Tag Archives: migrants à Calais

[Marseille] Ni prisons ni expulsions

Ces derniers temps, les expulsions se sont multipliées à Marseille, et une personne a été incarcérée aux Baumettes lors de l’une d’elles..

Ces derniers jours, un bureau de vente immobilière Vinci, situé boulevard de la Corderie, a eu toutes ses vitres éclatées. Vinci participe notamment à la construction de plusieurs prisons, et a construit récemment le mur anti-migrants et une partie du camp de containers à Calais, en plus de participer à la destruction d’une partie de la « jungle ».

Le cabinet d’architectes Tangram (rue Virgile Marron) a lui aussi reçu une visite hostile: des tags « ni gentrification, ni pacification » et « connards » ont été écrits sur la porte, tandis que la façade et les vitres ont été souillées à l’huile de vidange. Tangram Architectes est entre autres choses impliqué sur le chantier de construction d’un hôtel de luxe entre la Canebière et Noailles, projet qui vise selon divers responsables à « nettoyer et pacifier le quartier »…

Ceux qui veulent nous encager ont des noms et des adresses: pourrissons-les !

[Publié sur indymedia nantes, 9 novembre 2016]

[Besançon] Solidarité avec les sans-papiers expulsés de la « jungle » de calais

Ce mercredi 25 octobre à Besançon, un deuxième rassemblement s’est tenu place pasteur à 18h pour marquer notre solidarité avec les sans-papiers expulsés du camp de Calais.

Contrairement au rassemblement de la veille, un tract a cette fois-ci été distribué aux passant-es. Une banderole a été suspendue quelques heures plus tard à la périphérie de la ville, sur laquelle était marquée « Solidarité avec la jungle de Calais – No Border No Nation ».

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[Suisse & Allemagne] Actions de solidarité avec les migrants de Calais

[Suisse] Vinci pris pour cible à Berne et à Lucerne en solidarité avec les migrants de Calais

[Les attaques contre les filiales de Vinci ne sont pas détaillées dans le communiqué de revendication, mais un commentaire en bas de l’article mentionne que deux agences afiliée à ‘Vinci’ ont été souillées à la peinture à Berne]

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[Calais] Appel à représailles contre la politique concentrationnaire.

[Transmis par mail, 30 septembre 2016]

jungle_dans_les_gazC’est un point sombre sur la carte, plongé dans la brume des gaz lacrymogènes ou du temps pourri du Nord de la France. Y aller, pour quoi faire ? L’humanitaire vous répugne, la météo vous rebute et sur le terrain un rapport de force démesuré et défavorable condamne à l’impuissance. Pas si vite, voici une proposition à saisir depuis là où vous êtes.

Calais, rentrée 2016, sixième mort depuis juillet. On pourrait dérouler  la liste tragique sur toute l’année mais gageons que les  chiffres de l’été suffisent à poser l’ambiance. La plupart des  décès ont eu lieu sur la rocade dont la sécurisation est l’argument favori de la maire, pour confiner toujours plus fermement les exilé.e.s  sur une lande boueuse et exiguë. Pourtant le danger tient moins au  trafic routier qu’à la chasse à l’homme assidûment menée par les forces  de l’ordre. Quadrillée par 1300 flics, la ville est un terrain de jeu plus vrai que nature qu’il faut débarrasser des intrus. Traquer de jour comme  de nuit. Verrouiller le port et l’Eurotunnel à coups de matraque,  flashball et grenades. La préfecture ne lésine pas sur les moyens et dispose même de quelques blindés pour l’exotisme. Il y a longtemps que l’on n’a pas vu l’ombre d’un matricule sur le littoral. Les policiers  peuvent besogner tranquilles et quand bien même ils seraient identifiés,  ils n’ont pas à craindre pour leur carrière. Après tout, ils ne font que  leur boulot. Briser les os, gazer, inscrire la peur dans les chairs pour  dire « N’oublie pas ce que tu es, n’oublie pas où tu es, go back to the  jungle ». Et ça te passera l’envie de sortir.

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[Marseille] Incendie d’un véhicule de ‘GDF-Suez’ en solidarité avec les migrants de Calais

feuAu cours des dernières semaines, L’État et sa “bonne” armée ont intensifié leurs attaques contre nos ami.e.s à Calais, entre deux ratonnades fascistes. Mais ceux qui s’attaques aux réseaux libertaires doivent s’attendre à des réactions fortes.
Si les maisons construites à Calais se font détruire, nous détruisons l’infrastructure répressive, à Marseille comme n’importe où ailleurs.
En réponse aux destructions et aux attaques contre la Jungle de Calais, nous avons brûlé une camionnette de {Cofely – GDF Suez}, qui profite de la gestion des soi-disant “migrants” en participant à la construction de centres de rétention en France et en Italie, le vendredi 4 mars dans le quartier de Baille.

