Archives de catégorie : Squats & occupations

[Berlin, Allemagne] Chaque expulsion a son prix / Grande manif samedi 9 juillet

Chaque expulsion a son prix – Manifs les 5 et 9 juillet à Berlin

Cli6yH8UgAQCX39Cela fait maintenant plus d’une semaine que nos portes ont été découpées et que les flics et agents de sécurité ont envahi nos espaces de vie autogérés, s’installant dans les escaliers et dans nos espaces collectifs. Dès lors, l’expulsion et la destruction du rez-de-chaussée de notre maison collective a augmenté en vitesse et en agressivité. Notre espace social,(comprenant le bar, espace de rencontres et de projection) la Kadterschmiede, notre atelier, laverie, grenier et jardin ont été réduits en poussière tandis que les containers ont été remplis avec nos affaires et notre histoire collective.

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[Allemagne] Feu à leurs villes de riches (en guise de solidarité avec la Rigaer94 du quartier nord de Berlin)

IMG-4933Dans la matinée du 22 juin 2016 aux environs de 7h30, environ 300 flics, vigiles de sécurité et ouvriers du bâtiment ont débarqué au 94 de la Rigaerstraße. D’abord, les ouvriers ont découpé et enlevé la porte d’entrée. Après avoir sécurisé leur place dans la maison, flics, ouvriers et agents de sécurité ont pris place dans le jardin, dans la cour et sur le toit, ainsi que dans les escaliers. Flics et ouvriers se sont mis ensemble à inspecter le mobilier qu’ils pourraient trouver dans la cour (vélos, abris à vélo, réfrigérateurs, caravanes, etc… Nos portes ont été enlevées et leurs cadres démontés, téléphone et connexions à internet coupés. C’est seulement après que nos avocats aient pu accéder à la maison que nous avons été informés des raisons de l’intervention de la police.

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[Varsovie, Pologne] Trois anarchistes arrêtés pour avoir tenté d’incendier une voiture de police

VarsoIncendiaryDeviceDans la nuit du dimanche 22 au lundi 23 mai 2016, trois compagnons ont été arrêtés à proximité du parking du poste de police au sud de Varsovie. Les flics prétendent avoir trouvé un dispositif explosif sous une voiture de police. Tous les trois ont été placés en détention au commissariat et un d’entre eux a été sévèrement frappé. Les compagnons ont refusé de coopérer et ont nié toute accusation de « terrorisme ». Les trois ont reçu le soutien du milieu anarchiste et de trois squats de Varsovie (Przychodnia, Syrena, Radykalne Ogrody Działkowe), une représentation légale leur a été fournie.

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[Berne, Suisse] Pour vraiment se libérer ….

2205Bern[Ce genre de fête sauvage est souvent l’occasion de s’affronter aux policiers et d’attaquer tout ce qui détruit. Baptisée « Tanz dich frei » (« Danse librement »), il y a déjà eu par le passé des fêtes sauvages similaires ailleurs en Suisse (c’est-à-dire qui se sont finies en émeutes), notamment à Bâle (voir ici) et à Zürich (voir ici et ). D’après les médias suisse-allemands et leurs amis les flics, il y en aurait pour environ 300.000 francs suisses de dégâts. Des pubs, des commerces et des caméras de surveillance ont été attaqués, tout comme les flics et les pompiers qui ont été la cible de jets de pétards et de jets de pierres, NdT.]

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[Hambourg, Allemagne] Une énième flic infiltrée dans le milieu autonome démasquée

Astrid Oppermann à l'époque de son infiltration

Astrid Oppermann à l’époque de son infiltration

On apprend par un communiqué qu’une énième flic en civil a été démasquée à Hambourg. Cette flic infiltrée, connue sous le faux-nom de „Astrid Schütt“, s’appelle en réalité Astrid Oppermann. Celle-ci a travaillé pour le compte du Landeskriminalamts (LKA) d’Hambourg et s’est infiltrée dans différents lieux du milieu autonome à partir de la fin de l’année 2006 jusqu’à avril 2013. A cette date, elle s’est retirée du milieu en prétextant vouloir partir en Italie avec son petit ami pour au moins 6 mois. Mais en réalité, elle est retournée aux services de la préfecture de police d’Alterdorf après une période de congé plus longue que prévue en octobre 2013. D’après les recherches des compagnon-nes et camarades, elle travaille toujours là-bas à l’heure actuelle.

