Monthly Archives: février 2017

[Bâle, Suisse] Attaque de deux banques en réponse à la condamnation de quatre participants à l’émeute du 18 septembre 2015 contre l’exercice de l’armée « Conex15 »

Nous avons entendu parler des quatre personnes [1] qui ont été condamnées jeudi dernier (9 février 2017) pour avoir participé à la manif « No Border – No Nation – No CONEX » contre l’exercice militaire Conex15 et avons ressenti le besoin de ne pas en rester là.

C’est pourquoi nous avons récemment endommagé plusieurs vitres de la ‘Basler Kontonalbank’ (« Banque cantonale de Bâle ») de la ‘Wiesenplatz’ et une vitre de l’agence UBS de la ‘Marktplatz’ à Bâle. Malheureusement, les vitres n’ont pas été complètement brisées (et nous n’avons pas voulu nous éterniser à cet endroit en faisant autant de bruit). Cependant : les dégâts sont là et les vitres doivent être remplacées.

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[Aachen, Allemagne] Récits des audiences du procès contre les compagnon.nes pour braquage de banque

Résumé des audiences des 9, 13 et 14 février du procès de Aix-la-Chapelle :

Les 3 journées ont été essentiellement dédiées aux interrogatoires de témoins de l’accusation  : tout d’abord deux femmes de ménages de la banque et une passante qui, voyant des personnes au comportement « suspect » dans les parages de la banque, avait averti la police.

En général la version des faits des deux femmes de ménage a été assez différente, voire parfois contradictoire, comme par exemple sur le nombre de personnes ayant participé au braquage (variant de 3 à 6) ou à la description d’une femme qui aurait été présente (portant une perruque rouge, ou simplement blonde). Quant à la troisième témoin, elle affirme avoir vu un groupe de 5 ou 6 personnes, dont deux femmes, l’une aux cheveux longs et noirs et l’autre blonde, l’ensemble du groupe ayant l’air d’étudiant-e-s.

Le procureur et le juge ont demandé à l’ensemble des témoins si elles reconnaissaient de possibles participant-e-s au braquage, parmi les personnes présentes dans la salle, ce à quoi toutes ont répondu par la négative.

Un flic en civil en charge de l’enquête se trouvait aussi dans le public, prenant des notes et observant tout le monde, dans et hors de la salle. Sur l’interpellation de l’avocate, il a dû reconnaitre qu’il fait partie du LKA (Landeskriminalamt) et la procureur a justifié sa présence par le fait que l’enquête est encore ouverte.

La troisième session s’est centrée sur le témoignage technique de l’expert en ADN du LKA qui a analysé les traces trouvées sur quelques vêtements et objets et décrit les méthodes utilisées pour déterminer la coïncidence avec les relevés faits sur nos compagnon-ne-s lors d’un faux contrôle d’alcoolémie pour l’un et sur une canette de bière pour l’autre.
L’expert a répondu aux questions du tribunal et des avocats en reconnaissant qu’il n’est pas possible de déterminer depuis combien de temps une trace Adn se trouve sur un objet et que la “qualité” de la trace varie entre autre en fonction de la sorte de matériel (métal rugueux ou lisse, tissu, matériel poreux, etc.) ou des habitudes d’hygiène.

La quatrième session a suivi à peu près le même scénario avec d’autres témoins : les 2 employés de la banque qui avaient les clefs du coffre-fort et qui sont descendus au sous-sol avec 2 braqueurs.
Le premier se rappelait une femme avec une perruque platine et trois autres personnes ayant toutes entre 20 et 30 ans. Il n’a pas reconnu les objets que le juge lui a montrés sur des photos.
Le second (sous-directeur de l’agence) se souvenait de trois ou quatre personnes. Une femme portant une perruque noire ou marron foncé et avec un pistolet. Face aux photos, il a indiqué que le sac et la perruque pourraient coïncider avec ce qu’il se rappelait.
Aucun des témoins n’a reconnu une personne présente dans la salle comme ayant fait partie de l’équipe.
A la fin de chaque témoignage, les vidéos prises par 3 cameras du sous-sol de la banque (où se trouve le coffre-fort) ont été revisionnées pour voir si les témoins se souvenaient d’autre chose, ce qui n’a pas été le cas.

A chaque fois, les accusé-e-s ont pu compter sur le soutien de compagnon-ne-s solidaires présent-e-s dans la salle. La prochaine séance aura lieu jeudi 16 février partir de 9h.

[Résumé à partir de l’espagnol de solidaritatrebel par cette semaine, 2017/02/15]

[Publication] Dans toutes les directions

A propos de frontières, de forteresses et de liberté

Le concept de frontière signifie généralement une séparation géographique délimitant un territoire étatique ou municipal par rapport à un autre. Parfois, ces zones sont délimitées à travers des « obstacles » naturels comme des rivières ou des montagnes, et dans d’autres occasions elles sont tracées à la règle de manière coloniale. Mais dans tous les cas, les frontières déterminent un territoire dominé et administré autoritairement et devant être protégé et défendu contre l’extérieur. Ainsi, la sécurisation des frontières avec des systèmes (murs, grilles, etc.) et du personnel (police, armée, etc.) de protection ne date pas des « derniers » mouvements migratoires déclenchés par la catastrophe planétaire. De la même manière, les guerres menées pour des conflits frontaliers et des visées de pouvoir territoriales font partie des horreurs trop connues de toute domination.
A l’intérieur même de toute frontière, d’autres méthodes de contrôle et de domination des humains rentrent en jeu, en apparence moins directement agressives, mais cela ne change rien au but permanent de maintien et de développement des rapports de pouvoir existants dans le cadre de la construction nationale.