La lutte contre toutes les frontières, les États et la société d’exclusion et d’expulsion continuera.
Pour une vie solidaire.

H.i.H.i.H.i
(Hibouc Insomniaques à l’Humeur Internationaliste et à l’Humour Incandescent)

[Publié sur contrainfo, 19 mars 2016]

[Marseille] Une semaine d’actions de solidarité avec les migrants de Calais

Suite aux récentes expulsions à Calais, une semaine d’actions en solidarité avec la résistance dans la « Jungle » a eu lieu à Marseille. Nombre d’individuEs et groupes ont contribué de façon anonyme aux diverses actions contenues dans ce communiqué. Toutes les cibles choisies collaborent dans la répression, l’assujettissement et la déportation de personnes migrantes et/ou sans papiers, à Calais ou ailleurs.
Ci-dessous la liste des actions telles qu’elles ont été communiquées par les personnes concernées:

* 500 autocollants dont “non aux expulsions- solidarité avec la résistance à calais”, “Migrants bienvenus – ramène tes potes”, “collabo – solidarité avec les sans papiers à Calais”, ainsi que divers autres en français et en anglais, distribués à travers la ville.

* Plusieurs petites actions ont eu lieu le dimanche 6 mars :
Des affiches du FN ont été détruites et des slogans pro-migration ont été tagué sur un mur à côté.
Les pneus d’un véhicule appartenant à Orange Telecom (en lien avec l’État) ont été crevés.
“Collabos aux expulsions” tagué sur 3 boîtes aux lettres de La Poste.
Un distributeur de liquide et une caméra de sécurité ont été saboté avec de la peinture à la banque BNP Paribas sur l’avenue de la Corderie – “collabo” tagué à côté du distributeur.
Le bâtiment de La Poste également tagué “collabo aux expulsions”.

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* 200 affiches collées autour de Noailles, la Belle de Mai et National (1er et 3ème) avec quatre affiches différentes : “Solidarité avec les sans papiers à calais”, “Solidarité avec la résistance à calais” et “Solidarité avec les grèves de la faim à calais” (le dernière en français et anglais)

* Mercredi 9 mars tôt le matin :
Lâché de banderole disant “Solidarité avec la résistance à Calais – personne est illégal-e”.
Des slogans tagués : ” pas de papiers pas d’expulsions” ” brûle les frontières, brûle l’état” ” pas de frontières – pas d’état – pas de problèmes!” “Vinci collabo des expulsions” “non aux expulsions”

* Jeudi 10 mars à 4h30 : bâtiment de la Croix Rouge, rue Baille, 5e arrondissement. Des fenêtres explosées avec des pierres et serrures sabotées. Contre les collaborateurs ‘humanitaires’ et leurs tentatives d’adoucir la violence des frontières. Il n’y a pas d’expulsions paisible.

* Deux distributeurs des collabo LCL ont été mis hors service.
Une voiture de la métropole saboté et “calais” peint sur le toit.

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* Des tagues contre six bâtiments du Groupe SOS dans le 1er, 3e et 7e : au 200 et 357 bvd national, 3 bvd grigou, 2 rue grigan (serrures également cassées), 24a rue fort notre-dame, 1 bvd charles livron.
Egalement deux bureaux de poste : 184 bvd national et place bernard de cabinet.
“collabo aux expulsions” et “solidarité avec les sans papiers à calais” et “solidarité avec la résistance à calais”

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7* La nuit du jeudi 10 : tagues et bombes de peinture contre 3 bâtiments de la Croix Rouge autour du boulevard Chave dans le 5e arrondissement (un magasin de charité et les bureaux). Les messages peints : “Solidarité avec Calais” et “Collabo aux expulsions”.

* Un groupe d’entre nous a décidé de faire une banderole disant “A bas toutes les frontières – Solidarité avec la résistance contre l’expulsion à Calais” en français, arabe et anglais. Nous avons pris une photo avec quelques amiEs tenant la banderole, comme geste simple pour celleux qui luttent à Calais. Ça a eu lieu vendredi.

