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[Etats-Unis] Solidarité avec les rebelles de Milwaukee dans les rues [Mise-à-jour 18 août]

Olympia, USA : balade solidaire avec les rebelles de Milwaukee

pennyslvanieLe samedi 13 août à Olympia, des anarchistes ont marché en solidarité avec les émeutiers et les rebelles de Milwaukee. Après que Sylville Smith a été abattu par la police, des résidents se sont soulevés et ont affronté la police en brûlant des bâtiments et détruisant des véhicules de police. […] Nous sommes descendus dans la rue pour donner de l’écho à leur lutte, pour s’assurer que tout le monde entendent les noms de ceux tués par la police et de rappeler à Olympia que la lutte contre la police est continue et partout.

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[Milwaukee, Etats-Unis] Deux nuits de révolte incendiaire après un meurtre policier – 13 et 14 août 2016

A car burns as a crowd of more than 100 people gathers following the fatal shooting of a man in Milwaukee, Saturday, Aug. 13, 2016. The Milwaukee Journal Sentinel reported that officers got in their cars to leave at one point, and some in the crowd started smashing a squad car's window, and another vehicle, pictured, was set on fire. The gathering occurred in the neighborhood where a Milwaukee officer shot and killed a man police say was armed hours earlier during a foot chase. (Calvin Mattheis/Milwaukee Journal-Sentinel via AP)

Les militaires de la garde nationale ont été mobilisés dimanche par le gouverneur du Wisconsin afin de ramener le calme à Milwaukee, où de violents heurts ont opposé manifestants et la police américaine après que les forces de l’ordre eurent tué un suspect la veille.

Dans la nuit de samedi à dimanche, une foule de manifestants en colère a caillassé des voitures de police et mis le feu à plusieurs commerces de la ville située à quelque 130 km au nord de Chicago, dans le nord des États-Unis.

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[Californie, USA] Contre leur monde cyber-connecté et technologique

Un homme a été arrêté par la police californienne (Etats-Unis) pour avoir lancé, en mai, deux bouteilles de bière transformées en cocktails Molotov contre une voiture de Google appartenant au dispositif Street View.

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[Bloomington, Etats-Unis] Attaque contre les bureaux de probation

cat-1Comme petit geste, nous avons détruit les fenêtres du bureau des services de probation dans la nuit du 11 juin 2016.

Police, tribunaux et prisons constituent un tissu de contrôle qui cherche à écraser les êtres humains, les forçant à se conformer à un ordre social de hiérarchie et d’exploitation. Tandis que cela se manifeste par des meurtres policiers et la brutalisation de prisonniers, ce contrôle prend de plus en plus le rôle de répression diffuse à travers les systèmes de détention domiciliaire, les TIG, la liberté conditionnelle et la probation. Dans chacun de ces systèmes d’auto-maintien-de-l’ordre, la capacité de résistance collective est réduite à néant, isolant ces rebelles qui ne se soumettront pas à ces formes d’emprisonnement doux.

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[États-Unis] Quelques mots de Michael Kimble sur la pacification racialiste à l’intérieur et à l’extérieur des taules

[Ce texte a été écrit par Michael Kimble, prisonnier américain noir et homosexuel condamné à perpétuité pour le meurtre d’un bigot homophobe, il y a une trentaine d’année. Il s’agit d’une lettre qui fait partie d’un recueil en anglais, publié sous forme de fanzine, intitulé To struggle means we’re alive (« Lutter veut dire que nous somme en vie »), et réunissant des textes de prisonniers sur les révoltes de Ferguson, de Baltimore et contre la police aux États-Unis. Il nous semble être la contribution du fanzine la plus intéressante d’un point de vue anarchiste, d’abord parce qu’il est une critique des tenants du racialisme américain, qu’il soit d’Etat ou militant, mais aussi parce que nous sommes là bien loin des quelques dérives judiciaristes, familiaristes et culturalistes des réponses politiques souvent portées en France (et ailleurs) face aux assassinats policiers, qu’ils soient racistes (comme souvent aux États-Unis) ou non.]