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[Caen/Paris/Bordeaux] Saccages de facultés en marge de la lutte contre « la loi travail »

L’université de Caen porte plainte après des dégradations en marge de la manif

CaenEn marge de la manifestation contre la loi travail, des dégradations ont eu lieu à l’Université de Caen. Cette dernière porte plainte.

Vitres brisées, bibliothèques renversées, vols d’ouvrages et tags : l’université de Caen a subi d’importantes dégradations en marge de la manifestation contre la la loi travail. Les dégâts seraient d’ores et déjà estimés à plusieurs dizaine de milliers d’euros. L’université a porté plainte pour introduction illégale dans le bâtiment, dégradation de bien public et occupation illégale.

Campus fermé, bibliothèque saccagée

Les dirigeants de l’université de Caen ont pris la décision d’évacuer les bâtiments du campus 1 et de les fermer. La Bibliothèque Universitaire a été saccagée.

Il y a 10 jours , lors des dernières élections pour le Conseil d’administration, une urne avait été volé dans un amphithéâtre. […]

Caen2

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france 3 Normandie, 01/04/2016

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[Paris] Saccage ciblé de bureaux administratifs de la fac de Tolbiac

Université de Tolbiac, 22 mars, une occupation de l’amphi N est prévue pour pouvoir tenir une AG, flics, vigiles et direction sont tous là pour s’y opposer. En un clin d’œil, tous disparaissent et la porte de l’amphi s’ouvre miraculeusement. On comprend alors que des opportunistes du mouvement ont négociés dans le dos de tous. Comme quoi, il n’y a pas de miracles. C’est justement pour cette raison, qu’énervés, on a décidé de saboter ces jeux de pouvoir.

Pendant que les diants-diants cuvaient leurs cuites dans l’amphi soit-disant occupé, nous avons décidé de nous amuser d’une façon différente. Nous sommes montés au 7eme étage pour saccager des bureaux administratifs, en coupant les câbles, en jetant divers liquides sur les appareils électroniques divers, les papiers administratifs sont détruits et deux ordinateurs sont embarqués pour être détruits au calme.

Il s’agit là de la réalisation d’une volonté précise de ne pas se limiter à des prises de parole, des AG, des manifs (qu’elles soient à 11h ou à 13h30), mais de contrer toute forme de connivence avec le pouvoir, tous les pouvoirs.

Empêchons la loi de travailler.

Quelques enragés d’un autre 22 mars.

[Publié sur indymedia grenoble, 30 mars 2016]

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A la suite de la manif de 9 mars contre la « loi travail » à Bordeaux, les bâtiments de l’université de lettres du centre-ville, situés place de la Victoire, ont été saccagés par un groupe d’individus. Du matériel divers (informatiques, instrument de musique, etc…) a été détruit; amphis et couloirs de la fac ont été recouverts de tags, etc… Un bon moyen de bloquer efficacement et détruire tout ce qui formate à devenir de bons petits soldats scientifiques de la domination….

Tolbiac-23-mars-2016

Voir le suivi des actions directes et autres déambulations sauvages dans le cadre de la lutte contre la « loi travail »

[Marseille] Incendie d’un véhicule de ‘GDF-Suez’ en solidarité avec les migrants de Calais

feuAu cours des dernières semaines, L’État et sa “bonne” armée ont intensifié leurs attaques contre nos ami.e.s à Calais, entre deux ratonnades fascistes. Mais ceux qui s’attaques aux réseaux libertaires doivent s’attendre à des réactions fortes.
Si les maisons construites à Calais se font détruire, nous détruisons l’infrastructure répressive, à Marseille comme n’importe où ailleurs.
En réponse aux destructions et aux attaques contre la Jungle de Calais, nous avons brûlé une camionnette de {Cofely – GDF Suez}, qui profite de la gestion des soi-disant “migrants” en participant à la construction de centres de rétention en France et en Italie, le vendredi 4 mars dans le quartier de Baille.

La lutte contre toutes les frontières, les États et la société d’exclusion et d’expulsion continuera.
Pour une vie solidaire.