[Publié sur contrainfo, 16 mars 2016]

[Calais] Qui expulse les migrants aux côtés des flics ? [+ infos sur la 1ere journée d’affrontements]

Ccaik6_XIAEaqY9Ils sont arrivés ce lundi matin à 7h et ont donné une heure aux migrants pour partir. 50 fourgons de CRS. 20 ouvriers d’une entreprise de BTP spécialisée dans la démolition [voir détails ci-dessous]. Quelques bulldozers. Un canon à eau. Pour détruire les logements de 100-200 personnes, dans un coin de la jungle. Les gens se sont affrontés aux flics avec des pierres face à un nombre incalculable de tirs de lacrymo. Des incendies ont été allumés dans plusieurs parties de la zone d’expulsion. Le premier incendie a été provoqué par un tir de grenade lacrymogène, les autres par des actes de résistance des résidents.

Les démolisseurs sont partis vers 17h et on s’attend à ce qu’ils reviennent demain [mardi]. Les autorités espère que cette démonstration de force persuadera davantage de personnes à fuir et à partir de la zone vidée.

Ce lundi, le blog Calais Migrant Solidarity a dévoilé dans un article le nom de deux entreprises activement impliquées dans cette énorme opération d’expulsion : il s’agit donc de l’entreprise ‘Baudelet Environnement’ et de l’organisation humanitaire ‘Groupe SOS Solidarités’. Voici les endroits où l’on peut les trouver, ainsi que leurs coordonnées respectifs :

  • BaudeletEnvBaudelet Environnement
    – Centre externe de Calais :
    191, rue Marcel Doret – 62100 CALAIS
    Tél : 03 21 96 56 31
    – Centre externe de Croix :
    49, rue Augustin Telliez – 59170 CROIX
    Tél : 03 20 26 93 20
    – Centre externe d’Hazebrouck :
    76, rue du Moulin – 59190 HAZEBROUCK
    Tél : 03 28 48 60 33
    – Centre externe de Santes :
    Port Fluvial – Avenue N°2 – 59211 SANTES
    Tél : 03 20 37 60 91
    – Centre externe de Dunkerque :
    271, rue du Meunynck – 59140 DUNKERQUE
    Tél : 03 28 60 35 18
    – Centre externe de Bailleul :
    Av. – ZI de la Blanche Maison – 59270 BAILLEUL
    Tél : 03 28 49 15 37

Siège : Lieu-dit «Les Prairies» – 59173 BLARINGHEM

Tél. 03 28 43 92 20 – Fax. 03 28 43 25 25

  • Jean-Christophe-PAILLE-2015-03-13 GroupeSOSGROUPE SOS Solidarités
    Directeur Général : Jean-Christophe PAILLE [cf photo]
    102C rue Amelot
    75011 PARIS
    Tél. : 01 58 30 55 13
    jean-christophe.paille@ groupe-sos.org

[Traduit librement de rabble et complété par LCNE]

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D’autres noms d’institutions qui collaborent à la machine à expulser…

Des hommes à la place des bulldozers. C’est la méthode du ministre de l’Intérieur pour mener à bien son objectif : le démantèlement du plus grand bidonville de France. Ainsi, vendredi 25/02, dès 8 h, une trentaine de maraudeurs sociaux de SOS, d’Audasse, de l’OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration), de OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) et de la Direction départementale de la cohésion sociale (DDSC) ont parcouru les ruelles boueuses de la zone sud de la « jungle » pour persuader les migrants de monter à bord d’un bus qui les conduira vers un centre d’accueil et d’orientation (CAO) (*) dans l’ouest de la France. Il y en a 102 actuellement. […]

La préf’ précise que ces hommes de main des flics ont reçu des coups durant cette journée, se faisant cracher dessus et insultés, et récoltant quelques tags et se faisant arracher leurs gilets….

