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[Calais] Qui expulse les migrants aux côtés des flics ? [+ infos sur la 1ere journée d’affrontements]

Ccaik6_XIAEaqY9Ils sont arrivés ce lundi matin à 7h et ont donné une heure aux migrants pour partir. 50 fourgons de CRS. 20 ouvriers d’une entreprise de BTP spécialisée dans la démolition [voir détails ci-dessous]. Quelques bulldozers. Un canon à eau. Pour détruire les logements de 100-200 personnes, dans un coin de la jungle. Les gens se sont affrontés aux flics avec des pierres face à un nombre incalculable de tirs de lacrymo. Des incendies ont été allumés dans plusieurs parties de la zone d’expulsion. Le premier incendie a été provoqué par un tir de grenade lacrymogène, les autres par des actes de résistance des résidents.

Les démolisseurs sont partis vers 17h et on s’attend à ce qu’ils reviennent demain [mardi]. Les autorités espère que cette démonstration de force persuadera davantage de personnes à fuir et à partir de la zone vidée.

Ce lundi, le blog Calais Migrant Solidarity a dévoilé dans un article le nom de deux entreprises activement impliquées dans cette énorme opération d’expulsion : il s’agit donc de l’entreprise ‘Baudelet Environnement’ et de l’organisation humanitaire ‘Groupe SOS Solidarités’. Voici les endroits où l’on peut les trouver, ainsi que leurs coordonnées respectifs :

  • BaudeletEnvBaudelet Environnement
    – Centre externe de Calais :
    191, rue Marcel Doret – 62100 CALAIS
    Tél : 03 21 96 56 31
    – Centre externe de Croix :
    49, rue Augustin Telliez – 59170 CROIX
    Tél : 03 20 26 93 20
    – Centre externe d’Hazebrouck :
    76, rue du Moulin – 59190 HAZEBROUCK
    Tél : 03 28 48 60 33
    – Centre externe de Santes :
    Port Fluvial – Avenue N°2 – 59211 SANTES
    Tél : 03 20 37 60 91
    – Centre externe de Dunkerque :
    271, rue du Meunynck – 59140 DUNKERQUE
    Tél : 03 28 60 35 18
    – Centre externe de Bailleul :
    Av. – ZI de la Blanche Maison – 59270 BAILLEUL
    Tél : 03 28 49 15 37

Siège : Lieu-dit «Les Prairies» – 59173 BLARINGHEM

Tél. 03 28 43 92 20 – Fax. 03 28 43 25 25

  • Jean-Christophe-PAILLE-2015-03-13 GroupeSOSGROUPE SOS Solidarités
    Directeur Général : Jean-Christophe PAILLE [cf photo]
    102C rue Amelot
    75011 PARIS
    Tél. : 01 58 30 55 13
    jean-christophe.paille@ groupe-sos.org

[Traduit librement de rabble et complété par LCNE]

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D’autres noms d’institutions qui collaborent à la machine à expulser…

Des hommes à la place des bulldozers. C’est la méthode du ministre de l’Intérieur pour mener à bien son objectif : le démantèlement du plus grand bidonville de France. Ainsi, vendredi 25/02, dès 8 h, une trentaine de maraudeurs sociaux de SOS, d’Audasse, de l’OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration), de OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) et de la Direction départementale de la cohésion sociale (DDSC) ont parcouru les ruelles boueuses de la zone sud de la « jungle » pour persuader les migrants de monter à bord d’un bus qui les conduira vers un centre d’accueil et d’orientation (CAO) (*) dans l’ouest de la France. Il y en a 102 actuellement. […]

La préf’ précise que ces hommes de main des flics ont reçu des coups durant cette journée, se faisant cracher dessus et insultés, et récoltant quelques tags et se faisant arracher leurs gilets….

La voix du nord, 26/02/2016

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Les opérations de démantèlement de la moitié sud de la « jungle » de Calais se sont déroulées ce lundi dans une ambiance très tendue. Des affrontements ont opposé un groupe composé de migrants et d’activistes aux CRS, chargés de sécuriser les démolitions. Au moins une dizaine d’abris ont été détruits par des incendies volontaires. Quatre personnes ont été interpellées et cinq CRS ont été blessés. Les opérations de démolition ont dû cesser aux alentours de 17 h.
Dans la matinée, peu après l’arrivée des forces de l’ordre et des ouvriers de la société de démolition, quelques migrants et militants se sont postés sur les toits des cabanes, pour protester contre leur destructions. « Je refuse de quitter mon logement, explique un Iranien sur le pas de sa porte. Je vais fermer la porte à clé, et s’ils m’obligent à partir, je mettrai le feu ! »

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En milieu d’après-midi, un incendie, dont l’origine est pour l’instant inconnue, a détruit deux abris et une caravane. Le feu a été maîtrisé par les CRS. Un face à face s’est installé entre un groupe de plus de 200 personnes, composé de migrants et d’associatifs, et les forces de l’ordre, qui ont établi un barrage pour permettre aux ouvriers de démolir les cabanes. Un cinquantaine de personnes ont alors formé brièvement un sit-in, pour protester contre ces démolitions.
Peu de temps après, un autre abri a été incendié, volontairement, par des migrants. Attisées par des rafales de vent, les flammes se sont propagées à d’autres cabanes attenantes. Alors que les CRS étaient en train d’éteindre le feu, qui a détruit une dizaine de cabanes, migrants et activistes, cachés entre les abris, leur ont lancé des projectiles, dont des pierres et des casseroles. Les CRS ont chargé à plusieurs reprises, avec canon à eau et gaz lacrymogènes, pour les éloigner des incendies et de la zone en train d’être démantelée, sur laquelle sont entrés en action des bulldozers.

