, d’attaques et incendies de leurs logements. Depuis des mois, des mouvements de citoyens de droite se sont formés partout dans le pays, qui attisent les ressentiments racistes et passent leurs frustrations sur les réfugiés. Les revendications du mouvement raciste ont fait partielement fléchir l’Etat avec l’aggravation sur la loi d’asile, tandis que réfugiés et sans-papiers sont visés par une multitude incroyable de représailles qui émanent des autorités et institutions allemandes et qui ont été rendues possibles par la loi raciste sur l’asile.
Quelques personnes ont saisi l’occasion pour manifester à l’improviste en début de soirée jeudi 9 juillet de Prinzipalmarkt à Stadthaus (Ludgerikreisel). A cet endroit, le rassemblement s’est dissous et le centre pour l’emploi et l’autorité aux expulsions (de sans-papiers) ont été badigeonnés avec des bombes de peinture.

Traduit de linksunten, 9 Juli 2015
Le 24 novembre 2014, des personnes masquées ont attaqué avec des cocktails Molotov la Brigade Criminelle de la Police Judiciaire rue Condell, en face de l’Académie d’Humanisme Chrétien, dans la commune de Providencia [à Santiago, NdT]. Au cours de l’attaque incendiaire, deux voitures des misérables policiers ont été brûlées et, selon la presse mercenaire, quelques flics ont été blessés durant l’action.
La réponse du Pouvoir et de son bras policier et propagandiste a été de vociférer des menaces et de promettre vengeance contre les combattant-e-s ayant ciblé l’action et attaqué de front la misérable institution de la PJ. Dans ces moments difficiles pour la pratique insurrectionnelle, ce fut un beau geste de violence révolutionnaire qui remplit d’air et de moral nos cœurs sincères et anarchistes.
Prévenant les jours précédents à travers la presse [i], la police a concrétisé ses menaces, et le jeudi 2 juillet elle a arrêté 5 compagnon-ne-s supposément impliqué-e-s dans l’attaque. Nous refusons catégoriquement toute position victimisante qui parlerait de montages et de criminalisation de la contestation sociale ou du mouvement étudiant. Les demandes de réformes ne nous intéressent pas, nous n’en faisons pas partie, mais nous nous infiltrons dans ses carnavals et ses marches avec notre artillerie antiautoritaire et une attitude de combat permanent cherchant à rompre à tout moment la normalité et la paix sociale.
L’action révolutionnaire se défend en radicalisant nos irréconciliables tensions et convictions de Guerre. L’action révolutionnaire n’est pas un montage, c’est un coup offensif, la réponse du Pouvoir n’est pas un montage, c’est la réponse répressive contre ceux qui attaquent ses structures et entonnent des chants de Guerre.
Aujourd’hui, le Pouvoir, ayant les compagnon-ne-s entre ses griffes, annonce déjà de lourdes condamnations et une vengeance sournoise, devant ce pronostic et ce scénario répressif nous ne devons pas perdre le moral, il faut s’élever ensemble avec la conflictualité et les gestes solidaires avec chacun-e des compagnon-ne-s en affinité enfermé-e-s entre les murs des prisons. Nous faisons un appel ouvert à la solidarité combative, et à serrer les rangs face aux positions victimisantes qui continuent chaque fois que le Pouvoir frappe et enferme des proches.

Note:
[i] El Mercurio, édition du 16/06/15, page 5 : « Des pistes émergent sur l’attaque de la Brigade des Homicides ». De la même manière, La Segunda publie en page 15 le même jour que l’arrestation d’Enrique Guzmán : « Un quatrième identifié dans l’attaque à la bombe de l’Ecole Militaire ».
[Traduit de l’espagnol de Contrainfo par Non-Fides]
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En novembre 2014, un groupe de personnes cagoulées cadenasse les portes de la Brigade Criminelle de la Police judiciaire pour lancer ensuite un grand nombre de cocktails Molotov contre le repaire policier, en plus d’incendier la voiture d’un flic [voir ici en espagnol, NdT]. Rapidement, les personnes masquées se retirent sans que les misérables policiers ne parviennent à sortir de leur surprise et à répondre. La journée s’achève sans aucune arrestation et l’orgueil des policiers est piétiné et calciné.