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[Californie, USA] S’attaquer aux icônes du catholicisme….

Prêtre canonisé par le pape: deux statues vandalisées en Californie

1062702-plusieurs-pierres-tombales-ete-vandaliseesDeux statues du missionnaire espagnol du XVIIIe siècle Junipero Serra, canonisé par le pape François mercredi dernier aux États-Unis, ont été vandalisées en Californie durant le week-end, selon la police lundi.

Junipero Serra, mort en 1784, avait été un des premiers évangélisateurs de la Californie et sa canonisation par le pape était très controversée chez les Amérindiens, qui le voyaient comme «le meurtrier de leur peuple et de leur culture».

Deux statues et plusieurs pierres tombales du cimetière où il est enterré à Carmel-by-the-Sea, sur la côte au sud de San Francisco, ont été vandalisées dans la nuit de samedi à dimanche, a précisé la police. De la peinture et des marqueurs ont été utilisés pour défigurer des statues de Serra et d’autres pionniers inhumés à cet endroit, a dit le porte-parole de la police Luke Powell.

Les vandales s’en sont également pris aux portes de la basilique Mission San Carlos Borromeo, qui est classée monument historique, et au mausolée.

«Les statues ou signes de Serra ou d’autres descendants d’européens ont été particulièrement visés», a dit M. Powell. «Pour cela, nous dirigeons notre enquête vers un crime motivé par la haine».

Le pape a profité de son voyage aux États-Unis la semaine passée pour canoniser Junipero Serra, mercredi à Washington. Cette décision avait été très mal accueillie par les Amérindiens et une pétition avait demandé instamment au pape François d’abandonner sa décision.

«L’évangélisateur de l’Ouest» avait déjà été béatifié en 1988, sous le pontificat de Jean Paul II.

Le pape Jean Paul II avait demandé pardon aux peuples amérindiens en 1992.

Selon M. Powell, les profanations du week-end semblent liées à la canonisation du missionnaire. Il a rapporté qu’au moins une autre statue de Junipero Serra avait déjà été vandalisée la semaine passée.

Le nom de Serra est fréquemment utilisé en Californie: il a été donné à des noms de rues, d’écoles et même à une montagne, le Junipero Serra Peak dans le comté de Monterey (1785 m d’altitude).

Leur presse – AFP, 28/09/2015

Relire : Odium fidei, sur le rôle de l’Eglise et la nécessité de s’en prendre à elle

[Etats-Unis] Les sabotages de lignes de fibre optique se poursuivent dans la baie de San Francisco et dans l’Arizona

Des saboteurs ont sectionné une énième ligne de fibre optique dans la région de la baie de San Fransisco cette semaine, le 12ème acte de ce type dans la région au cours de cette année.

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La dernière attaque a eu lieu à San Joaquin Valley town of Stockton, perturbant internet, téléphone mobile, le sevice 911 pour des dizaines de milliers de clients ‘d’AT&T’ et ‘Verizon’ dans trois comtés de l’est de San Francisco. Le service a été rétablie au bout d’une journée après le sabotage de ce mardi [28 juillet 2015].

Le FBI, qui enquête sur ces sabotages, n’a pas exposé le motif, mais a dit que les attaques se passent d’habitude dans des zones éloignées où il n’y a aucune caméra de surveillance. Les premiers sabotages de lignes de télécommunications en Californie ont débuté en juillet 2014. Pour l’instant, la vague d’attaques se poursuit sans qu’il n’y ait eu d’arrestation. […]

Depuis février 2015, le FBI enquête également sur un sabotage de ce type en Arizona. Il n’y a pas eu no plus d’arrestation jusqu’à présent.

A travers le nord de l’Arizona, les gens ne pouvaient plus utiliser internet, leurs téléphones mobiles ou téléphones fixes pendant plusieurs heures mercredi après que quelqu’un ait sectionné une ligne de fibre optique qui alimente les communications à une grande partie de l’Etat.