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Les compagnon.nes Monica et Francisco expulsé.e.s d’Espagne vers le Chili

Il a filtré depuis plusieurs jours par la presse que l’État espagnol a décidé d’expulser au Chili les compagnon-ne-s Mónica Caballero et Francisco Solar, après avoir rabaissé leur peine de 12 ans à 4 ans et demi. Ils ont obtenu l’expulsion au vu de leur période d’incarcération déjà réalisée et du type de peine.

Concrètement les compagnon-ne-s attendent actuellement que soient mises en place les démarches pour être expulsés au Chili, où la police espagnole les remettra entre les mains de la police chilienne, pour ensuite être libérés.

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[Paris, XIXème arr.] Poulets en plein air

En passant par la place des fêtes (19ème arrdt),

En début de semaine, on a vu que les vitres du commissariat de la place laissaient passer de gros courants d’air, et qu’un tag ornait la façade : « vengeance » avec une flèche indiquant les vitres trouées. Le temps de dégaîner notre appareil photo, le tag avait disparu, mais il reste des planches en bois à la place de vitres aux fenêtres.

[Publié sur indymedia nantes, vendredi 17 février 2017]

[Barcelone] Double attaque incendiaire en solidarité avec les anarchistes inculpé.e.s pour braquage à Aachen

Attaque solidaire avec les anarchistes emprisonné-e-s en Allemagne

Dans la nuit du 28 janvier dernier, nous avons brûlé deux véhicules de l’entreprise Prosegur, près de leur siège dans le quartier de Bellvitge, Hospitalet. Nous ne pensons pas nécessaire de justifier cette attaque contre ces misérables chiens de garde.

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[Montreuil] Apéro-discussion autour de l’affaire de l’attaque d’une voiture de flics le 18 mai 2016

Suite à l’arrestation d’un compagnon à Montreuil et à sa mise en examen dans l’affaire de la voiture de flics cramée le 18 mai 2016 au quai de Valmy, apéro dînatoire en mode auberge espagnole aux Condos, 43 rue de Stalingrad à Montreuil, jeudi 23 février à 18H.

Ces derniers jours, après que quatre salopards ont tabassé et violé Théo, on voit dans les rues la haine de la police éclater en paroles et en actes. En parallèle, mardi 7 février, les flics de la police judiciaire ont capturé un pote dans un squat à Montreuil. Ils l’ont envoyé à la prison de Fleury-Mérogis où il est en attente de son procès pour « tentative d’homicide sur personne dépositaire de l’autorité publique » et « violences et destructions en bande organisée ». Il est accusé d’avoir participé à l’attaque de la voiture de police incendiée sur le quai de Valmy l’an dernier.

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[Bruxelles, Belgique] Attaque par le feu en solidarité

Nouvelle attaque incendiaire à Bruxelles et ses environs, le 11 février 2017 nuit.

- incendie d’un véhicule d’indic’ des keufs locaux et fédéraux en solidarité avec Damien et avec tous-tes les prisonnièr-e-s.

Contre ce (vieux) monde d’autorité et de résignation…
pour le printemps, la liberté, la lumière, la nuit et l’égalité

viva Anarchie.

[Publié sur indymedia bruxelles, 13 février 2017]

[Montreuil, 93] Petite contribution solidaire au désordre dans le 93

Samedi 11, suite à la belle émeute de Bobigny,  on avait encore envie…

…et nous avons cramé une voiture COFELY devant le Fort de Noisy. COFELY-ENGIE est propriétaire de GEPSA, premier partenaire privé dans la gestion des taules (pour infos)

Une pensée aux revoltés dans le 93, aux mutins dans les prisons, comme à Valence, au beau feu de la voiture de flics du 18 mai dernier. Un salut complice et solidaire aux anarchistes en prisons, en France comme ailleurs.

Répandons la révolte!

[Publié sur indymedia nantes, dimanche 12 février 2017]

[Toulouse] Solidarité en émotions et en actes

Une voiture d’agence immobilière et un tractopelle eiffage ont brulé la nuit du 10 au 11 février. Quelques allumes feu et de la motivation ont suffi.

Nous avons ciblé l’entreprise eiffage car elle construit des taules, et une agence immobilière au hasard, car elles nous pourrissent la vie, toujours.

Mais d’autres raisons nous ont poussé.e.s à agir. La dernière lettre de Damien que nous avons lue nous a redonné un peu de courage. ça fait plaisir de constater que les actes de solidarité parviennent à l’intérieur, et atteignent leur but lorsqu’elles « colorent la griseur des murs ».

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