Mardi 28 juin au petit matin, cinq personnes ont été arrêtées à leur domicile par des flics de la police judiciaire et placées en garde-à-vue dans le cadre d’une enquête pour les faits de (à peu près) : participation à une manifestation malgré interdiction administrative, participation avec ou sans arme à un attroupement avec dissimulation du visage, participation à un groupement formé en vue de commettre des violences contre des personnes ou des destructions de biens, et association de malfaiteurs.
Archives de catégorie : Contre l’Etat et ses sévices
[Santiago, Chili] Arrestation de deux compagnons lors d’une manif émeutière le 9 juin dernier
Deux compagnons, Juan Gutiérrez Zambrano et Andrés Aravena Sotelo, se trouvent actuellement en prison préventive après avoir été arrêtés dans la cadre de la manifestation étudiante du jeudi 9 juin dernier à Santiago du Chili, qui était organisée par la CONFECH (syndicat étudiant chilien)*. Le bâtard de procureur, Sebastián Gana, accuse les compagnons d’avoir jeté des cocktails molotov sur les porcs en uniforme et leurs véhicules à différents endroits de l’Alameda (avenue de Santiago). Les compagnons ont été filmés et poursuivis par la police. Le proc’ a précisé que les deux compagnons resteront au moins 90 jours en préventive, ce qui correspond à la durée de l’enquête.
[Berlin, Allemagne] Chaque expulsion a son prix / Grande manif samedi 9 juillet
Chaque expulsion a son prix – Manifs les 5 et 9 juillet à Berlin
Cela fait maintenant plus d’une semaine que nos portes ont été découpées et que les flics et agents de sécurité ont envahi nos espaces de vie autogérés, s’installant dans les escaliers et dans nos espaces collectifs. Dès lors, l’expulsion et la destruction du rez-de-chaussée de notre maison collective a augmenté en vitesse et en agressivité. Notre espace social,(comprenant le bar, espace de rencontres et de projection) la Kadterschmiede, notre atelier, laverie, grenier et jardin ont été réduits en poussière tandis que les containers ont été remplis avec nos affaires et notre histoire collective.
Au sujet de l’attaque de l’hôpital Necker lors de la manif émeutière du 14 juin à Paris
Notre rage n’est pas aveugle. Un point sur la défense de ce monde et la dissociation de la révolte.
Dès le lendemain de la manifestation parisienne du 14 juin, les médias se sont emballés sur un moment bien précis de celle-ci : la casse d’une quinzaine de baies vitrées de l’hôpital Necker-Enfants malades. Le jeu du gouvernement a été de créer le scandale, pour diviser, comme toujours, gentils et méchants. Ça marche comme sur des roulettes, bien évidemment, pour tout ce qu’il y a de démocratique, avec le cœur de pleureuses dans la presse. On lira par exemple, à côté des prises de positions des politiciens de tous bords, le communiqué de l’Institut des maladies génétiques Imagine (sur lequel on reviendra) : « […] cette atteinte au symbole que représente l’hôpital a pour but de faire vaciller le socle de valeurs partagées qui fondent notre société démocratique. Ce sont elles qui ont été mises en cause et que nous défendons aujourd’hui. » Et le moustachu en chef, Martinez, dénonce “des actes aveugles” qui discréditeraient l’opposition à la Loi travail – comme si le but des révoltés qui étaient dans les rues parisiennes ce mardi-là (et plein d’autres fois) c’était le simple retrait d’une simple loi, ou la défense du Code du travail.
[Clermont-Ferrand] Attaque du commissariat de police municipal
[CLERMONT FD ] Toc toc toc ! Marteau : 1 / Police : 0
Dans la nuit du 27 au 28 juin, les portes vitrées du commissariat municipal de Clermont-Ferrand (situé place de la Poterne à côté de la mairie) ont été défoncées à coups de marteau.
Ce bâtiment est notamment le siège du centre de supervision des caméras de vidéosurveillance de la ville, caméras dont le nombre ne cesse de croître depuis leur apparition en 2012. Le prochain quartier visé est celui de la gare, fin 2016. La multiplication de ces dispositifs de contrôle témoigne bien de la volonté dégueulasse (bien que logique) du pouvoir de renforcer son emprise sur les rues, par l’intimidation et la répression.