H.i.H.i.H.i
(Hibouc Insomniaques à l’Humeur Internationaliste et à l’Humour Incandescent)

[Publié sur contrainfo, 19 mars 2016]

[Berlin, Allemagne] Trois véhicules de l’entreprise de sécurité ‘Bosch’ cramés

Berlin. Dans la nuit de lundi à mardi 15 mars, trois véhicules de la société de système de sécurité ‘Bosch’ ont été incendiés en l’espace d’un quart d’heure dans plusieurs secteurs de la ville: l’un Landshuter Straße à ‘Schöneberg’, un autre de même marque Eschersheimer Straße à ‘Tempelhof’ et le dernier (un véhicule ‘Ford’) à Jacobystraße dans le quartier ‘Mitte’. Ce dernier incendie a provoqué des dégâts sur un autre véhicule.

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Toujours dans la même nuit, à ‘Weißensee’ et à ‘Pankow’, une voiture de bourgeois de type ‘Mercedes’ a été signalée en flammes ‘Streustraße’ vers 2h du matin, qui a laissé des traces noires sur une voiture ‘Skoda’ garée à côté. Aux environs de 4h, les pompiers sont intervenus pour éteindre les flammes qui embraseaient une voiture ‘mitsubishi’.

Un communiqué revendique l’attaque incendiaire contre l’Europe forteresse, ses Etats et ses frontières:

[…] « BOSCH est une des entreprises éminentes en matière de production de techniques de sécurité, qui interviennent dans les installations aux frontières, dans les prisons, dans les aéroports et les gares. En plus des caméras qui sont déjà existantes, les caméras-IP de Bosch surveillent des zones sensibles comme « l’eurotunnel » ou la « Connewitzer Kreuz ». […] »

[Reformulé de la presse allemande, 15/03/2016]

[Allemagne] Sabotages contre l’armée à Leipzig et à Berlin [+ incendie solidaire en vue de l’expulsion programmée du squat de la ‘Rigaer strasse’]

Attaques contre l’armée à Berlin et à Leipzig

Berlin. Mercredi 9 mars vers 2h du matin, un bus de l’armée allemande qui était garé devant un hôtel s’est fait péter plusieurs vitres à coups de pierres et de bombes de peinture.
La façade de l’hôtel a aussi été endommagée. Les proprios de l’hôtel ont appelé les flics juste après avoir entendu du tumulte dans la ‘Gürtelstraße’. Ces derniers n’ont pas réussi à mettre la main sur les assaillants.

Leipzig. Mardi 8 mars vers 2h15, 5 camions de l’armée, garés dans une zone clôturée d’un centre de trafic de marchandises le long d’une autoroute, ont été incendiés. Trois autres véhicules, appartenant à des entreprises privées, ont été également détruits. D’après les flics, l’origine intentionnelle de ces incendies ne fait aucun doute. Le montant des dégâts s’élèvent à six chiffres, d’après la presse. Dans la majeure partie des cas, le feu a été bouté dans les cabines de conducteur. Les flammes ont également endommagé deux remorques. La presse ne manque pas de rappeler les récents incendies ayant visé plusieurs véhicules de la douane lors du dernier réveillon ou plus récemment les véhicules de la mairie le mois dernier.

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L’attaque incendiaire a été revendiquée via un communiqué intitulé « Plus jamais de guerre! Plus jamais de fascisme! Des appareils de l’armée détruits à Leipzig » dans la soirée de mardi 8 mars: « Dans la nuit du 7 au 8 mars, nous avons assumé notre responsabiilité. Nous avons contribué au désarmement partiel du rêve de grande puissance allemande et avons crâmé plusieurs véhicules de l’armée. Ainsi, le profiteur de guerre ‘MAN’ s’est constitué comme garage agréé des dommages de l’armée allemande. Ce qui est détruit ici ne peut détruire aucune vie humaine ailleurs. […] Attaquer l’armée allemande et le capital allemand, c’est porter une critique de la domination en acte, et un antifascisme en acte. Nous endossons la responsabilité : groupe autonome ‘Joachim Gauck [1] und Ursula von der Leyen’ [2]… »

NdT:

[1] Président de la république fédérale allemande depuis 2012.

[2] politicarde de la CDU, placé à la tête des armées en tant que ministre fédérale de la Défense depuis décembre 2013.