L’autoproclamée Unité de Force de Mission pour les Délits Complexes de la Police Judiciaire formée spécialement pour enquêter sur des attaques incendiaires et explosives, s’empare de l’affaire pour retrouver les auteurs de l’attaque. Après 7 mois d’« investigations », la police vient arrêter 5 compagnon-ne-s en les accusant de participation à l’attaque incendiaire.
Víctor Quijada, Felipe Román, Manuel Espinoza, Natalia Alvarado et María Paz Vera sont arrêté-e-s au matin du 2 juin dans différents domiciles de Santiago pour être mené-e-s sur l’autel de la justice.
Les compagnon-ne-s sont accusé-e-s de port d’arme (cocktails Molotov) ainsi que d’incendie d’un lieu habité, de plus on aurait signalé la présence d’un engin explosif dans la maison d’un des compagnons. Le 8e tribunal a envoyé les compagnon-ne-s en détention préventive. Les compagnonnes sont à la prison de San Miguel, tandis qu’on espère que les compagnons seront envoyés à la prison/usine Santiago 1. Le tribunal a fixé un délai de 45 jours pour les enquêtes.
En dehors du tribunal, des ami-e-s et proches se sont affronté-e-s avec les maton-ne-s et les journalistes, soutenant directement leurs ami-e-s et enfants incarcéré-e-s.

La police a affirmé être arrivée à eux grâce à une emprunte digitale trouvée sur un sac plastique laissé par les personnes masquées à l’intérieur de l’université avec les vêtements utilisés pour l’attaque, puis avec cette donnée et l’identification supposée d’un des participants, ils auraient fait des écoutes téléphoniques qui, à leurs oreilles et après réinterprétation policière, leur auraient permis de retrouver les 4 autres personnes arrêtées. Les flics qui gardaient les 5 compagnon-ne-s ont commencé à collecter des mégots de cigarettes et des emballages de nourriture qu’ils laissaient pour comparer leur ADN avec celui trouvé sur les vêtements, et avec cette comparaison ils auraient décidé de les inculper. Cette information est celle donnée par la police et le parquet.
Loin de prétendre à la culpabilité ou à l’innocence des compagnon-ne-s nous souhaitons éloigner la peur et la paranoïa que construisent les discours des puissants et en particulier la Police Judiciaire qui se vante de ses moyens techniques et scientifiques et ses brigades spécialisées. Ses griffes et ses scientifiques parapoliciers ne pourront pas freiner le combat irréductible et contagieux, nous ne laisserons pas la peur et leur prétendue omniprésence freiner la solidarité avec les compagnon-ne-s inculpé-e-s et la haine des flics.
Nous faisons un appel ouvert à la solidarité avec les compagnon-ne-s !
Nous espérons que toute information, de solidarité, sur la situation carcérale ou informative puisse être envoyée pour pouvoir être plus précis dans l’information.
Toute notre solidarité avec les inculpé-e-s !
Traduit de Publicacion Refractario par non-fides
La soirée de ce jeudi 9 juillet a été chaude pour les flics dans le quartier de Friedrichshain à Berlin. Aux environs de 19h00 à l’angle de la Rigaerstrasse et de la Zellestrasse, plusieurs pierres ont été lancées sur un véhicule de patrouille, alors qu’il circulait sur la Rigaerstrasse. Plusieurs ont du faire les pompiers de service pour éteindre des caddies de supermarché en feu et enlever des poubelles entreposées au milieu de la rue. Peu de temps après, les clients d’un lieu de la Silvio-Meier-Straße ont balancé des tabourets de bar sur les flics, qui ont répliqué à coups de lacrymo. Les émeutiers ont ouvert la porte d’un véhicule et jeté une pierre en direction du conducteur à l’intérieur. Le pare-brise a été défoncé, trois policiers ont été blessés; plusieurs véhicules d’intervention des flics ont été endommagés; Six personnes ont été interpellées et comparaîtront pour plusieurs délits, dont celui de violation de la paix publique. La protection d’Etat de la police et le bureau des affaires criminelles sont en charge de l’enquête. Ces beaux actes de révolte anti-police ont eu lieu alors que le festival dénommée « la longue semaine de la Rigaerstrasse » se tient en ce moment, organisée par plusieurs projets d’habitations de « tout le quartier nord rebelle de Friedrichshain ».