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Aux alentours de 17 h, un nouveau feu a été allumé dans un abri. Les flammes se sont propagées à une dizaine de cabanes. Une épaisse colonne de fumée noire s’est alors élevée au-dessus du camp, et des explosions, dues à la présence de bonbonnes de gaz dans les abris, ont été entendues.
Face à une situation extrêmement tendue, et les CRS ne pouvant plus intervenir sans recevoir des projectiles, les travaux de démolition des abris de la « jungle » ont été interrompus vers 17 h.
Selon le directeur de cabinet de la préfecture du Pas-de-Calais, Étienne Desplanques, les forces de l’ordre ont procédé ce lundi à quatre interpellations : une militante dans la matinée, virulente à l’arrivée des forces de l’ordre, et deux autres dans l’après-midi, vues en train de jeter des pierres vers les CRS et de mettre le feu à une cabane. Un migrant a par ailleurs été interpellé pour des jets de projectiles. Par ailleurs, cinq CRS ont été contusionnés au cours des affrontements.
Les CRS ont quitté l’intérieur de la « jungle » un peu avant 18 h, sous les gestes provocants de migrants et d’activistes. La préfecture du Pas-de-Calais a par ailleurs indiqué qu’une surface de 5 000 m² avait été évacuée de ses cabanes ce lundi, et que les opérations de démolition reprendraient ce mardi, sans pour autant indiquer un horaire précis.
affrontements2902CalaisEn toute fin de journée, près de 150 migrants sont montés sur la rocade portuaire, qui surplombe la « jungle ». Ils ont perturbé la circulation pendant une heure, certains avec des barres de fer, en jonchant la chaussée de débris, bloquant les véhicules en partance pour l’Angleterre. Les forces de l’ordre les en ont délogés peu avant 20 h.

Voix du nord, 29/02/2016

[Allemagne] Quelques brèves d’agitation à Münich

La machine à trier et à expulser en prend plein la gueule – 6 novembre 2015

Puisque jusqu’à maintenant je n’ai vu nulle part quelque chose à ce sujet, je témoigne donc que l’administration münichoise pour le logement et la migration a de toute évidence été la cible une nouvelle fois d’une attaque. Ainsi, le bâtiment en verre est en ce moment décoré de traces de peinture noire, et apparemment, quelques vitres ont aussi été détruites. Cette institution, dans laquelle se trouve aussi une aide au retour pour les réfugiés, a souvent été la cible d’attaques dans les mois et années passées, et déjà attaquée plusieurs fois avec des pierres, de la peinture, du feu et de la colle.

Traduit de l’allemand de chronik, 6 November 2015

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Un collabo du nouveau centre judiciaire perd ses vitres

153568Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 2015, les bureaux de « Behringer Ingenieure » au Tizianstraße 50 à Münich ont été attaqués avec des pierres. Les « Behringer Ingenieure » s’impliquaient en tant qu’expert concernant l’appel d’offres pour la réalisation du nouveau centre judiciaire.

Traduit de l’allemand de linksunten.indymedia.org, 12 November 2015

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Balade contre la construction du nouveau centre judiciaire

Il y a quelques jours, une petite manif en ordre dispersée a traversé le quartier d’habitations de ‘Neuhausen’ à Münich et a attiré l’attention – par des tracts lancés, des flyers, des autocs, des affiches placardées, une banderole et des tags – sur la responsabilité de certains « services » à l’égard de la restructuration générale de la ville et de la rénovation du quartier, le lien étroit qui existent avec la justice, la punition, le contrôle social et la construction du nouveau centre judiciaire.

Ici le flyer qui a été distribué et collé pendant la balade [Y sont évoqués notamment le commencement des travaux, ainsi que les noms et adresses des différentes boîtes et entreprises qui s’impliquent dans ce projet répressif].

Traduit de contrainfo, 11 November 2015

[Londres, Angleterre] « Fuck Parade » contre l’embourgeoisement à Shoreditch – 26 septembre 2015

Samedi 26 septembre, une manif contre l’embourgeoisement de l’est de Londres appelée « Fuck Parade » a réuni plusieurs centaines de personnes. A l’initiative entre autre du groupe anarchiste « Class War » [1], les participants étaient la plupart équipés de torches et de masques de cochons pour symboliser les promoteurs et autres bourgeois qui investissent le quartier. Une mascotte de carnaval représentant un flic-hypster a été crâmée à la fin de la marche.

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Mais au-delà du symbolique, un commerce pour hipsters et bobos, le « Cereal Killer Cafe » s’est fait trasher sa façade avec de la peinture rouge. En gros a été inscrit le mot « Scum » [déchet]. Les flics ont très vite été appelés par les deux proprios hipsters pour protéger leur local. Ces deux-là se sont dits « terrifiés pour leurs vies ». On voit sur des vidéos plusieurs personnes se faire interpeller. Plus loin sur ‘Brick Lane’, plusieurs commerces ont aussi été attaqués. Le promoteur et agent immobilier ‘Marsh&Parsons’ a aussi eu sa façade vitrée étoilée.

