Archives de catégorie : Répression

[Los Angeles, USA] Shoot the police – 16 mars 2015

Dimanche 15 mars 2015 en fin d’après-midi, deux flics du LAPD ont essuyé plusieurs coups de feu au sud de Los Angeles, entre la 65e rue et Broadway.  Rapidement pris en charge sur les lieux, les deux flics ont malheureusement que des blessures mineures. Ils se trouvaient à bord d’un véhicule banalisé au moment des tirs. Les arrestations dans le cadre de l’enquête n’ont pas traîné et plusieurs personnes ont été détenues plusieurs heures par les flics. Mais ces derniers pensent que les deux tireurs présumés sont toujours en cavale: des dizaines de flics surarmés de la SWAT et équipés de chiens se sont lancés à leur recherche, sans succès pour l’instant.

Comme elle a coutume de le faire, la police lance un appel dans la presse aux citoyens afin de leur mâcher le travail*. Cet appel aux poukav’ a en partie marché pour arrêter le tireur présumé des deux flics à Ferguson dans le Missouri. D’ailleurs, lors de conférence de presse, le procureur Bob McCulloch a tenu à remercier à plusieurs reprises la population pour l’information qui a mené à l’arrestation d’un homme noir de 20 ans, Jeffrey Williams, dans la soirée de samedi 14 mars. Et qu’en raison de son « aide », la police a pu délivrer un mandat de perquisition de son domicile lors duquel les flics ont retrouvé une arme à feu possèdant les mêmes « douilles récupérées sur les lieux des coups de feu ». J.W fait face à de nombreuses accusations: deux chefs d’agression au premier degré, un chef de tir d’une arme depuis un véhicule et de trois chefs d’action criminelle armée. Lors de son audition, JW s’est défendu d’avoir voulu visé les flics et maintient la version selon laquelle il visait une personne avec qui il était en litige. McCulloch a ajouté « qu’il [Williams] avait pris part plus tôt à la manifestation [contre les violences policières] »

Le procureur général Eric Holder a déclaré dans un communiqué dimanche que l’arrestation « envoie un message clair selon lequel les actes de violence contre notre personnel des forces de l’ordre ne seront jamais tolérés ».

Depuis l’agitation anti-police à la suite du meurtre de Mike Brown, ces tirs à l’arme à feu sur des policiers ont connu plus de réussite à d’autres endroits du territoire:

Samedi 20 décembre 2014 en fin d’après-midi à New-York, deux flics se sont faits descendre de sang-froid. Les deux policiers âgés de 32 et 40 ans, Wenjian Liu et Rafael Ramos ont été atteints de plusieurs balles en pleine tête dans leur voiture stationnée devant une cité HLM de Brooklyn. La motivation de l’auteur est claire: c’est en vengeance du récent meurtre par étouffement d’Eric Garner à Staten Island (NYC). Il l’aurait dit sur un réseau social peu avant de passer aux actes: “Je mets aujourd’hui des ailes aux porcs. Ils prennent 1 des nôtres… Prenons 2 des leurs”. Un autre policier a été tué le lendemain en Floride (sud-est) alors qu’il était en service.

Reformulé de leur presse US, 16/03/2015

Note:

*Dans certains cas, notamment lorsqu’il est question de la sécurité de l’Etat, les balances sont par ailleurs grâcement rémunérés: 10.000 dollars pour toute information donnée aux autorités. Pas de doute, l’Etat sait récompenser ses toutous serviles.

[Paris] Libération du sans-papiers arrêté et tabassé par les flics le 8 mars dernier à Barbès

[Mise-à-jour lundi 16 mars 2015]

Libération d’A. arrêté et tabassé à Barbès : comptes rendus d’audiences devant le TA et le JLD

Le dimanche 8 mars A. intervenait pour aider un jeune homme qui sous le porche d’un immeuble subissait des violences de la part de policiers du 18e arrondissement. Alors que le jeune homme réussissait grâce à cette intervention à échapper aux coups de ses agresseurs, A. a ensuite subi l’acharnement et les coups des policiers et après plus de 40 heures de garde à vue et un passage par l’hôpital a été envoyé au centre de rétention de Vincennes.

Alertés/es par plusieurs de ses amis, nous avons pris contact avec lui et sommes allés/es le soutenir lors de son passage devant le juge administratif le jeudi 12 mars après-midi puis devant le juge des libertés et de la détention le dimanche 15 mars.

Lors de cette dernière audience il a été libéré car la procédure présentait plusieurs vices de procédure (notamment les flics avaient « oublié » de lui signifier le prolongement de la garde à vue après 24 heures)

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[Barbès] “les flics m’ont rentré dans l’immeuble, ils m’ont mis une claque et m’ont frappé avec une matraque. Ils m’ont donné plusieurs coups sur la tête. Je perdais beaucoup de sang”

imagesÀ Barbès la pression des flics est toujours quotidienne. La Mairie et les investisseurs locaux voudraient que ce quartier deviennent le nouveau « lieu branché » de Paris.