[Bâle, Suisse] Retour sur la balade nocturne émeutière du 24 juin
Vendredi dernier (24.06.2016), une manifestation a été appelée contre le racisme, la répression et les expulsions [1]. Il s’agissait d’ouvrir une brèche en ces temps de xénophobie toujours plus forte, de soumission de chaque existence aux intérêts capitalistes, d’un contrôle grandissant et d’une surveillance de notre quotidien, de l’éloignement des habitants de quartier par le développement urbain orienté vers le profit.
[Allemagne] Feu à leurs villes de riches (en guise de solidarité avec la Rigaer94 du quartier nord de Berlin)
Dans la matinée du 22 juin 2016 aux environs de 7h30, environ 300 flics, vigiles de sécurité et ouvriers du bâtiment ont débarqué au 94 de la Rigaerstraße. D’abord, les ouvriers ont découpé et enlevé la porte d’entrée. Après avoir sécurisé leur place dans la maison, flics, ouvriers et agents de sécurité ont pris place dans le jardin, dans la cour et sur le toit, ainsi que dans les escaliers. Flics et ouvriers se sont mis ensemble à inspecter le mobilier qu’ils pourraient trouver dans la cour (vélos, abris à vélo, réfrigérateurs, caravanes, etc… Nos portes ont été enlevées et leurs cadres démontés, téléphone et connexions à internet coupés. C’est seulement après que nos avocats aient pu accéder à la maison que nous avons été informés des raisons de l’intervention de la police.
[Montreuil] Attaque du siège de la CGT quelques heures après celui de la CFDT
Après l’attaque quelques heures auparavant contre la CFDT (dont le siège est localisé à Belleville) en marge d’une manif sauvage bien agitée, c’est au tour de celui de la CGT, situé à Montreuil, de prendre des coups…
A force de canaliser et de mater la révolte dans les rues aux côtés de la police, ces partenaires de la pacification sociale se font attaquer chez eux. Bravo aux compagnon-nes qui ont eu le courage d’attaquer l’immense bâtiment ultra-sécurisé de la centrale syndicale !
[Paris, 23 juin 2016] Loin de la mascarade syndicale à Bastille…
Récit de la journée du 23 juin, omettant intentionnellement la mascarade syndicale.
Tandis que le piège de Bastille se refermait, certain-es se sont donné-es rendez-vous en dehors de cette nasse géante, à Hôtel de Ville. Surprise ! (ou pas) c’était des dizaines de keufs qui nous attendaient. Téméraires, quelque-unes armé-es d’une banderole partent malgré le dispositif policier imposant mais qui hésite à suivre, direction Rambuteau, les Halles, Montorgueil. On est peu, mais les slogans sont rafraîchissants, des tags ornent les murs bourgeois jusque la place de la Victoire, et les dans le cossu 1er arrdt. Le cortège grossit, et nous sommes presque 200 place de la Bourse. 15 flics débarquent derrière, autant devant, le groupe se disperse, non sans laisser de traces : le LCL au coin de la Bourse a reçu des projectiles, et une autolib’ est incendiée non loin de là.
[Mexique] Sabotage du constructeur de taules ‘Telmex’
Nous voulons communiquer au sujet de la destruction de treize cabines téléphoniques de l’entreprise ‘Telmex’. ‘Telmex’ est une entreprise qui construit des prisons fédérales au Mexique. Carlos Slim, son propiétaire, est un homme d’affaires qui possède aussi d’autres entreprises qui sont impliquées dans la construction de la ligne ferroviaire à grande vitesse entre Mexico et Toluca et qui détruisent quantité de forêts et de nappes phréatiques. Ces actes de sabotage se sont déroulés dans la nuit du 17 juin dans la ville de Nezahualcóyotl au Mexique.
Ce sabotage est fait en solidarité avec les prisonniers qui se sont révoltés dans la prison de Barrientos. C’est en soutien aux compagnons qui sont en cavale au Mexique: Chivo, Tripa et “Cobi”; pour le compa Gustavo R. et pour la destruction des prisons.
Feu aux entreprises qui construisent des prisons.
Des anarchistes.
Communiqué reçu le 19 juin 2016 / Traduit de l’espagnol de contrainfo
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