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Vu de l'intérieur du café de bobos et d'hipsters

Vu de l’intérieur du café de bobos et d’hipsters

Une dame de 55 ans, qui a été interviewée par la presse britannique, a expliqué avoir rejoint cette marche car elle a été expulsée de son logement qu’elle occupait depuis 7 ans. Le loyer avait doublé de son prix l’année dernière. Ca faisait 17 ans qu’elle vivait à Shoreditch et comprenait parfaitement qu’en plus des proprios, on s’en prenne aux promoteurs, aux architectes, aux hipsters, etc…Elle n’a pas manqué de fustiger le nettoyage social qui gagne de plus en plus les différents quartiers de Londres.

[Reformulé de la presse anglaise, 27&28/09/2015]

"Nous devons dévaster les avenues où vivent les riches - Lucy Parsons (1853-1942)"

[1] Les rares articles de la presse française au sujet de cette manif parlent tous sans exception d’un « parti anarchiste » concernant le groupe ‘Class War’. Venant de la part de ces gens-là, qui ne peuvent concevoir d’autres formes que la représentation politique et la délégation, on ne sera évidemment pas étonnés… Mais quant à leurs traductions des articles de presse de l’anglais, c’est un autre problème…

Par ailleurs, ce même groupe anarchiste est pointé du doigt par les partis et organisations d’extrême-gauche depuis quelques temps: entre autre pour leur volonté commune « de se confronter violemmement à la police ». Ces mêmes gauchistes balancent leurs sempiternels refrains de soit-disant infiltration policière à l’intérieur du groupe pour discréditer toute volonté de révolte contre l’oppression et la domination. A la suite de la manif de samedi, les flics le soupçonnent à travers la presse d’être à l’origine des destructions de commerces et d’agences immobilières sur ‘Brick Lane’.

Le dimanche qui a suivi cette manif, le groupe a manifesté devant un nouveau musée: le « London’s Jack the Ripper museum » pour protester contre ce “misogynist freak show”. Inauguré il y a peu dans l’est londonien, ce musée constitue une « nouvelle attraction touristique qui glorifie la violence sexuelle et constitue un énième chapitre dans l’histoire du « nettoyage social et de la colonisation par l’internationale des riches ». ‘Scotland Yard’ a rapporté qu’un flic avait été blessé après avoir reçu une bouteille sur la tête lors de ce rasemblement.

[Münich, Allemagne] Nouvelles d’agitation et de désordre contre le nouveau centre judiciaire (et pas que)

Début juin
L’agence d’Euro Pro-Life à Westend est attaquée à coups de pierres. Ces intégristes chrétiens sont des opposants à l’avortement qui organisent chaque année la marche « 1000 croix ». Bref, ce sont des fanatiques religieux qui prêchent la soumission à Dieu et veulent l’imposer. Chaque religion (et leur église) a trop souvent joué le rôle de mainmise sur les luttes révolutionnaires et appelé au calme dans des moments de révoltes et par cela soutenu le renforcement de la domination.
Comment peut-on penser librement à l’ombre d’une église, d’une mosquée, d’une synagogue, d’un temple… ?

03.06
Le moyen le plus simple pour reprendre sa dignité ! Gants – Foulards – Pierres – Les bons amis ! Lors d’une fête, une voiture de flics est attaquée et rendue inutilisable !

07.06
Durant les jours d’occupation policière pour le sommet du G7, un fourgon de police a failli être incendié, mais malheureusement l’allume-feux qui brûle sous le pneu avant est détecté trop tôt. Peu de temps après, un jeune de 19 ans est arrêté sous prétexte est de nouveau relâché. Une affiche apparue va à l’essentiel : « Chaque voiture de police qui est saboté signifie une patrouille en moins pour poursuivre nos potes la nuit, chaque fourgon de civil en moins qui guette dans l’ombre de pouvoir nous frapper… Aucune déclaration ! Aucun témoin ! Nous ne parlons pas aux flics ! »

08.06
Sept containers à poubelles brûlent à l’extrémité ouest de la ville, et provoquent un petit peu de bordel et de panique au comico. Un petit peu de perte de contrôle pour ces chiens du capital !

22.06
Contre PEGIDA ; barricades et chaos ! Comme ce lundi où près de 20 personnes masquées montent des barricades avec des clôtures de chantiers, leur lancent des pierres et prennent la fuite avec succès !

25.06
A Marienplatz, ça brûle dans l’axe et le transport est à l’arrêt. Ce qui veut dire : la consommation dans le centre-ville est interrompue, les obligations de base pour la ponctualité désuètes. Bref : une possibilité de se réapproprier le temps que nous avons à passer avec des agendas imposés ! La défaillance technique montre à quel point c’est facile !

29.06
Le silence du centre-ville est utilisé par certains pour démonter un vieux distributeur automatique de cigarettes, voler l’argent et les cigarettes pour finalement le jeter dans l’Isar afin de « détruire » les preuves.

11.07
Une dispute dans un centre d’accueil pour migrants dégénère et se retourne finalement et logiquement contre ceux qui sont impliqués dans l’enfermement et la gestion : les services de sécurité privée, qui assument de plus en plus le travail des flics !

20.07
PEGIDA énerve de nouveau. Des bouteilles, des sacs de peinture, fruits et œufs volent dans leur direction. Cependant, il y a une arrestation et de la détention qui suit pour un contre-manifestant.

23.07
Devant la menace d’expulsion, un locataire fait sauter son appartement. « Pourquoi fait-on sauter son propre logement et pas ceux qui en sont propriétaires ? » sont les derniers mots d’une affiche qui est apparue. Ceux qui sont responsables de la mort de l’homme de 34 ans sont ceux qui spéculent sur le marché de l’immobilier et du logement et qui encouragent la réévaluation de la ville et par conséquent le déplacement.