Les capitalistes ne pouvaient plus procéder aux transactions de cartes de crédit, les distributeurs automatiques de billets ne fonctionnaient plus, les bases de données des flics étaient rendues indisponibles et même les bulletins météologiques ont été affectés dans une zone s’étirant du nord de Phoenix à Flagstaff, à environ 100 miles de distance. Il n’y a eu aucune estimation rendue disponible concernant le nombre de personnes touchées.

Disséminons l’attaque sur le complexe carcéral techno-industriel !

Traduit librement de l’anglais de In the Belly of the beast, 3 August 2015

[Olympia, USA] Contre la police et les fascistes qui la soutiennent : une préface à la bataille du 30 mai 2015

Mercredi 20 mai:

Deux jeunes hommes noirs, Bryson Chaplin et André Thompson se font tirer dessus dans la nuit. Le tireur, un flic blanc nommé Ryan Donald se dit être un ancien agent de prévention des sinistres, officier pensionnaire de patrouille, et un soldat américain. Il portait probablement de la haine et une vision militariste du monde apprise via un engagement antérieur en tant que force d’occupation étrangère, et un homme de main national d’un apartheid raciste dans le Sud-Ouest. Dans les premières heures de cette matinée, il déploie cette logique sur un terrain plus local.

La violence de la contre-insurrection est chirurgicalement appliquée sur le front intérieur, dans l’intérêt de la protection de la propriété et de facto le règne du statu quo des suprémacistes blancs. Deux jeunes rebelles, frères, skaters, hommes noirs, apparemment pas encore anéantis par le mythe de la paix sociale, ne se sont pas totalement inféodés à la doctrine selon laquelle la propriété est sacrée, se font tirer dessus, poursuivre et une nouvelle fois tirer dessus, une fois sur Thompson, cinq fois sur Chaplin. Les deux sont hospitalisés, l’un dans un état grave et l’autre dans un état critique. Les deux seront probablement en vie, mais il semble que Chaplin sera laissé paralysé.

La police a affirmé qu’ils essayaient de voler des bières et attaqué l’officier avec des skateboards. L’avocat représentant les deux hommes prétend qu’ « Ils ont effectivement été abattus à plusieurs reprises par derrière » et qu’ « Il est évident qu’ils n’étaient pas en train d’attaquer l’officier de police au moment où ils se sont retournés ». Peut-être qu’ils ont résisté. S’il en est ainsi, nous les soutenons encore plus.

Jeudi 21 mai 2015 :

Le mot se répand rapidement. Le dégoût se répand à travers la petite ville. Les politiciens et les responsables libéraux appellent à la retenue. « Nous devons déterminer si la bière a en réalité plus de valeurs que deux vies noires avant que nous réagissions imprudemment. » est le récit réactionnaire de base. Mais la première manif est quasi-immédiate, un petit rassemblement converge au centre-ville pour montrer l’opposition au silence devant la terreur policière. Plus tard dans la journée, une manifestation de plusieurs centaines de personnes apportent du nombre dans les rues d’Olympia, ce qui n’a pas été vu depuis des années. « Nous apprécions la protestation pacifique » s’exclame rapidement et sincèrement le service de police, tentant de se positionner du côté du dialogue et de la réconciliation (ou prenant soin de manière importante d’éviter le conflit). Désormais cette nuit a lieu une troisième manif et cette fois le message est contre la réconciliation et la police en général. Il y a eu quelques dizaines de participants, plusieurs en noir, qui parcourent les rues en chantant « Cela [Les violences policières, NdT] ne s’arrêtera que lorsque le dernier flic mourra » en admettant de manière tranchée que la violence policière ne cessera que lorsque la police cessera d’exister.