Mercredi 8 juillet, les flics sont violemment intervenus en masse pour expulser un marché aux puces à la dénommée ‘Dorfplatz [‘Place du village’, trad.]’, située à l’angle de la Liebigstrasse et de la Rigaerstrasse. Le même jour, le journal en ligne ‘BZ’ a été piraté et a été rendu inaccessible. L’attaque informatique a été faite contre la propagande policière à laquelle se livre quotidiennement ces larbins du pouvoir, alors que se tient le festival « La longue semaine de la Rigaerstrasse » dans le quartier de Friedrichshain ces jours-ci. Le communiqué annonce également que la présence des flics dans le secteur nécessitera une réponse appropriée.
Le lendemain, une manif « contre la terreur policière et la répression » a été appelée à la ‘Dorfplatz’ pour 21h ce vendredi 10 juillet. 300 personnes y ont pris part dès le départ, mais le nombre des participants a rapidement doublé. Plus de 500 policiers et un hélico’ ont été mobilisés pour encadrer la manif. Après avoir été repoussés violemment par les flics à coups de lacrymo suite à une tentative de percer la ligne de flics, 250 manifestants se sont retrouvés dans la Rigaerstrasse, où un container à poubelles a été incendié. Les flics ont été canardés de bouteilles, d’oeufs et de pierres depuis les toits des maisons environnantes. Une dizaine de personnes ont été interpellées. Le politicien du SPD (soc’ dém’) Tom Schreiber en charge de la sécurité a exigé que la police fasse davantage preuve de sévérité à l’égard des « fauteurs de troubles », par la formation d’un groupe spécial d’enquête au sujet de la « Rigaerstrasse ». Il a également appelé la police à être présente en permanence et en nombre la nuit dans le quartier de Friedrichshain. Cette crapule est connue du milieu autonome pour mener la guerre à la violence révolutionnaire depuis des années.
[Reformulé depuis plusieurs articles de la presse allemande]
[Texte d’une affiche apparue dans les rues de ‘Giesing’]
Le 7 avril 2015, un prisonnier de 22 ans incendie son matelas dans une cellule de la prison de Stadelheim. Les dégâts s’élèvent à 10 000 euros, deux geôliers et lui-même sont blessés et pour le moment plus personne ne peut être enfermé dans la cellule. L’homme de 22 ans avait été séparé de ses amis par le transfert forcé d’Hambourg à Münich et a voulu protester par le feu contre la séparation de l’isolement. Etre enfermé signifie être livré entièrement à une institution qui, grâce au consentement tacite des larges masses, a le moyen d’exercer une violence physique et psychique totale. Cette neutralisation de l’individu, le fait de nier une propre volonté et le fait de menacer avec un isolement permanent n’est pas seulement pensé pour les enfermés mais est un avertissement, une menace contre ceux qui sont dehors, de ne pas se moquer des règles du maintien de l’ordre d’oppression et d’exploitation. La taule est donc valable pour tout le monde.
Pour faire face à la privation de liberté par l’incarcération en prison, ainsi qu’à l’extérieur des murs, avec dignité et non pas avec acceptation vile des conditions d’oppression, il est nécessaire de renoncer aux moyens démocratiques, qui sont uniquement une perpétuation cynique de notre privation de liberté et de notre domestication, et d’exprimer directement sa rage. Mettre le feu à sa cellule est un acte de révolte avec des moyens limités qui sont à la disposition de chacun lorsqu’on est en captivité. Nous pouvons depuis l’extérieur ignorer de manière silencieuse et abandonner les commentaires aux flics et à la presse de ce geste d’un homme qui dans une situation le sépare de toute dignité humaine, s’est fait enlever les dernières personnes qui lui sont proches, qui le comprennent et auxquelles on fait confiance.
Ou nous nous rendons compte de la multitude des possibilités d’agir, de surmonter la séparation réciproque et nous nous resaisissons finalement pour mettre le feu au cœur de la métropole sans communiquer à travers les moyens et voies de l’Etat et pour se rebeller ensemble.