La ré-ouverture du cinéma Louxor et la nouvelle brasserie qui va bientôt ouvrir ses portes en sont de bons exemples.

Les chantiers de construction de nouveaux logements en accession à la propriété se multiplient pour accueillir de nouveaux habitants plus riches et plus bobos.

La police quadrille les rues pour tenter de virer celles et ceux qui ne correspondent pas aux projets de ceux qui nous gouvernent : pauvres, biffins, sans papiers , etc.

La violence de la police est quotidienne lors des ces contrôles qui mènent bien souvent, sous n’importe quel prétexte, à une garde-à-vue et pour ceux & celles qui n’ont pas les bons papiers, au centre de rétention.

Dimanche 7 mars 2015 lors d’une énième opération de contrôle les flics du quartier ont arrêté A. après l’avoir tabassé. Il est aujourd’hui enfermé au centre de rétention de Vincennes et raconte comment s’est déroulée son arrestation et la garde-à-vue :

« J’étais à Barbès vers 18h, j’étais au snack. Après manger je suis sorti et j’ai vu trois policiers qui arrêtaient quelqu’un : ils l’ont rentré dans un hall d’immeuble, ils lui ont mis une claque, ils l’ont frappé avec l’électricité (taser) et l’ont gazé. Je me suis arrêté pour aider le gars. Les flics m’ont rentré dans l’immeuble, ils m’ont mis une claque et m’ont frappé avec une matraque. Ils m’ont donné plusieurs coups sur la tête. Je perdais beaucoup de sang. Après on est sorti de l’immeuble et j’ai crié que je devais aller voir le médecin, qu’ils m’avaient frappé, que j’avais mal. Il y a un commerçant qui vend des portables qui est sorti et qui a filmé. Les gens dans la rue étaient choqués, ils ont crié.

Les flics m’ont ramené à pied au commissariat de la Goutte-d’Or parce qu’ils disaient que j’allais salir la voiture.

Au commissariat ils m’ont encore frappé, mis des coups de pieds. J’étais allongé par terre et un policier mettait son pied sur ma tête. Tous les policiers rigolaient sur moi. Ils disaient que j’allais avoir des cicatrices toute ma vie, ils criaient «mort ». Ça a duré 30 minutes.

Il y a un gradé qui est arrivé j’ai demandé d’aller à l’hôpital. Les pompiers sont arrivés, ils étaient choqués de voir ça. Un pompier m’a dit qu’ils allaient m’amener à l’hôpital. Je suis resté avec eux dix minutes au commissariat et ils m’ont mis dans le camion. J’avais perdu beaucoup de sang. Les policiers sont venus avec nous, on était dans le camion mais on a mis du temps a partir.

À l’hôpital j’étais mal, j’ai été soigné. J’ai attendu le médecin, il était choqué. Il m’a mis des agrafes, 8 sur le crane et 7 sur la tempe. Ils m’ont donné un certificat et une ordonnance mais les policiers les ont pris.

Après je suis retourné direct en garde-à-vue. J’avais perdu beaucoup de sang, j’avais très mal. Il était 20h30. J’ai demandé des médicaments mais ils m’ont dit « attend ». J’ai demandé un avocat, un interprète, un médecin, mais rien. Jusqu’à 2h du matin, j’ai attendu pour avoir des médicaments. Là ils m’ont amené a l’hôtel-Dieu, il m’a donné 4 dafalgans.

Là-bas une infirmière était choquée que j’étais en garde-à-vue dans cet état. Après ils m’ont ramené en garde-à-vue.

Le lendemain un policier m’a auditionné. Les policiers ont marqué dans le PV que j’avais frappé les policiers dans le gilet par balle. Mais moi je l’ai pas frappé. Moi j’ai reçu des coups de matraque et ils ont dit que j’étais tombé tout seul pour les cicatrices. Mais comment on tombe deux fois sur la tête ? Ils ont fait que mal me parler. J’ai signé aucun de leurs papiers.

Après je suis retourné dans la cellule. La garde à vue devait finir à 18h30. J’ai tapé dans la porte de la cellule pour dire que ma garde-à-vue elle était finie. Ils ont voulu que je signe une feuille qui disaient que j’avais fini la garde-à-vue mais j’étais pas sorti encore alors j’ai pas signé. Ils m’ont dit qu’ils attendaient le procureur. Je suis resté plusieurs heures comme ça, mais ils m’ont pas dit qu’ils avaient renouvelé la garde-à-vue, personne ne m’a rien dit ou n’a ramené de feuille, jusqu’au lendemain à 11h.

Là un policier m’a dit « tu vas aller a Vincennes » J’étais content car je sortait du commissariat, j’en pouvais plus de rester dans le commissariat.