Il y a plusieurs plusieurs altercations de ci-de-là avec des patrons de bar racistes, de façon que la police garde largement leur distance jusqu’à ce qu’un affrontement se produise entre les manifestants anti-police et les soutiens pro-police à l’extérieur de la mairie. Un ordre de dispersion est donné et est ignoré tandis que les grenades de déflagration sont déployées dans les rues de la petite capitale. Les gens restent rebelles et des pierres sont lancées sur les officiers. Lorsque la foule se disperse, c’est uniquement pour se rassembler de nouveau derrière la police. Dans une dernière démonstration de mépris, la foule bloque la rue avec des poubelles et lance des flyers anti-police en l’air et puis se disperse de manière coordonnée.

Pendant le week-end et jusqu’à la semaine d’après :

Il y a plusieurs manifs et contre-manifs. Le lundi, un petit groupe d’individus – la plupart en noir – organise une autre marche improvisée contre la police. Il y a des petites échauffourées avec des racistes des environs et une fenêtre de la devanture de la ‘Olympia Downtown Association’ [Association du centre-ville d’Olympia, NdT], une force de l’embourgeoisement qui déclare qu’ils veulent « un centre-ville vibrant où une communauté diversifiée fleurira avec des options de shopping unique. » est détruite. Bien sûr, ça signifie une politique de réévaluation pour rendre le centre-ville attractif pour les yuppies qui feront ce « shopping unique ».

Pendant cette période, « All lives mater » [Toutes les vies sont importantes, NdT [1]], des soutiens de la police, commencent à rendre leurs présences plus manifestes. Ces racistes de facto commencent à apparaître aux alentours de la ville de manière semi-organisée, qui sont habituellement surpassés en nombre par les anti-racistes. Parmi les défenseurs de la violence policière raciste, une foule appelée ‘Black Top Demon’ s’est révélée être l’un des segments organisés les plus grands et plus importants. Ils ont un groupe qui semble se constituer principalement en tant que club de voitures et semble se réunir autour d’une bande de rock merdique aussi appelée ‘Black Top Demon’. Un sac à merde local nommé Joe Ty en est apparemment le leader.

Mardi 26 mai 2015:

« Il y a des nazis à l’extérieur de la mairie ». Le mot se répand dans une ambiance de panique parmi une poignée d’antifascistes qui se trouvaient en ville. Des amis sont contactés, des gens entrent dans les bars pour alerter de la menace et leur demander de se préparer pour s’opposer aux nazis. Quelques personnes lancent un appel d’avertissement que la plupart ignore, soit par indifférence, par lacheté ou par complicité. Il y a un temps d’arrêt aux bords opposés du carrefour tandis que des insultes sont échangées. « Dégagez de notre ville espèces de nazis de merde » est le cri du rassemblement mais une confrontation physique semble malavisé à ce moment-là. C’est indiqué par leur tenue et les symboles qu’ils exhibent sur leurs vêtements et un grand drapeau « life-rune » que ce sont des skinheads néonazis pour la plupart probablement associés aux gangs de prisonniers de la mouvance White-power [‘pouvoir blanc’, NdT] tels que le ‘Volksfront‘. Ils sont 11 au début, mais leur bord grimpe finalement à environs 15 nazis. Ils sont en fin de compte surpassés en nombre par 30 anti-fascistes.

Il y a des photos prises dans un effort de les identifier. Des véhicules associés et les numéros de plaques d’immatriculation sont aussi documentés. Il est noté qu’un chauffeur de taxi local connu sous le nom de Matthew Craney montre son soutien et s’engage dans des relations amicales avec les fascistes. Les membres du ‘Black Top Demon’ font une démonstration coordonnée de soutien en vue de renforcer les rangs des néonazis, en montrant plusieurs voitures, garant en nombre leurs bagnoles, les saluant de manière visible, secouant leurs mains et les applaudissant. Lorsqu’il a été interpellé à haute-voix pour s’affilier avec les nazis, Joe Ty a répondu « J’ai un batteur noir » et a déclaré son désir de collaborer avec n’importe quel événement pro-police. Il fait également partie des amis de plusieurs skinheads racistes sur facebook.