Chaque cellule détruite est une cellule en moins pour pouvoir enterrer des gens vivants. Nous pourrons être libres dès lors que la menace de la prison ne pèsera plus sur personne…
[Übersetzt von dem Anarchistische Strassenzeitung ‘Fernweh’ n°14, Juni 2015]
Mercredi 1er juillet à Prague, une voiture de police garée à proximité de la station de métro ‘Srašnicka’ a été incendiée. Ce sabotage incendiaire a été mené en solidarité avec l’anarchiste Alešem Kočím, arrêté le 28 avril dernier puis emprisonné dans le cadre de l’opération ‘Fénix’ [1]. L’attaque a été revendiquée par la « cellule de salutation incendiaire – réseau des cellules révolutionaires (SRB) ».
Dans les premières heures du samedi 4 juillet 2015, une voiture de police garée à l’extérieur du commissariat de ‘Praha-Bubny’ a été détruite par les flammes. Cette attaque « a été faite en réponse à la répression de la police et de l’Etat contre les anarchistes. [..] Avec le lancement de l’opération Fénix’, les flics ont déclaré la guerre au mouvement anarchiste.[…] Ils veulent étouffer la résistance mais ils ajoutent seulement de l’essence au feu. ‘Cellule de coeur sauvage – SRB' ».

Le 15 mai dernier, un véhicule de police avait également été détruit par le feu à Prague. Un communiqué revendiquait l’attaque en réponse à ce coup répressif d’Etat.
[Repris des traductions en anglais d’insurrectionnewsworldwide.blogspot.com.au]
Note:
[1] Récemment, on a appris que deux flics, « Petr » et « Robert », se sont infiltrés dans le milieu anarchiste, ce qui a par la suite déclenché l’opération répressive contre les anarchistes dénommée ‘Fénix’. Ils avaient pris part à la planification d’une attaque incendiaire contre un train militaire (qui n’avait finalement pas eu lieu).
Par ailleurs, on apprend que cette vague répressive se poursuit: lundi 29 juin, le tribunal du 6ème district a ordonné le placement en détention du compagnon I (d’origine russe). Il est accusé dans une autre affaire de répression de « l’extrémisme d’ultra-gauche ». Il a été emmené vendredi 26 juin et inculpé deux jours plus tard. Selon la police, I. aurait participé à « l’attaque » aux cocktails molotov de la maison du ministre de la défense de la République tchèque le 8 juin dernier.
Plus d’info en anglais sur antifenix.noblogs.org
D’après Keolis, le transporteur angevin, la caméra portée sur la poitrine du contrôleur calme illico le fraudeur qui s’énerve.L’initiative
C’est, paraît-il, une arme de dissuasion très efficace. « Depuis que ce système est testé à Lyon et à Rillieux-la-Pape, on a noté zéro incivilité, rapporte, enthousiaste, Christophe Reineri, directeur général de Keolis qui gère le réseau des transports publics d’Angers Loire métropole. Le fait de déclencher la caméra calme immédiatement le fraudeur qui commence à s’énerver. »
Un peu cet été, et surtout à la rentrée, des contrôleurs de Keolis vont porter une caméra de type GoPro sur la poitrine. Et dès qu’ils seront face à un fraudeur sans titre de transport qui hausse le ton et devient menaçant, ils le préviendront de la mise en route de la caméra. « Une dizaine de vérificateurs [sur la quarantaine que compte l’entreprise] sont volontaires pour en porter », précise Christophe Reineri.
Ce nouveau dispositif a reçu l’aval des élus du comité d’entreprise ainsi que du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). « Le dispositif est sécurisé et seul un agent peut récupérer la carte mémoire et les visionner », assure le directeur général. En cas d’agression, les images pourront être utilisées, sur réquisitions du procureur, par les forces de police.
Toujours dans une démarche de prévention, des contrôleurs parmi la quarantaine que compte l’entreprise, seront en habits civils. Outre l’effet de surprise, pour attraper plus facilement le fraudeur, il y a aussi une dimension psychologique. « Nous pensons que la vision de trois agents en uniforme peut être source d’énervement. L’habit civil est plus soft », pense Christophe Reineri. Les agents de vérification disposeront en plus d’un terminal bancaire permettant d’encaisser aussitôt l’amende…
Leur presse – ouestfrance, 1er juillet 2015