J’avais rien signé dans le commissariat. Là le policier a ramené les feuilles pour Vincennes alors j’ai signé car c’était un cauchemar le commissariat. Ils m’ont mis dans le camion de la police pour m’emmener a Vincennes.

Le policier qui m’a frappé, il a frappé un mineur avant qui habite à l’hôtel.

Mes affaires sont toujours avec le sang. C’était comme un robinet comment je perdait du sang. Toutes mes affaires sont salies avec du sang, les baskets, mon tee shirt, mon pantalon. Je vais passer devant le juge comme ça.

Là j’ai mangé un peu, j’ai récupéré un peu mais j’ai toujours des douleurs dans le crâne.

J’ai même pas eu un scanner, des fois j’oublie des choses, car j’ai pris des coups de matraque sur la tête et j’ai mal, j’ai eu que du doliprane. J’ai perdu plein de sang et de kilo pendant la garde-à-vue.

J’ai un film dans ma tête, tout repasse dans ma tête, j’arrive pas à dormir. Les policiers m’ont fait beaucoup de mal. »

Publié sur sans papiers ni frontières, 11 mars 2015

[De Rennes à Béziers] Sale flic, sale maton, on sait où t’habites !

Zyed et Bouna : Rennes sous pression à quelques jours du procès

Un site fichant les policiers, tags anti-flics et appels à manifester se succèdent autour de la ville qui accueille, à partir de lundi, le procès de la mort des deux adolescents à Clichy-sous-Bois, en 2005.

Il y a dix ans, la mort de Zyed et Bouna, à Clichy-sous-Bois, avait embrasé les banlieues françaises. Aujourd’hui, alors que s’ouvre le procès de cette affaire lundi à Rennes, le dossier reste sensible. Deux policiers comparaissent pour non-assistance à personne en danger lors de la mort des deux adolescents, électrocutés sur un site EDF alors qu’ils fuyaient la police. Le procès, à l’issue duquel ils encourent au maximum cinq ans de prison et 75.000 euros d’amende, doit durer cinq jours. Et à Rennes, la pression commence déjà à monter.

Un site fichant la police et des tags anti-flics. Mardi, un syndicat de policiers alertait la direction de la police de l’existence d’un blog « fichant » des policiers et gardiens de prison autour de Rennes. Une enquête a dans la foulée été confiée à la police judiciaire et aux services spécialisés dans la cybercriminalité. Ce site intitulé « vengeance » [1] présentait des photos de policiers et de surveillants. Certains de ces clichés étaient également accompagnés des coordonnées et de renseignements précis sur les fonctionnaires et leurs familles. Des informations notamment glanées directement sur les pages Facebook des fonctionnaires.

Autre élément qui inquiète fortement les syndicats de police, une trentaine de tags ont été relevés sur des immeubles et des bâtiments publics du quartier populaire et étudiant de Villejean, à Rennes. Dont certains faisant directement allusion à Zyed et Bouna.

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L’ultra-gauche rennaise appelle à la mobilisation. La mouvance d’extrême-gauche et anarchiste rennaise, faisant le lien avec la mort de Rémi Fraisse à Sivens à l’automne 2014, appelle à une « semaine de réflexion », à partir de lundi et l’ouverture du procès.

Un collectif nommé « novembre 2005 » annonce ainsi organiser tous les midis des « cantines-rassemblements » devant la Cité judicaire de la ville, où se tient le procès. Une manifestation est également programmée au départ du palais de justice mercredi en milieu d’après-midi. Autant d’éléments dans cette ville qui avaient été marquées à l’automne par de nombreux débordements lors de manifestations contre les violences policières, après la mort de Rémi Fraisse.

Leur presse – Europe1, 13/05/2015 via brèves du désordre

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Béziers : noms de policiers et menaces inscrits sur les murs à La Devèze

Une enquête du commissariat de Béziers est ouverte après la découverte de noms et d’adresses de policiers inscrits sur des murs à La Devèze. “Trop, c’est trop”, s’indigne David Leyraud, le représentant régional du syndicat Alliance police nationale. Il a été le premier à réagir, jeudi matin, aux inscriptions apposées sur un mur du mail qui traverse le square Jean-Lognos à La Devèze.

david-leyraud-alliance-policeSur ce mur, les policiers du quartier y ont découvert les noms de plusieurs fonctionnaires de police du commissariat de Béziers, mais aussi des menaces à leur encontre et enfin, pour certains, leur lieux de résidence. De quoi inquiéter le personnel, mais aussi l’ensemble de la hiérarchie.David Leyraud [photo ci-contre; NdAttaque] continue : “Après les insultes et les violences, une nouvelle étape a été franchie à Béziers : des noms, prénoms et lieux de résidence de policiers marqués sur les murs de La Devèze, accompagnés de menaces envers eux et leurs familles. L’État doit protection à ses agents.” […]