24.07
Attaque à la peinture de la prison de Stadelheim et manif en solidarité avec l’antifasciste arrêté lundi 20.07.

07.08
A Ludwiksfeld, un excavateur flambe et une pelleteuse a ses vitres pétées. La gentrification tue chaque aspect de la vie! Nous trouvons la vie dans la révolte contre ceux qui nous veulent morts et comme des esclaves !

[Traduit du journal anarchiste ‘Fernweh Ausgabe 15’]

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 Non à la construction du centre judiciaire!

153569A partir de cette année doit débuter la construction du centre judiciaire sur la Leonrodplatz à Neuhausen. Tous les ministères d’Etat existants et tribunaux de Münich doivent être rassemblés dans un bâtiment à cet endroit. 

Le début du chantier approche…

…Et donc que la fin de l’illusion d’empêcher par les moyens démocratiques la construction du centre pénal et judiciaire prévu à Leonrodplatz approche aussi. Mais cela signifie aussi que rien ne justifie le fait d’attendre. D’attendre dans l’espoir que le gouvernement reviendrait en arrière et annulerait le projet de plusieurs millions d’euros. Le début du chantier réaffirme seulement une fois de plus l’absurdité de se reposer sur la politique ou de faire confiance à leurs moyens disponibles. Que ce soit pour l’agrandissement d’un aéroport, la deuxième ligne prévue de la S-Bahn ou l’augmentation des loyers et l’embourgeoisement général de la ville – aussi longtemps que nous espérerons au succès des promesses électorales, des pétitons, les raisons des initiatives citoyennes ou au dialogue avec les gouvernants, nous serons cruellement déçus. Car lorsque nous nous tournons vers les spécialistes de la politique, nous nous tournons en même temps vers ceux qui sont chargés de maintenir les choses comme elles sont. Avec cela doit commencer le changement et la décision par soi-même, en leur tournant le dos et pour défendre nos propres intérêts et idées.

RIen ne sera comme avant…

Déjà maintenant, avant même le début des travaux, l’Etat a annoncé que le chantier durera plus longtemps que prévu (jusqu’en 2020) et coûtera plus de 70 millions d’euros. L’été dernier aura été le dernier été durant lequel on pouvait passer sans bruits, sans puanteurs et saletés et sans présence excessive de la police et des agents de sécurité sur la Rosa-Luxemburgplatz, car le chantier ne dura pas seulement plus longtemps comme cela a été annoncé, mais deviendra le chantier le plus sécurisé de Bavière. Et cela signifie des patrouilles et des contrôles de personnes 24h/24, des regards suspicieux et des pistolets tenus dans leurs mains – la militarisation plus précisément. Le centre pénal et judiciaire est censé assurer notre sécurité, mais en vérité, nous nous retrouvons en état de siège permanent, de surveillance et de contrôle, d’harcèlements et de pollution.[…]

Il est temps d’agir soi-même!

Si nous partons du fait que nous sommes de plus capables d’organiser nous-mêmes nos vies sans contraintes extérieures et obligations, que nous n’avons besoin de personne qui détermine et gère nos vies communes en notre nom, ça signifie alors que nous refusons les moyens démocratiques et amènant avec eux l’ingérence, les compromis, la mainmise et que nous devons emprunter d’autres moyens et chemins auto-décidés.

Peu importe si nous ne voulons pas à présent de centre de justice, parce que nous ne noulons et et ne pouvons pas supporter le chantier de nombreuses années; parce que nous n’avons pas envie de présence d’une poice forte, de futurs juges et agents de l’Etat; parce que nous détectons dans la justice une institution restreignant nos vies; parce que le centre de justice est un élément de la rénovation urbaine, nécessaire au développement et à la solde de Münich  pour une ville superficielle, composée de riches et d’uniformes; parce que nous avons des milliers d’idées qui fleurissent sur la façon dont nous allons utiliser ces terrains en friche et c’est pour ça que les plans de l’administration à la construction de la ville ne nous conviennent pas; peu importe quelle aversion fondée ou non fondée  nous éprouvons pour cette construction – à partir du moment où débute le chantier, cette réticence doit signifier ce qui suit: empêcher les travaux de construction par n’importe que façon possible, entraver les routes d’accès au chantier ou les rendre impraticables, occuper l’espace ou saboter directement les travaux, d’attirer l’attention à tous les voisins et travailleurs sur les conséquences considérables de ce projet de construction et de les faire renoncer à leurs propres responsabilités, faire baver et attaquer les agents de sécurité et policiers présents, montrer aux planificateurs, architectes et entreprises de construction qu’ils ne sont pas les bienvenus – parlons entre nous, discutons, concoctons des plans et mettons-les en application. 

Le centre judiciaire ne sera pas construit sur notre résignation!

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25/02 et 24/04/2015:

Selon des articles de la presse, plusieurs machines de construction du chantier d’appartements de luxe et en réhabilitation dans le quartier du parc de ‘Giesing’ ont été incendiés.

[Traduits du journal anarchiste ‘Fernweh’ Ausgabe 14′]

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Tags, peinture, tracts et incendies contre le nouveau centre judiciaire

153568Déjà 284 délits et 357.000 euros de dommages avant même que débute la construction du centre de justice à Leonrodplatz. La résistance contre le nouveau centre judiciaire s’intensifie. Un tract vient d’apparaître, qui appelle à la violence contre les policiers.