La voix du nord, 26/02/2016

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Les opérations de démantèlement de la moitié sud de la « jungle » de Calais se sont déroulées ce lundi dans une ambiance très tendue. Des affrontements ont opposé un groupe composé de migrants et d’activistes aux CRS, chargés de sécuriser les démolitions. Au moins une dizaine d’abris ont été détruits par des incendies volontaires. Quatre personnes ont été interpellées et cinq CRS ont été blessés. Les opérations de démolition ont dû cesser aux alentours de 17 h.
Dans la matinée, peu après l’arrivée des forces de l’ordre et des ouvriers de la société de démolition, quelques migrants et militants se sont postés sur les toits des cabanes, pour protester contre leur destructions. « Je refuse de quitter mon logement, explique un Iranien sur le pas de sa porte. Je vais fermer la porte à clé, et s’ils m’obligent à partir, je mettrai le feu ! »

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En milieu d’après-midi, un incendie, dont l’origine est pour l’instant inconnue, a détruit deux abris et une caravane. Le feu a été maîtrisé par les CRS. Un face à face s’est installé entre un groupe de plus de 200 personnes, composé de migrants et d’associatifs, et les forces de l’ordre, qui ont établi un barrage pour permettre aux ouvriers de démolir les cabanes. Un cinquantaine de personnes ont alors formé brièvement un sit-in, pour protester contre ces démolitions.
Peu de temps après, un autre abri a été incendié, volontairement, par des migrants. Attisées par des rafales de vent, les flammes se sont propagées à d’autres cabanes attenantes. Alors que les CRS étaient en train d’éteindre le feu, qui a détruit une dizaine de cabanes, migrants et activistes, cachés entre les abris, leur ont lancé des projectiles, dont des pierres et des casseroles. Les CRS ont chargé à plusieurs reprises, avec canon à eau et gaz lacrymogènes, pour les éloigner des incendies et de la zone en train d’être démantelée, sur laquelle sont entrés en action des bulldozers.

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Aux alentours de 17 h, un nouveau feu a été allumé dans un abri. Les flammes se sont propagées à une dizaine de cabanes. Une épaisse colonne de fumée noire s’est alors élevée au-dessus du camp, et des explosions, dues à la présence de bonbonnes de gaz dans les abris, ont été entendues.
Face à une situation extrêmement tendue, et les CRS ne pouvant plus intervenir sans recevoir des projectiles, les travaux de démolition des abris de la « jungle » ont été interrompus vers 17 h.
Selon le directeur de cabinet de la préfecture du Pas-de-Calais, Étienne Desplanques, les forces de l’ordre ont procédé ce lundi à quatre interpellations : une militante dans la matinée, virulente à l’arrivée des forces de l’ordre, et deux autres dans l’après-midi, vues en train de jeter des pierres vers les CRS et de mettre le feu à une cabane. Un migrant a par ailleurs été interpellé pour des jets de projectiles. Par ailleurs, cinq CRS ont été contusionnés au cours des affrontements.
Les CRS ont quitté l’intérieur de la « jungle » un peu avant 18 h, sous les gestes provocants de migrants et d’activistes. La préfecture du Pas-de-Calais a par ailleurs indiqué qu’une surface de 5 000 m² avait été évacuée de ses cabanes ce lundi, et que les opérations de démolition reprendraient ce mardi, sans pour autant indiquer un horaire précis.
affrontements2902CalaisEn toute fin de journée, près de 150 migrants sont montés sur la rocade portuaire, qui surplombe la « jungle ». Ils ont perturbé la circulation pendant une heure, certains avec des barres de fer, en jonchant la chaussée de débris, bloquant les véhicules en partance pour l’Angleterre. Les forces de l’ordre les en ont délogés peu avant 20 h.

Voix du nord, 29/02/2016

[Londres, Angleterre] Le petit raout de l’ambassade de France perturbé en solidarité avec les migrants – 23 février 2016

shoreditch-bannerHier soir (23 février), en réponse à l’appel à la solidarité internationale avec la jungle de Calais confrontée à une expulsion, 30 à 40 personnes se sont rendues dans un dîner de l’élite organisé par l’ambassadrice de France. La réception se déroulait dans le club privé “Shoreditch House”, situé au coeur de l’est branché de Londres, afin de lancer la « France Créative« , une campagne de promotion de caméras de surveillance hi-tech, robots et autres gadgets.

L’événement devait commencer à 18h30. Vers 18h45, la plupart des contestataires ont pénétré dans les lieux par l’entrée principale, tandis que d’autres sont rentrés par une porte de côté. Les vigiles ont réagit avec retard et une échauffourée s’est produite dans la zone du bar, tandis que d’autres sont parvenus à se rendre au 5e étage où se déroulait ce raout. Des ordures ont été jetées dans la zone de lobbying. Des fumigènes ont été allumés, déclenchant les alarmes incendie et provoquant l’évacuation partielle de l’immeuble.