On s’en doute, les deux syndicats représentatifs des forces de police, apportent tout leur soutien “aux policiers Biterrois qui défendent avec courage les valeurs de la République.” En ce qui concerne le quartier de La Devèze, cela fait plusieurs semaines que des incivilités sont mises en avant. Cela fait plusieurs semaines que du mobilier urbain est détruit [2], notamment par le feu, mais aussi que le commissariat de quartier a été pris pour cible à plusieurs reprises. Par deux fois depuis le début de cette année, des tentatives d’incendie de ce local ont été déjouées par les pompiers de Béziers. On peut le dire : les forces de l’ordre sont un peu sur les dents dans ce quartier classé en zone de sécurité prioritaire. Depuis plusieurs semaines, les forces de l’ordre sont souvent victimes d’incivilités.

Leur presse – midilibre, 13/03/2015

beziers

[…] Des actes fermement condamnés par les syndicats de police, qui interviennent quelques jours après le caillassage du commissariat du quartier et l’arrestation des auteurs présumés des dégradations. Ce qui n’est probablement pas un hasard. […]

Leur presse – France3,13/03/2015 via attaque

Notes:

[1] Bref, le blog Vengeance est intéressant et on lui souhaite bonne route (et qui sait, si des sites semblables pourraient naître dans d’autres régions?). Mais il faut bien tenir compte du fait que les enfants ne sont pas responsables des choix de bourreaux de leur parents, inutile donc de publier leur photos. [NdAttaque]

[2] Pour dernier exemple, la dégradation fin février de plus d’une vingtaine de panneaux publicitaires annonçant la décision du maire facho Robert Ménard d’équiper les flics municipaux d’armes à feu.

[Allemagne] Solidarité avec Rainer Loehnert !

2014258845Ci-dessous un texte (le lire en allemand ici) sur la situation de Rainer. Il est actuellement détenu en isolement dans un hôpital psychiatrique en Rhénanie du Nord-Westphalie, en Allemagne. L’été dernier, il a participé à une grève de la faim en solidarité avec les luttes des prisonniers en Grèce. Il a récemment tenté de se échapper de l’établissement psychiatrique.

Tire-toi mec ! Tentative d’évasion d’un lieu d’anéantissement

Fin janvier Rainer Loehnert a tenté de s’évader d’un établissement psychiatrique. Malheureusement, cette tentative a échoué et depuis il se trouve en isolement. Donc une prison dans la prison.

Rainer a 53 ans et est emprisonné depuis plus de 28 ans, actuellement dans un établissement psychiatrique à Bedburg-Hau, une petite ville dans le nord-ouest de l’Allemagne, à proximité de la frontière avec les Pays-Bas (région de Rhénanie Nord-Westphalie). Mais il ne renonce pas à la lutte pour (sa) liberté ! Rainer avait récemment participé à une grève de la faim en solidarité avec la lutte des prisonniers en Grèce (Rapport).

Et maintenant, il a fidèlement agi selon sa propre devise: « L’anarchie et la libération totale n’est pas vaine! » (Extrait d’une lettre de Rainer fin janvier 2015). Et il a une fois de plus fait face aux « porcs en blanc » et pris sa propre vie en main. Il n’a pas voulu attendre une autre expertise psychologique humiliante lui certifiant à intervalles réguliers sa « dangerosité » et sa « maladie mentale« . Et ce, qu’il joue d’après leurs règles ou qu’il se rebelle contre le « traitement » en prison. Une partie de cette expertise perverse indique que l’Etat/société soit le juge approprié pour aussi enfermer Rainer à vie: « Vous êtes un homme dangereux, M. Loehnert« . Aussi, le fait de bourrer de médicaments est extrêmement important pour les cerveaux fascisants et le personnel médical et infirmier. Les effets secondaires nuisibles (des médocs) peuvent être soit parfaitement intégrés dans la « thérapie« , soit être à nouveau traités avec d’autres médicaments. Il n’est pas surprenant si Rainer dit qu’il ne sait pas encore combien de temps il tiendra le coup ou survivra. Déjà en janvier, peu de temps avant sa tentative d’évasion, il y a eu un autre mort dans ce centre psychiatrique: « gavé à mort »!