Samedi 30 mai:

L’appel est fait « Envahissons les rues. Chassons les nazis ». Les anti-fascistes commencent à se préparer au combat. Le média local a fait circuler une rumeur selon laquelle cette manifestation était une contre-manif à un rassemblement nazi prévu. C’est faux. Il n’y avait aucun rassemblement nazi prévu pour la soirée de samedi, ou un quelconque lieu, autant que nous savons. Les nazis se sont montrés en réponse à la manifestation anti-fasciste. La nuit de samedi a été une action défensive dans la mesure où ça a été de manière spécifique une démonstration de force militante contre la présence des nazis, mais pro-active vu que c’était contre la violence raciste en général,y compris la violence policière.

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On doit admettre, que comme dans plusieurs régions de ce pays, le Pacific Northwest a un problème avec les nazis. La population blanche en surnombre dans la région constitue un testament direct pour le fonctionnement brutal du génocide contre les personnes natives de cette région. Pourtant telle une mise au jours absurde de ce qui est véritablement dégueulasse et qui est sans cesse appelé la nature du racisme blanc, les néo-nazis ont sans cesse appelé à une  « nation blanche indépendante et souveraine dans le nord ouest du pacifique ». Avec une ignorance apparement totale (et que certains présumeraient intentionnelle) de leurs statuts de colons, ou embrassant ouvertement le privilège colonial, ces ordures dénigrent sans ironie les autres immigrés (non blancs) pour empiéter sur ce qu’ils considèrent comme leur droit de naissance.

Bien sûr des plans grandioses tels que l’établissement d’une « patrie aryenne » peut sembler outrageant mais l’intention détestable derrière un tel positionnement est réel. Si quelqu’un doute du sérieux de la menace que représente ces extrémistes racistes, nous rappelerons à chacun qu’en 1992, un jeune américain d’origine asiatique, Robert Buchanan Jr. , a été frappé à mort à Olympia par deux skinheads nazis. Dans ce contexte, les antifascistes prennent au sérieux la menace d’une présence nazie organisée et en conséquence se préparent pour samedi.
C’est prévu que les nazis se montreront, mais le moment et le nombre est moins certain. Il y a des bruits qui courent sur les forums fascistes en ligne au sujet de la manif mais personne ne sait exactement à quoi s’attendre. Cependant, il semble que ce soit compris par tous que les gens doivent être prêts à se défendre eux-mêmes et les uns les autres. Après 9 heures, environ 200 antifascistes s’assemblent, beaucoup vêtus de noir, masqués et portant des armes au grand jour y compris des battes de baseball et des bares de fer. La taille du groupe, d’un point de vue militant et de diversité, est une surprise plaisante même pour les plus optimistes d’entre nous. Ce ne sera pas une bagarre entre deux groupes sectaires. Ce sera une communauté entière qui se rassemblera pour neutraliser ensemble physiquement une menace collective.

La foule commence à bouger de manière hésitante mais avec l’indignation construite d’une mobilisation en colère. Tandis que les gens traversent la rue principale dans le centre-ville, le chant « nazis hors de Oly! Prenons les rues ! » gagne un puissant dynamisme. Les fusées éclairantes brûlent pou refléter une lumière rouge au-dessus d’une foule portant des drapeaux, des battes et des marteaux au-dessus de leurs têtes. Quiconque passant par là qui n’est pas d’accord sur le fait que « les vies des noirs sont importantes » [Black lives matter] sont dissuadés d’exprimer leur opinion ce soir.