Après les bagarres initiales, la plupart des perturbateurs sont ressortis, bloquant les portes avec des banderoles et diffant des tracts aux passants, dont aux employés de cuisine qui avaient été évacués. La police a bloqué les rues alentours et appelé les anti-émeute pour dégager le rassemblement. Au moment de son arrivée, tout le monde avait disparu sans arrestations ni blessés.

En tout, cette réception a été interrompue près de 45 minutes. Un article d’un média dominant a précisé que l’ambassadrice de France était à l’intérieur de l’immeuble mais en était vite ressortie.

… En tout cas, que la manif de la nuit dernière soit juste un petit début d’une campagne de solidarité sans-frontières pour mettre la pression sur l’Etat français et ses collaborateurs dans plusieurs directions, et faire que les attaques contre les migrants ne passent pas inaperçues et ne restent pas sans réponse.

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[Extrait traduit de l’anglais de Rabble par brèves du désordre, February 24, 2016]

[Calais] Blocage de rocade et affrontements avec les flics juste après l’ultimatum de la préf’ – 20 janvier 2016

Calais : un ultimatum lancé aux migrants pour évacuer une partie de la « jungle »

Parallèlement à ce déménagement forcé, les autorités ont créé un camp en dur de conteneurs chauffés, baptisé le Centre d’accueil provisoire (CAP).

Un arrêté préfectoral a été affiché mardi dans la partie de la « jungle » de Calais qui doit devenir une bande de 100 mètres déboisée, donnant un délai de 24 heures aux derniers « commerces » pour quitter cette zone, a indiqué mercredi la préfecture du Pas-de-Calais. « Il est fait commandement aux occupants sans droit ni titre du site dit de La Lande à Calais de quitter et libérer de toutes personnes et de tous biens l’emprise correspondant à une bande de 100 mètres de largeur (…), et ce, au plus tard dans un délai de 24 heures à compter de la publication » du texte, peut-on lire dans cet arrêté transmis et daté du 19 janvier.

« Passé ce délai, à défaut d’avoir quitté les lieux, il sera procédé à l’évacuation (…), si nécessaire avec le concours de la force publique », peut-on également lire. L’arrêté ayant été affiché dans le camp mardi en début d’après-midi, le délai pour l’évacuation expire donc ce mercredi vers 13-14 heures, mais cela ne signifie pas que les forces de l’ordre interviendront immédiatement pour éloigner les récalcitrants, selon une source en contact avec les autorités. D’autant que, selon des correspondants de l’AFP présents sur place, il restait mercredi une petite dizaine de commerces (épiceries, cantines) qui n’avaient pas encore quitté la bande de 100 mètres. Ces commerces seraient au nombre de six, d’après une source bien informée.

4 000 migrants

Tous les migrants qui vivaient sous des tentes plantées dans cette zone ont d’ores et déjà quitté les lieux. Des travaux de défrichement ont débuté lundi dans le calme dans deux secteurs du camp de migrants de Calais. Avec cette zone défrichée à l’aide de bulldozers, les autorités souhaitent empêcher les intrusions sur la rocade portuaire, où des migrants, masqués par la végétation, tentent de monter à bord des camions embarquant pour Douvres. Il s’agit aussi de protéger les riverains et les migrants des risques d’accident. Parallèlement à ce déménagement, les autorités ont créé un camp en dur de conteneurs chauffés, baptisé le Centre d’accueil provisoire (CAP).

Dans la nuit de mardi à mercredi, « 405 personnes y ont été hébergées et il y a 465 personnes inscrites pour la nuit prochaine », a fait savoir la préfecture. Il est prévu que, d’ici fin janvier, le CAP puisse accueillir jusqu’à 1 500 migrants. Environ 4 000 migrants, venus majoritairement d’Afrique de l’Est, du Moyen-Orient et d’Afghanistan, vivent dans la « jungle » de Calais, considérée comme le plus grand bidonville de France, dans l’espoir d’atteindre l’Angleterre, considérée par eux comme un eldorado.

lepoint.fr via afp, 20/01/2016 à 11h42

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Calais : heurts entre migrants et policiers

Des incidents ont éclaté mardi soir sur la rocade portuaire de Calais (Pas-de-Calais). Ils ont opposé plusieurs centaines de migrants aux forces de l’ordre, qui ont dû faire usage de gaz lacrymogène pour rétablir le calme.

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Pendant près d’une heure, un important dispositif policier a tenté de contenir entre 200 à 300 migrants, qui ont mis le feu sur la chaussée avec des détritus et de la végétation dans le but de freiner le trafic.