Depuis plus d’un mois maintenant, Rainer est maintenu à l’isolement, ce qui signifie:

– Être isolé des autres détenus 24 heures par jour (il arrive seulement à voir les infirmières);
– Aucune promenade dans la cour (et même s’il est autorisé à aller dans la cour, c’est uniquement avec les menottes et pieds attachés);
– Ses effets personnels ont été confisqués pour le moment, et le reste des produits alimentaires ont été détruits;
– Ses vêtements personnels lui ont été interdits et il a juste la chemise d’hôpital au corps (connue sous le nom de « robe de l’ange »);
– Il peut fumer une cigarette trois fois par jour;
– Seulement un feutre/un stylo et du papier;
– Courrier postal restreint (il doit s’adresser à l’avance à l’administration si il veut recevoir un colis);
– Quatre caméras de surveillance dans sa cellule, avec infrarouge la nuit ;
– Haut-parleur placé sur le plafond de sa cellule;
– À la mi-février, il a écrit qu’il a reçu au moins quelques livres.

solidaridadRainer est maintenant dans l’attente d’un autre procès, mais il garde la tête haute ! Ils ne le démotivent pas ! Et avec ses lettres, il nous met le sourire aux lèvres encore et toujours, et nous encourage. Dans sa dernière lettre, il poursuit: « … c’est un long chemin à parcourir jusqu’à ce qu’un groupe soit à l’origine d’une révolte ou d’une insurrection; le système et les contraintes psychologiques et économiques sont profondément ancrées à l’intérieur des gens en Allemagne, il faut du temps, [mais] je sais que c’est possible! »

Pourtant, nous ne laisserons pas Rainer seul. Nous voulons lutter ensemble contre cette société-prison de merde et vraiment écoeurante. Si vous voulez participer, vous pouvez écrire à Rainer, le soutenir en lui envoyant un peu d’argent, harceler/attaquer les institutions psychiatriques ou tous les autres lieux d’enfermement ou tout ce qui te vient à l’esprit pour saboter cette civilisation inhumaine.

Son adresse:

Rainer Loehnert
Bahnstraße 6,
47551 Bedburg-Hau (Allemagne)

Salutations de solidarité et de force à Rainer !
Liberté pour Rainer !
Liberté pour tous !
Mort à toute société autoritaire !

Des complices anti-autoritaires, 22 février 2015

[Allemagne] Sabotages incendiaires contre les sociétés de transport à Dresde et à Francfort

Dresde: une voiture de la Deutsche Bahn livrée aux flammes

Dans la nuit du 12 au 13 mars, une voiture de la Deutsche Bahn a été livrée aux flammes à Dresde. Le comportement inhumain de la DB et de leur personnel s’illustre chaque jour dans le pays. Ainsi par exemple avec la manière dont elle traîte les gens qui ne peuvent pas se permettre d’acheter un ticket, ou qui ne veulent pas payer les augmentations de prix annuelles. Par la façon dont elle traîte les personnes qui cherchent un abri, qui sont chassées des gares ou les contrôles racistes qui ont lieu chaque jour dans les gares et qui sont tolérés, souhaités et soutenus par la DB.

Formez des bandes, la nuit nous appartient !

Traduit de l’allemand de linksunten,

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Francfort: sabotage d’une machine à tickets

Il y a déjà 14 jours, nous avons incendié un distributeur automatique de tickets de VGF à Bockenheim et l’avons rendu inutilisable.

VGF, en accord avec la Deutsche Bahn, ont une nouvelle fois augmenté les prix des tickets de transport à la fin de l’année. Les gens peuvent de moins en moins se permettre les transports en commun: la plupart des personnes incarcérées dans les prisons fédérales allemandes sont des gens qui ne pouvaient pas se permettre de payer les prix trop chers. S’ils se font attraper, certains doivent nécessairement passés par la prison. Dans une société où les contradictions sont de plus en plus criante chaque jour, nous voyons notre démarche comme une contribution concrète à la résistance. Des salutations spéciales aux personnes visées par l’opération Pandora auxquelles sont reprochées d’avoir prétenduement agi contre des distributeurs (d’argent).

Venez le 18 mars à Francfort, il y a des distributeurs de tickets partout ici !

(attention: aucune essence n’est nécessaire – danger de mort)

Traduit de l’allemand de linksunten, 11.03.2015 à 17h05

[Barcelone] Sabotage d’un distributeur d’argent en solidarité avec un prisonnier rebelle en grève de la faim

Barcelone : incendie d’un distributeur de billets

Quelques jours avant la semaine de solidarité avec José Antúnez Becerra, en grève de la faim, nous avons incendié un DAB dans la ville de Barcelone.

Antúnez Becerra a passé plus de 40 ans privé de liberté dans les geôles de l’État, sans cesser de se révolter de l’intérieur des murs. Il a été condamné à 19 ans de plus pour avoir participé à la mutinerie de la prison [barcelonaise] de 4 Camins en 2004. 19 ans pour s’être rebellé contre les tortures imposées quotidiennement aux prisonniers.

Nous éprouvons une rage et un dégoût profonds contre toutes les institutions démocratiques qui prétendent nous faire « vivre » en constante soumission à leurs lois de merde. Nous nous solidarisons activement par la rage et par le feu avec la courageuse lutte d’Antúnez, en grève de la faim depuis déjà plus de 37 jours en disant que c’est la liberté ou la mort. Nous serons attentifs jusqu’à le voir libre dans la rue.