Les travaux de construction doivent commencer cette année à Knotenpunkt à Neuhausen. Il y a quasiment des actions quotidiennes contre ça. Le point culminant a désormais été atteint avec un tract qui a atterri dans les boîtes aux lettres des habitants du quartier, disant qu' »il est temps de mettre soi-même la main à la pâte ». Les auteurs du courrier poursuivent en disant: « bloquons les routes d’accès », « occupons la place », « sabotons directement les travaux », « Harcelons et attaquons les vigiles et les policiers », « montrons aux urbanistes, architectes, entreprises de construction qu’elles sont indésirables. »

Les actions sont argumentées par le bruit des travaux à venir et l’augmentation de la présence policière. « Ce va devenir le chantier le plus sécurisé de la Bavière » et que « ça signifie donc des patrouilles et des contrôles de personnes 24h/24. »

Jusqu’à présent, il y avait presque chaque jour des actions, mais les autorités redoutent une escalade de violence contre le projet. Les habitants de Leonrodplatz sont déjà inquiets.

La police prend le tract très au sérieux. « Les 284 actes de vandalisme sont à attribuer à ce groupe, duquel vient cette lettre » déclare le porte-parole de la police Wolgang Behr.  « Parmi les dégâts, on compte des véhicules incendiés, des vitres pétées et des jets de bouteilles de peinture, ce qui se situe aux alentours de 357.000 euros. Le lettre est actuellement examinée au bureau du procureur. »

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« Empêchons le centre judiciaire »

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Tag sur la ‘Rosa Luxemburg Platz’ disant « La construction du centre judiciaire va changer le quartier – Agents de sécurité, flics, caméras … Le contrôle total! Voulons-nous accepter cela sans réagir? »

Maquette du nouveau centre judiciaire

Maquette du nouveau centre judiciaire

Traduit de l’allemand du journal bild,28/05/2015 à 00h07

Lire sur le même thème I, II, III

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Ci-dessous une liste noire des constructeurs de taules, de centres judiciaires et de tribunaux en Allemagne publiée sur linksunten indymedia. On y trouvera aussi les banques qui les financent, les architectes qui les conçoivent. On pourra remarquer l’omniprésence de l’entreprise de BTP ‘Bam’ qui est en charge également de la constructions de nouvelles prisons de l’Etat belge. Le tout est en allemand, mais lorsqu’il s’agit d’identifier l’ennemi et les multiples collabos qui participent à leurs existences, les barrières linguistiques tombent…

  • JVA Bremervörde (public-private-partnership):

-BAM PPP JVA Bremervörde Projektgesellschaft mbH (Am Seedamm 44 60489 Frankfurt)

PPP-Dienstleister: BAM Deutschland AG (Tochter von Royal BAM Group)

Architekt/Planung: Frick Krüger Nusser Plan2 GmbH

Bauherr: Niedersächsisches Justizministerium

-Finanzierung: DZ BANK, NIBC Bank, DekaBank, Volksbank Osterholz-Scharmbeck

-Betrieb: Müller-Altvatter Gebäudemanagement GmbH (Facility Managements, des technischen, infrastrukturellen und kaufmännischen Gebäudemanagements sowie der Gefangenenbetreuung), Hectas Gebäudedienste Stiftung & Co KG

  • JVA Frankfurt a.M. I

Generalplaner/architekt: Frick Krüger Nusser Plan2 GmbH , ARGE mit den Büros ARUS und Dittmar

Bauherr: Hessisches Baumanagement

  • JVA München (ppp):

architekt: Frick Krüger Nusser Plan2 GmbH

Planungs-, Bau- und Lieferleistungen: BAM Deutschland AG

Bau: Müller-Altvatter Bauunternehmung GmbH, Stuttgart

-Facility Management: Müller-Altvatter Gebäudemanagement GmbH, Stuttgart

-Finanzierung: Südleasing GmbH, Mannheim

  • JVA Hünfeld (ppp):

Architekt: Frick Krüger Nusser Plan2 GmbH

Betrieb: Müller-Altvatter Gebäudemanagement GmbH

Finanzierung: SüdLeasing (LHI),

Bauherr: Roberto Grundstücksverwaltungsgesellschaft mbH

  • JVA Offenburg

-Architekt: Frick Krüger Nusser Plan2 GmbH

Auftragnehmer und Projektbeteiligte
Strabag Real Estate GmbH

-Planung: Vermögen und Bau Baden-Württemberg
Bau:Ed. Züblin AG

Bauunterhalt: Ed. Züblin AG

-Finanzierung: Kommunalkredit Austria AG

  • JVA Hamburg Billwerder

Archtiekt: Frick Krüger Nusser Plan2 GmbH (Entwurf für die Anlage stammt vom Hamburger Büro HPP)
Auftraggeber: Müller-Altvatter Generalunternehmung

  • Klinik für Maßregelvollzug, Herne

Bauherr:  Bau- und Liegenschaftsbetrieb (BLB) Dortmund

Planung: Bau- und Liegenschaftsbetrieb (BLB) Dortmund

Bau unternehmen: BAM Deutschland

  • JVA Wuppertal

Der Bau- und Liegenschaftsbetrieb Düsseldorf hat die BAM Deutschland AG in Arbeitsgemeinschaft mit Ed. Züblin AG mit dem Neubau der Justizvollzugsanstalt Wuppertal-Ronsdorf beauftragt.