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Berlin: un véhicule ‘WISAG’ incendié

Berlin, 7 mars. « En guise de préparation du jour où la direction des flics berlinois et son sénateur à l’intérieur (Henkel, NdT) devront se décider à expulser un des projets de squats de cette ville, nous avons incendié Michaelkirchstraße une camionnette de l’entreprise de gestion de maisons et de sécurité ‘Wisag’ dans la nuit du 7 mars.
Un engin incendiaire, rempli d’1,2L d’essence déposé derrière le pneu avant-gauche, s’est occupé de détruire entièrement le véhicule et a signifié un petit aspect de ce que nous entendons sous l’appellation ‘Tag X’. Et pendant que – du sénateur à l’intérieur Henkel (politicien de la CDU, traîté pour l’occasion de ‘Oberkartoffel’, NdT) jusqu’au plus petit porcs policiers – tous en bavant rêvent d’une expulsion du projet du quartier nord (c’est-à-dire du squat de la ‘Rigaerstr.’, NdT), nous travaillerons à l’avenir pour que beaucoup d’entre eux se brûlent les ailes le plus possible dans cette aggravation. Préparons le jour X! »

[Traduit de linksunten]

[Toulouse] Attaque solidaire avec la ZAD de Notre-Dame des Landes – 26 février 2016

[D’après la presse locale, cette attaque s’est déroulée vendredi vers 19h00, au cours de laquelle 48 vitres du bâtiment ont été pétées]

TouloumetropoleLe vendredi 26, février; les locaux de Toulouse Métropole ont été attaqués, en fin d’après-midi.

Le 27 février a eu lieu une grande mobilisation en soutien à la Zad de Notre-Dame des Landes. Nous sommes tout à fait solidaires de la vie qui se construit là-bas : les gens tentent, avec leurs moyens, de poser les bases d’une autonomie à long terme, de plus en plus solide.

Si c’est un combat contre un aéroport qui est à l’origine de la densité des échanges que l’on perçoit à Notre-Dame, il nous apparaît cependant essentiel de ne pas se cantonner à une posture défensive vis à vis d’un territoire. Ainsi, nous avons en mémoire le 22 février 2014, date à laquelle la métropole nantaise a été égratignée par la colère de celles et ceux qui se mettent en jeu pour affronter ce monde de merde. Nous aurions préféré remettre les pieds à Nantes, plus nombreuses et plus déterminées, afin de signifier aux décideurs que nous pouvons être un obstacle à leur rêve de paix sociale, plutôt que de tester à proximité de la Zad, dans l’optique de faire une démonstration de ce que pourraient être nos forces en cas d’offensive.

Il nous paraît nécessaire de sortir d’urgence de cette stratégie qui consiste à ne pas se mettre en danger tant que la zone n’est pas attaquée. Les tentacules de la métropole rendent nos quotidiens chaque jour plus anxiogènes, la répression s’abat régulièrement sur nos gueules, les menaces planent constamment au-dessus de nos têtes.

Bien évidemment, la manière dont Vinci pollue nos vies nous donne envie de lui faire subir notre rage, toujours. Cependant, « ce monde » est bien plus large que ce seul géant du BTP. Vendredi, nous avons choisi de défoncer à coups de marteau les vitres de Toulouse Métropole : et, ce, en solidarité avec la Zad. Car c’est bien ce processus de mise en concurrence de plusieurs « pôles compétitifs » qui doit nous faire avaler n’importe quel désastre du capitalisme. L’aménagement du territoire est un processus global : à l’embourgeoisement d’une rue répond l’implantation d’un centre commercial en périphérie. A la construction d’un aéroport à Nantes répond la destruction d’un quartier pour y bâtir une nouvelle gare, TGV cette fois.

Les cibles sont partout. Visons les décideurs comme les exécutants. Partageons cette gueule de bois qui nous habite quand on saisit l’ampleur des dégâts du capitalisme avec ses responsables : que la nausée les gagne chaque fois qu’ils se réveilleront en apprenant que leurs profits potentiels  se sont faits défoncer à coups de marteau, ou partis en fumée.

Il ne tient qu’à nous de sortir du spectacle de la contestation.

Le sabotage n’est pas un slogan, mais une pratique.

Des individus

[Publié sur indymedia nantes, 1er mars à 14h56]