Pour l’intensification de l’offensive anarchiste contre tous les États, leurs prisons et leurs sbires. Qu’explose la rage antiautoritaire dans les rues et que s’enflamme la solidarité.

Prisonnier-es dehors
Feu aux prisons
Contre toute autorité.

[Traduit de l’espagnol d’Indy Barcelone par Brèves du désordre, 10 mars 2015]

[Ferguson, USA] Deux flics hospitalisés après avoir essuyé plusieurs coups de feu – 12 mars 2015

Ferguson (USA) : Deux flics se font tirer dessus pour venger Michael Brown

« Ils ne faisaient rien de spécial et on leur a tiré dessus pour la seule raison qu’ils sont policiers »

628x471Hier, deux flics se sont fait tirer dessus devant leur commissariat lors d’une manif contre les flics, poursuivant le mouvement émeutier qui avait suivi la mort de Michael Brown, jeune noir de 18 ans abattu par les flics l’été dernier*. Les deux flics ne sont pas morts, mais sont gravement blessés.

Mercredi, Le chef de la police de Ferguson, Thomas Jackson, avait annoncé sa démission suite à la publication d’un rapport d’enquête très critique du Department of Justice américain quant à sa gestion des derniers événements et de l’assassinat de Michael Brown.

Selon des témoins, les 3 à 5 coups de feu ont été tirés d’une distance indéterminée, du nord-ouest de la ligne de flics visés, qui étaient postés à l’extérieur du comico, en tenues anti-émeute. L’un s’est pris une balle dans la gueule et l’autre à l’épaule. Le chef de la police se lamente : « Ils ne faisaient rien de spécial et on leur a tiré dessus pour la seule raison qu’ils sont policiers ». Pour une fois qu’un flic voit juste ! Et même les pacificateurs sociaux de gauche (les grands frères locaux) ne trouvent rien à y redire, certains ont même refusé de condamner cette attaque implacable.

Alors que les flics se mettaient à couvert, la panique éclata dans leur camp, et ils commencèrent à pointer leurs armes sur les manifestants. Cependant, personne d’autre n’a été blessé par balle. Les médias rapportent cependant trois arrestations durant la mêlée provoquée par les flics. Mais malgré une forte présence policière dans tout le secteur, et une chasse à l’homme aux moyens démesurés, le(s) tireur/se/s sont libres.
Leur liberté n’est que la deuxième étape de cette formidable humiliation de la police, la première étant de les tirer comme des lapins.

A Ferguson comme ailleurs, amour, rage et solidarité pour ceux qui ne baissent pas les yeux face à l’occupation policière de nos vies.

Pour une dent, la mâchoire.
ALL COPS ARE BASTARDS !

[Synthèse réalisée par non-fides à partir de diverses sources US, 13/03/2015.]

Note du CNE:

*Voir une liste de textes ici:

  1. http://lechatnoiremeutier.noblogs.org/?s=Mike+Brown
  2. http://www.lechatnoiremeutier.antifa-net.fr/?s=Mike+Brown

[Besançon] Véhicules et poubelles incendiés – 11 mars 2015

Feux de poubelles et de voitures à Besançon

Plusieurs incendies ont été allumés dans le secteur Ile de France, à Planoise, au cours de la nuit de mardi à mercredi. A 3 heures du matin, rue de Bruxelles ce sont tout d’abord des containers à poubelles qui ont été allumés. Puis trois quart d’heure plus tard, dans la même rue, c’est à un véhicule utilitaire que le feu a été communiqué. Deux autres voitures, stationnées à côté ont pâti du sinistre.

L’edst répugnant, 11/03/2015

[Mexique] Réponse de Carlos López à la ‘Gauche Révolutionnaire Internationaliste’

[Suite au texte d’Amélie et Fallon qui expliquait qu’elles ne voulaient pas être récupérées dans des événements de solidarité avec des gens et par des gens avec qui elles n’ont rien à voir, un groupe nommé la Gauche Révolutionnaire Internationaliste Buenaventura-Durruti a pondu une réponse totalement diffamatoire envers les deux compagnonnes. Ce texte n’est actuellement plus en ligne en français, mais nous avons quand même tenu à traduire la réponse de Carlos López].

3 mars,

À titre personnel je réponds à l’agression diffamatoire écrite qui a été faite contre mes compagnonnes d’affinité Fallon et Amélie.

Une chose qui caractérise l’internationalisme c’est la lutte contre l’idée de nation, ainsi que contre celle du pouvoir ou de l’autorité, en remettant en question la validité des frontières physiques et mentales que les gouvernements ont construits afin d’éviter l’entente fraternelle et libre entre les personnes nées à différents endroits géographiques.