Alors qu’un épais nuage de fumée était visible sur plusieurs centaines de mètres en provenance de l’entrée de la «Jungle» (un bidonville où se trouvent des migrants) en raison des gaz lacrymogènes, la chaussée a finalement été dégagée et les migrants ont été repoussés vers 22 heures.

Ces incidents surviennent après que la préfecture du Pas-de-Calais a fixé aux derniers migrants, par mesure de sécurité, un ultimatum qui expirait en début d’après-midi pour quitter une bande de 100m déboisée de la «Jungle» le long de la rocade. En instaurant cette bande de 100m, les autorités souhaitent empêcher les intrusions sur la rocade portuaire. Des migrants, dissimulés par la végétation, tentent en effet de monter à bord des camions embarquant pour Douvres (Royaume-Uni). Le dispositif sert aussi à protéger les riverains et les migrants des risques d’accident. Les incidents de mercredi soir sont les plus importants depuis la mise en place de cette bande de 100 mètres.

Des centaines de migrants souhaitant rejoindre la Grande-Bretagne, qu’ils considèrent comme un eldorado, tentent régulièrement de ralentir le trafic routier afin de pouvoir monter dans des camions où ils se cachent. La très forte présence policière ne les empêche pas de renouveler leur geste. Au moins 4 000, venant principalement d’Afrique de l’Est, du Moyen-Orient et d’Afghanistan, vivent dans le bidonville dans des conditions très précaires.

leparisien.fr, 21/06/2016

[Calais] Des engins de chantier du nouveau camp pour sans-papiers incendiés – 16 janvier 2016

Deux véhicules de chantier du nouveau camp pour migrants (d’une capacité de 1500 places, géré par l’association humanitaire ‘La vie active’) ont été incendiés dans la nuit de vendredi à samedi 16 janvier.

Selon l’association, « les gardiens de sécurité ont vu les coupables et vous pouvez voir sur l’un des containers à gauche une de leurs signatures ». Des tags contre les frontières et « ceci est une prison » ont été laissés sur place alors que les flammes ravageaient les deux engins de chantier.

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[Partiellement traduit de rabble]

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« Jungle » de Calais : deux véhicules de chantiers incendiés à proximité du nouveau camp « en dur »

Deux véhicules de chantier de la société Sogéa ont été incendiés et détruits la nuit dernière à proximité du nouveau centre d’accueil provisoire ouvert en début de semaine dans la « Jungle » de Calais.

Deux véhicules de chantier ont été incendiés la nuit dernière à Calais, dans la « Zone des Dunes », à proximité du nouveau camp de migrants « en dur », ouvert lundi dernier, a révélé ce samedi La Voix du Nord.

Selon la préfecture du Pas-de-Calais, les sapeurs-pompiers ont été alertés vers 0h50. Les deux engins détruits appartenaient à la société Sogéa qui a effectué l’installation des containers qui doivent abriter dans de meilleures conditions les migrants qui stationnent dans la « Jungle » de Calais. Des containers ont également été « tagués ». Les tags portaient des revendications et des inscriptions telles « Fuck Cameron », le Premier ministre britannique, ou encore « Fuck government ». Les incendies sur les engins de chantier ont très vraisemblablement servi à faire « diversion » afin que d’autres individus puissent accéder aux conteneurs pour les taguer, a expliqué le sous-préfet de permanence, Régis Elbez. « A ce stade de l’enquête, nous n’avons pas encore les éléments permettant de procéder à des interpellations« , a rapporté le sous-préfet. De source policière, les soupçons se portent sur des activistes No Border qui militent pour l’abolition des frontières.

Ce nouveau centre d’accueil provisoire (CAP) peut accueillir jusqu’à 1 500 migrants. Dans ce camp « en dur » clos par un grillage, les personnes hébergées peuvent entrer librement, jour et nuit. Pour s’identifier, elles ont chacune un code d’accès et doivent se prêter à une analyse morphologique 3D de la main. Ce système d’identification suscite une certaine méfiance parmi les migrants et certaines associations et militants qui les défendent, car ils craignent d’être fichés. Mais selon une source policière, ce système d’identification ne serait pas encore opérationnel. Selon un décompte de la préfecture vendredi en fin de journée, il y avait 173 personnes hébergées dans cette nouvelle structure jeudi soir, et 250 inscrits pour vendredi.

[france3 nord-pas de calais, 16/01/2016 à 19h40]