Bauherr: BLB NRW, Niederlassung Düsseldorf

Planung:  agn Niederberghaus & Partner GmbH

Arbeitsgemeinschaft mit Fa. ZÜBLIN AG

  • JVA Brandenburg:

Bauherr: Brandenburgischer Landesbetrieb für Liegenschaften und Bauen

Planung: DHBT Architekten GmbH

  • Zentrales Justiz- und Verwaltungszentrum Wiesbaden

-Planung: KSP Engel und Zimmermann Architekten
Projektentwicklung/-steuerung : OFB Projektentwicklung GmbH
Bau: Bilfinger Berger Hochbau AG
Facility Management : HSG Technischer Service GmbH
Finanzierung: HANNOVER LEASING GmbH & Co. KG

  • Justizzentrum in Chemnitz

-Auftraggeber: Freistaat Sachsen, vertreten durch den Staatsbetrieb Sächsisches Immobilienund Baumanagement (SIB)

-Auftragnehmer und Projektbeteiligte

Bilfinger Berger AG Hochbau

-Planung: Dömges Architekten AG, Regensburg
Bau: Bilfinger Berger AG, Hochbau Niederlassung Leipzig
Facility Management: HSG Technischer Service GmbH,Niederlassung Dresden
Finanzierung: Bayerische Landesbank, München

  • Justizvollzugsanstalt in Burg

Auftragnehmer und Projektbeteiligte:
PJB Beteiligungs-GmbH 90% (100%-ige Tochter der Bilfinger Berger Project Investment GmbH)

Justizdienstleistungen: KÖTTER GmbH & Co. KG
Planung: Dömges Architekten AG und Ingenieurbüro Rathenow BPS GmbH

Bau: Bilfinger Berger AG Niederlassung Hochbau Leipzig
Facility Management: HSG Technischer Service GmbH, KÖTTER Justizvollzugsdienstleistungen GmbH & Co KG
Finanzierung: Commerzbank/HSH Nordbank/NordLB

Que de bonnes raisons d’attaquer les entreprises qui collaborent à l’enfermement

feualamaxiprisonLa prison resterait un rêve dans la tête des dominants si elle n’était pas concrétisée par le travail des uns et le renoncement des autres. Aujourd’hui comme hier, pour mener à bien ses projets, le pouvoir doit s’assurer le concours de ceux-là même qui en sont les victimes. La maxi-prison n’échappe pas à la règle. Ici, pour nous obliger à faire ce qu’ils veulent (nous domestiquer), les gouvernants s’y prennent de deux manières. D’une part, ils s’acharnent à faire accepter collectivement la fausse nécessité de leur projet. Notre consentement (qu’on soit favorable ou résigné) est en effet la condition sine qua non. À vrai dire, la décision de ne pas s’y opposer est la fondation première sur laquelle s’élèvent et reposent tous les édifices de l’exploitation. Là réside aussi leur vulnérabilité !

D’autre part, avec le salariat, les dominants s’assurent la force physique et intellectuelle des exploités pour mettre en œuvre leur projet. Aucune structure de pouvoir ne peut exister sans le tour de force du salariat. Et pour que l’esclave n’ait pas conscience de construire sa propre cage, pour occulter le fait concret de la domestication, l’Etat dispose mille trompe-l’oeil devant la réalité. À l’image du projet de maxi-prison, où l’exploitation par le travail se fond derrière des « partenaires privés », des « métiers de spécialités », des « directions déléguées », … qui agissent comme autant de paravents qui masquent les rapports de pouvoir. Ne nous y trompons pas. Les entreprises collabos sont un amalgame de patrons, d’autorités et de têtes pensantes qui bâtissent leur domination avec les chaînes du travail et de l’enfermement.

Si la prison voit le jour, si la prison perdure, c’est que ceux d’en bas y travaillent ou s’y résignent. Mais si on rompt le cours des choses, si les dominants perdent le concours des exploités : leur rêve de prisons resterait dans les songes… une bonne fois pour toute !

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Le fait est qu’on peut détruire les prisons en attaquant les personnes et les choses qui les font exister. L’engrenage de la machine est parfois plus simple qu’on pense et gripper son mécanisme ne demande qu’un peu de fantaisie, d’initiative et de constance. Comme souvent, une recherche minutieuse d’informations est le premier pas pour se libérer de la confusion et passer à l’action. À bien décortiquer la prison, on s’aperçoit que les rouages dérobent au premier regard une facette économique fondamentale. Pour être concret, l’enfermement prend racine dans un tissu d’entreprises diversifiées, qui, pour les trouver, demandent de porter son regard bien au-delà des barbelés et des miradors. Il y a les bureaux d’architectes et d’ingénieurs, les constructeurs, les agences de financement, les prestataires de services… Outre les gens qui y travaillent, ces entreprises sont aussi toutes les « choses » dont elles dépendent pour concevoir, construire, gérer et entretenir les taules. Il y a les chantiers, dépôts, véhicules, installations, machines… la liste est encore longue et les manières de les attaquer n’ont d’autres limites que notre imagination. Les responsables ont un nom, un visage, une adresse… Le matériel se grippe, explose, s’enflamme… La prison est l’ensemble de tous ces aspects articulés, ou elle n’est plus.