Raison pour laquelle se permettre d’avancer que ces deux anarchistes sont venues dans cette région « pour vivre une expérience parmi les pauvres du tiers-monde après avoir abandonné leurs vies du Québec civilisé », me fait penser au mépris dont vous, gauchistes internationalistes, avez fait preuve envers des personnes étrangères qui ont décidé de mettre en pratique leur passion destructrice de l’État/Capital, qu’elles soient canadiennes, mexicaines, européennes ou de n’importe où.

Nous au moins nous ne cherchons pas la destruction partielle d’un seul État, car pris séparément ce ne sont que des tentacules du pouvoir mondial, ni d’unir les forces/capacités uniquement entre mexicains purs ou avec des révolutionnaires du tiers-monde. Nous voulons nous battre aux côtés de n’importe quelle personne libre, qu’elle soit née ici ou en Chine.

Mais, que pouvons-nous attendre de ceux qui crient sur tous les toits qu’ils appartiennent à « l’aile classiste du mouvement révolutionnaire mexicain », et accusent d’arrogance impérialiste et petite-bourgeoise celles qui font le choix de s’organiser à travers des affinités, ou de partager des moments de subversion avec ceux avec qui elles veulent ?
Bien entendu l’affinité n’est pas exclusive entre les libertaires/anarchistes, car elle peut se faire avec n’importe quel individu ou groupe qui s’identifie à la lutte pour la liberté totale, où plutôt que de chercher un « stade dans lequel personne ne sera plus emprisonné », l’on veut réduire en pièce toute construction carcérale physique ou mentale, avec tout ce que cela implique, ainsi que n’importe quelle institution autoritaire. Cela peut sembler utopique, mais je crois qu’il vaut mieux en finir avec la tiédeur des jolis mots et, loin d’idéaliser la réalisation de l’utopie, continuer avec la conflictualité permanente quotidienne du contexte social.

On ne conditionne pas la solidarité, car la solidarité se donne à travers des actes divers de soutien, et le fait de se positionner, ce qu’ont fait les compagnonnes, ne signifie pas conditionner la solidarité. Pas besoin de chercher midi à quatorze heures.

Si Fallon et Amélie ont décidé de rompre avec toute éventualité d’être mélangées avec ceux qui se revendiquent comme prisonniers politiques, et si elles ne sont pas d’accord lorsqu’elles sont désignées comme tel, on ne peut que respecter leur décision. Les insulter comme vous l’avez fait juste pour ça, c’est infâme et lâche, saloperies de rouges !

Nous nous basons toujours sur nos réalités, et le fait d’avoir une défense dans le cadre du procès juridique est plus que nécessaire, car vouloir et essayer de détruire le système juridique est une chose, et que nous l’ayons déjà fait en est une autre.

Pour nous il ne s’agit pas de « profiter » d’une défense juridique, encore moins que ce soit notre « médiation » avec l’État, comme vous le dites dans votre texte. Nous savons que le jeu juridique doit se mener entre personnes politiques, et notre avocat se charge de cela. Ce dernier, bien sûr, n’est pas une médiation mais un compagnon de lutte anticarcérale, qui ne se consacre pas à sortir des prisonniers politiques, mais à la solidarité avec des prisonniers, sans s’attacher au fait qu’ils soient politiques ou anarchistes. La preuve est qu’il a pris notre affaire, que nous soyons anarchistes insurrectionnalistes ou informels, sans toucher un seul centime.

Juste à titre informatif, dans ce texte diffamatoire, il est mentionné que nous avons le même avocat que Jaqueline et Bryan, ce qui est faux. Mais même si c’était le cas, pour moi ça ne changerait en rien la situation. Ça ne fait que montrer que vous parlez sans rien savoir.

Vous tombez dans la posture historique d’attaquer ceux qui n’acceptent pas vos méthodes caduques/anachroniques d’intervention, basées sur le verbiage politique, en les accusant « d’actes téméraires et inutiles ». Vous parlez de « gauches tiers-mondistes », pour nous n’importe quelle gauche, de parti ou révolutionnaire, nous éloigne beaucoup de ses prétentions. Vous parlez d’actions collectives basées sur le quantitatif, et nous savons que souvent par ces actions l’individualité et son action créatrice sont niées. Vous parlez de lutte de classes et du triomphe de la classe ouvrière, tandis que beaucoup d’entre nous ne sommes ni ouvriers ni classistes et que si nous soutenons n’importe quelle action libératrice c’est avec le regard fixé sur la liberté de la personne dans sa totalité, qu’elle soit ouvrière, paysanne, autonome ou comme elle voudra se désigner. C’est pour ça que nous préférons utiliser les termes de la guerre sociale, ce qui inclut plus de secteurs que juste la lutte ouvrière et de classes.

D’aucune manière je ne crois, au moins pour ce que vous dites, que l’insurrectionnalisme est condamné à l’échec, et en réalité nous ne sommes en compétition avec personne pour voir qui est plus révolutionnaire ou plus efficace dans la lutte contre le Capital. Mais la critique des méthodes choisies est nécessaire, tant sur la forme que sur le contenu, mais … je crois que ce que vous avez écrit n’a pas pour objectif d’échanger des idées, puisque vous ne vous êtes attaché qu’à insulter mes compagnonnes, et sachez que puisque vous insultez, nous savons aussi mordre.