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N’oublions pas que le projet de maxi-prison joue un rôle clé dans le contrôle social des exploités à Bruxelles. Il est un organe vital, sinon inséparable, du grand corps répressif qui doit nous emprisonner au quotidien. Gestion du territoire. Transports militarisés. Police permanente. Inspection administrative. Règlements publics. Surveillance. Contrôle. Vu de plus haut, le projet de maxi-prison est incontournable, en cela que le pouvoir dépend de la maxi-prison pour rendre possible toutes les violences de l’ordre social. Mais sous le calme apparent des subordinations, la rage couve. Une rage qui peut exploser à tout moment de manière coordonnée et diffuse, en contaminant partout les désirs de révolte, pour balayer violemment les projets du pouvoir. L’erreur consiste à attendre patiemment un jour particulier qui peut-être viendrait mettre le feu aux poudres… Le moment de l’attaque c’est tout le temps ! Le piège consiste à vouloir confier cette lutte à d’autres…

Le combat doit partir de nous-mêmes ! À nous maintenant d’opposer notre désaccord en actes partout où le pouvoir cherche à s’imposer. Contre la prison et son monde.

Tiré de ‘Ricochets’ n°10 via la cavale

Eiffage bâtit les prisons du XXIe siècle

Eiffage_logoAvec 69.000 salariés et un chiffre d’affaire de 14 milliards d’euros, le groupe Eiffage est un géant du BTP (le troisième en France, derrière Vinci et Bouygues) et comme tous les gros patrons du béton, ils trouvent en l’État un client privilégié. Bureaux (comme l’ensemble « Garance », dans le XXème, pour le Ministère de l’Intérieur), écoles, hôpitaux, ponts, autoroutes (dont Eiffage est aussi gérant), vidéosurveillance, fibre optique (8 contrats avec des communautés locales, pour 5200 km de fibre optique pour communications haut débit), lignes ferroviaires (ils participent au projet de ligne TGV Lyon-Turin)… et ils se sont bien entendu jetés sur les juteux marché du Grand Paris : pour commencer ils ont obtenu les travaux du prolongement de la ligne 14 du métro, de Saint-Lazare à la Porte de Clichy.

Eiffage construit aussi pas mal de taules, dont ensuite ils assurent l’exploitation et la maintenance dans le cadre d’un Partenariat Public-Privé (touchant de gras loyers du Ministère de la Justice). Selon leur publicité il ne s’agit de rien de moins que « la prison du XXIe siècle […] ces prisons de nouvelle génération concilient sécurité maximale et qualité des conditions d’hébergement ».

Ils ont construit les taules de Maubeuge (finie en 1990), puis le lot comprenant celles de Roanne, Lyon-Corbas, Béziers et Nancy-Maxéville vers la fin des années 2000. Eiffage Construction Provence a construit entre 2005 et 2008 le quartier de semi-liberté et le centre pour peines aménagées de la Maison d’Arrêt d’Aix-Luynes. À Rodez, une MA de 100 places a été livrée en 2013, tandis qu’à Perpignan leurs pots-de-vin pour obtenir le marché pour la rénovation des miradors étaient trop visibles et Eiffage a dû payer une grosse amende. Les travaux de réhabilitation de Fleury-Mérogis sont en cours, tout comme le chantier de la prison de Marche-en-Famenne, en Belgique.

On doit aussi remercier Eiffage Construction pour les gendarmeries de Châteauroux (36) et de Mézidon (14), ainsi que deux autres gendarmeries dans le Calvados. Ce sont également eux qui ont construit le siège national de la gendarmerie (DGGN) à Issy-les-Moulineaux. Mais pour ne pas faire de préférences, ils ont construit aussi le commissariat de Hyères et celui de Draguignan et restructuré le Palais de justice de Strasbourg.

Une des entreprises du groupe Eiffage est Clemessy, spécialisée en ingénierie industrielle. Elle compte un département Nucléaire, qui est partie prenante de la filière électronucléaire française depuis ses début, c’est-à-dire la construction de la centrale de Fessenheim, en 1970. Moyennant un demi milliard d’euros, Clemessy devra fournir à EDF les groupes électrogènes d’urgence pour l’ensemble des réacteurs français (une mesure de sécurité décidée suite à l’accident de Fukushima – comme quoi on fait rentrer même les désastres dans la machine capitaliste). L’entreprise sœur de Clemessy, Eiffage Construction Métallique, participe elle aussi à l’industrie nucléaire, par exemple avec les travaux de l’EPR de Flamaville, des fournitures pour les centrales de Gravelines, Chooz et Cattenom, ou en vendant le « savoir-faire français » en Finlande ou en Chine aux côtés d’Areva.

Cela va sans dire qu’à force de construire des cages (ou autres merdes) Eiffage devient la cible d’une certaine rage – et comme une boîte de BTP ça a des véhicules un peu partout, parfois il suffit d’ouvrir ses yeux et la rage s’enflamme…

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Voici une petite liste des actes de rage qui ont visé Eiffage ces dernières années et dont on a pu avoir connaissance. Elle est peut-être incomplète, certaines choses nous ayant échappé, mais surtout nous espérons qu’elle se rallonge de plus en plus par le futur. Sauf indication contraire, ces différentes attaques ont toutes été clairement revendiquées comme visant l’implication d’Eiffage dans la construction de prisons.

• Début décembre 2012, Roanne (42) : une camionnette Eiffage est partie en fumée. Quelques jours après, des litres d’huile pour moteur ont été déversées en travers de la seule route qui mène au centre de détention.
• Octobre 2012, Paris et Montreuil : un camion Eiffage a ses pneus crevés, une voiture les pneus crevés et une vitre cassée (d’autres actions similaires sont menées ces jours-là, en solidarité avec la ZAD de Notre-Dames-des-Landes et contre ce monde).
• 15 avril 2013, Pontcharra-sur-Turdine (69) : quatre engins de chantier Eiffage sont incendiés, 500.000 euros de dégâts ; action non revendiquée.
• 12 mai 2013, Rennes : incendie d’un engin Eiffage. Action revendiquée contre la ligne LGV Paris-Rennes.
• 3 octobre 2013, Pantin (93) : incendie d’une camionnette Eiffage (et d’une voiture Vinci).
• 6 octobre 2013, Paris : incendie d’une camionnette Eiffage.
• 26 octobre 2013, Paris : un utilitaire d’Eiffage Energie brûle.
• 26 octobre 2013, Besançon : les vitres d’un bureau d’Eiffage Immobilier se font éclater à coups de pierres, tout comme un panneau JCDecaux ; le même soir, un engin du chantier du tram a son réservoir saboté. Actions revendiquées contre la gentrification.
• 4 mars 2014, Exincourt (25) : un incendie ravage un bâtiment de 800 m² appartenant à Eiffage et détruit des engins de chantier ; action non revendiquée.
• 14 septembre 2014, Paris : incendie d’une voiture Eiffage.
• 1er mars 2015, Montreuil (93) : incendie d’une camionnette Eiffage.
• 25 mai 2015, Besançon : destruction du réservoir d’une pelleteuse Eiffage, qui construit des logements de luxe et un centre commercial en centre-ville.
• 14 juin 2015, Paris : un utilitaire Eiffage part en fumée.

Publié dans ‘Lucioles’ n°23 (août 2015)

Le texte en anglais ici

[Paris] Monsieur sécurité du XIXème

Mao Peninou : Monsieur Sécurité du 19e

peninouAdjoint à la Maire de Paris, chargé de toutes les questions relatives à la propreté, l’assainissement, à l’organisation et au fonctionnement du Conseil de Paris. Conseiller délégué en charge de la nuit pour le 19e arr.

Mao Peninou 48, Bd. de la Villette – 75019 – PARIS tél : 01 77 11 47 95 http://maopeninou.eu/bio

Né le 20 mars 1968 à Paris 14e Il a commencé sa carrière politique avec SOS Racisme, puis il est passé au PS, où il devient proche de Jean-Christophe Cambadélis

Sa carrière au Parti Socialiste : 1994-2001 : Secrétaire Général du Manifeste Contre le Front National, présidé par Jean-Christophe Cambadélis. 1997-2002 : assistant parlementaire de Jean-Christophe Cambadélis. A partir de 1995 : il a occupé plusieurs responsabilités au PS. D’abord dans la section du 19e, puis au niveau Fédéral, comme 1er secrétaire fédéral adjoint de Patrick Bloche. Depuis le dernier congrès du PS (celui de Toulouse), il préside le Conseil Fédéral de la fédération de Paris.

Mandats électifs: 2001-2008 : adjoint au Maire du 19e, en charge de la démocratie locale et de la sécurité. 2008-2009 : Conseiller de Paris, délégué du Maire du 19e en charge de la sécurité et de la Politique de la Ville. 2009-2013 : Adjoint au Maire de Paris en charge de la Qualité des services publics municipaux, de l’accueil des usagers et du Bureau des Temps. C’est dans le cadre de ces fonctions qu’il a organisé les « Etats Généraux de la Nuit à Paris» en novembre 2010. C’est à dire plus de flics et plus de bars pour bobos… 2013-2014 : Adjoint au Maire de Paris en charge de la propreté et du traitement des déchets. Et toujours délégué du Maire du 19e en charge des relations avec les corps de sécurité. Depuis avril 2014 : Adjoint à la Maire de Paris en charge de la propreté, du traitement des déchets, de l’assainissement, de l’organisation et du fonctionnement du Conseil de Paris. Délégué du Maire du 19ème en charge de la Nuit.

Promoteur de la ZSP dans le 19e : « Officiellement lancée en février 2013, la Zone de Sécurité Prioritaire (ZSP) du 19e arrondissement est en place et obtient ses premiers résultats. Le quartier Stalingrad/Flandre-Tanger-Maroc/ Les Orgues bénéficie de ce dispositif innovant. En lien avec le Préfet de Police et le Procureur de la République, deux axes principaux ont été définis : la lutte contre le crack et les vols avec violences, et plus globalement les troubles et les désordres de l’occupation de l’espace public. Un an après sa mise en place, les premiers résultats de la ZSP sont visibles : 2.400 arrestations (+ 200 % par rapport à la même période l’année précédente), dont 975 pour infractions à la législation sur les stupéfiants (784 usages + 191 trafics – reventes), 63 pour vols violences et 33 pour cambriolages ou tentatives.» Tiré du site de la mairie de Paris : (http://www.mairie19.paris.fr/mairie19/jsp/site/Portal.jsp?page_id=281)

Les Etats généraux de la Nuit :

« Il reste évidemment à trouver des zones inhabitées au sein de la capitale. L’exécutif parisien planche également sur la création de commissions de conciliation par arrondissement « de manière à avoir une sorte d’expertise permettant de rendre les choses plus objectives en cas de plainte », poursuit Mao Peninou. « Un bar de nuit qui s’ouvre dans un quartier périphérique, c’est de la vie et de la sécurité pour les riverains. » » et de la thune pour les tauliers… Tiré du Monde :http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/11/12/paris-ouvre-ses-etats-generaux-de-la-nuit_1438781_823448.html

Mao Peninou, Monsieur Sécurité de la Ville de Paris pour le 19e : Vas-y toi aussi lui dire qu’est-ce que tu penses de la sécurité (et de la Ville de Paris), au 48, Bd. de la Villette ou par téléphone au : 01 77 11 47 95

Au format PDF ici

Publié sur indymedia grenoble, 13 août 2015