La solidarité c’est la solidarité à travers sa diversité des formes, et sachez que moi je ne veux rien de gens comme vous.

Carlos López “Chivo”

Traduit de Abajo los muros-CNA México par Camotazo

[Berlin] Incendie d’un véhicule de police – 10 mars 2015

Pour Lambros: une voiture de flics incendiée

Vous avez perdu votre humanité en signant pour un métier dégueulasse.

Pour votre ordre merdique, vous assassinez partout pour la paix démocratique. Hautement préparés et armés jusqu’aux dents, vous pourchassez les gens en bâteau pneumatique jusqu’aux fins fonds de la méditerrannée pour les renvoyer avec des belles salutations « Made in EU ». Si cela ne suffit pas, vous démembrez les réfugiés et les répartissez dans des poubelles dans tout Athènes. Vos cararctéristiques fascistes inhérentes sont de plus en plus visibles aujourd’hui. La crainte d’être vus avec des trous-du-cul fascistes en public ne vous inquiète pas plus que ça, pas plus que d’exécuter un sans-abri sans défense devant les caméras. Lors des élections en Grèce, plus de la moitié des flics ont voté pour Aube Dorée dans la circonscription électorale d’Attique, ce qui n’est pas surprenant, comme l’implication dans l’ensemble des appareils répressifs du pouvoir avec leurs amis du NSU [1]. L’argument du mouton noir parmi eux ne tient pas pour nous. Derrière cela se trouve tout un système. Une domination des autorités, qui s’accrochent de toutes leurs forces à leur pouvoir et qui ne reculent devant rien.

30081000,32120771,dmFlashTeaserRes,Anschlag13Nous en avons assez de devoir lire quotidiennement de telles nouvelles, dans lesquelles vous êtes célébrés comme des héros d’une société en état de mort cérébrale. Mais vous devrez faire cette célébration sans nous. Laissez-nous vous dire une chose: nous vous pourchasserons tant que vous nous incarérerez et tuerez.

Nous prenons la responsabilité de la voiture de flics incendiée à la gare Lichtenberg [2]. Nous avons choisi la date comme geste minime contre l’oubli et en mémoire de Lambros Foundas, qui a été tué par les flics le 10 mars 2010 à Athènes.

Nous nous solidarisons avec la grève de la faim dans les prisons grecques, bien que nous estimons problématique le fait d’émettre des demandes à l’Etat, qui pourrait procurer l’illusion à celui-ci de le reconnaître comme partenaire de négociations.

PS: Nous saluons ceux qui ont brûlé une voiture de police à Exarchia le 6 février 2015 et ceux qui ont brisé le consensus pacifique d’une manifestation le 26 février [3].

Pour l’abolition de toutes les prisons !

Résistance et force à tous les grévistes de la faim dans les prisons grecques !

Pour l'(A)narchie !

Traduit de l’allemand, 10 mars 2015

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NdT:

[1] Pour « Nationalsozialistischer Untergrund »: groupuscule fasciste terroriste, qui a émergé dans années 90 en Allemagne. Leurs membres mèneront des attentats à la bombe dans les gares de Düsseldorf (2000) et Cologne (2004), seront impliqués dans de nombreux meurtres racistes entre 2000 et 2011, ciblant en grande partie des personnes d’origine turque .

[2] Par ailleurs, les flics précisent dans un communiqué que quatre véhicules ont été incendiés à la gare de Lichtenberg de Berlin aux alentours de 2h30 mardi matin. Outre le véhicule de police, trois autres voitures (une Nissan, une Honda, une Audi) appartenant à des cadres de la ‘Deutsche Bahn’ ont également été détruites par les flammes. La police a annoncé avoir ouvert une enquête et soupçonne la « mouvance autonome d’extrême-gauche ». Selon ses statistiques, la police lui attribut près de 1350 actes (incendies et dégradations), soit 310 de plus qu’en 2013. En outre, 47 véhicules de police ont été endommagés par des jets de pierres et de bouteilles de peinture.

[3] Le 26 février 2015, une manifestation gauchiste s’est tenue à Athènes, rassemblant quelques centaines de personnes déçues et/ou cherchant à mettre la pression sur le nouveau gouvernement de gauche de SYRIZA fraîchement élu. Un groupe d’une cinquantaine d’anarchistes a fait une brève intervention à la fin de la manif afin de rappeler leur rejet de tous les pouvoirs et du capital. Des voitures ont été détruites (certaines incendiées) et les flics ont été attaqués aux cocktails molotov tandis ques des barricades enflammées bloquaient les rues du quartier d’Exarchia.

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