La marche vont d’un côté du centre-ville à l’autre, passant par la mairie où certains s’attendaient à ce que les nazis fassent un contre-rassemblement. Ils n’y étaient pas jusqu’à ce que la manifestation fasse un second passage à travers la ville et que les gens à la fin de la marche repèrent les nazis. Il y avait seulement une dizaine d’entre eux, s’attardant du côté sombre d’une rue, semblant incertains si oui ou non ils voulaient se battre contre une foule puissante d’antifascistes. Une fois qu’ils sont repérés de toute façon, la balle n’est plus dans leurs camps. Une confrontation commence immédiatement. Un extincteur est vidé en pleine face des nazis tandis que des projectiles commencent à les atteindre. D’abord, le combat débute alors que la plupart du black bloc arrive tranquillement de la tête de la marche. L’affrontement est intense mais les fascistes sont vite acculés et commencent à courir comme s’ils croyaient que leurs vies étaient en danger. La foule entière les chasse de leurs véhicules à quelques pâtés de maison. Tandis qu’ils se désintègrent, leurs voitures et camions sont violemment attaqués. De multiples fenêtres sont détruites alors qu’ils essaient de s’échapper. Un sourire de joie émerge de la foule entière avec une sincérité et une joie collective que même les plus aguerris parmi nous n’ont jamais expérimenté auparavant. Le chant « à qui sont les rues ? A nous ! » n’a jamais été autant approprié. Nous avons gagné.

Une des nombreuses batailles à venir:

Il est évident en soi que les nazis ont désespérément perdu le contact avec la réalité. Ils croient qu’il y a une conspiration internationale contre les blancs. Ils croient que la presse est contrôlée par les communistes. Et nous étant bénéfiques, ils semblent croire que tous les antifascistes sont des hippies-pacifistes faibles. C’est clair de manière écrasante par le fait qu’ils ont même montré leurs tronches ce samedi soir et qu’ils n’avaient pas anticipé une telle mobilisation massive et militante. Il n’y avait aucun moyen pour qu’ils puissent gagner cette confrontation. La chose la plus magnifique que les fascistes puissent faire pour nous est de sous-estimer notre violente haine à leur encontre, notre nombre et notre détermination à détruire le monde qu’ils représentent. De la même manière que nous devrions également être prudents à ne pas les sous-estimer et également leur habilité à tirer des enseignements des confrontations de rue. Nous avons gagné cette bataille, difficile, mais ce ne sera pas la dernière. Malheureusement, les gens sont en lutte contre ces saloperies depuis des générations.

Nous devons reconnaître également une des fonctions clés que les fascistes représentent dans leurs efforts. Par la tentative d’avoir une présence publique, ils détournent l’énergie de combattre les racistes qui sont en réalité au pouvoir. Les nazis posent une menace violente réelle, mais c’était un officier de police d’Olympia qui a tiré des coups de feu sur deux hommes noirs il y a moins de trois semaines. Les nazis doivent être combattus à chaque endroit où ils émergent, mais nous devons comprendre que cette fanfaronnade de la vigilance-blanche est simplement l’arme de crise de la suprématie blanche. Là où la violence de la police est limitée par le besoin de l’Etat de maintenir l’illusion de la légitimité et du rôle de la loi, les fascistes s’interposent pour défendre la même structure du pouvoir. C’est pourquoi la lutte contre la police et la lutte contre les fascistes sont une seule et même chose. Et nous continuerons jusqu’à ce que les deux soient détruits.

Contre la suprématie blanche et toute hiérarchie. Pour la liberté totale.

Des anarchistes d’Olympia

Notes de Traduction:

[1] Une volonté des racistes de contre-carrer le slogan inverse « Black lives matter » qui est né lors des récentes manifs contre les violences policières visant des jeunes noirs, et ainsi nier le caractère raciste des forces de l’ordre à travers la violence qu’elles exercent quotidiennement.

Traduit de l’anglais d’anarchist news, 5 June 2015

Un autre récit de ces événements à lire en anglais :

[Etats-Unis] Réponse à un meurtre policier à Portland (Oregon)

googcopMichael Harrison, un homme en détresse qui a utilisé un couteau de cuisine pour se mutiler, a été tué par balles par les officiers de police de Portland dans la soirée de dimanche 17 mai 2015.

Ceci a toujours été la réponse du bureau de police de Portland et de la police du monde entier pour harceler, blesser et assassiner les personnes rencontrant des problèmes de santé mentale.

Partout, des flics tuent des gens de couleur, les pauvres, ceux qui font face à des crises de santé mentale et d’autres marginalisés dans la société. Le message est clair que, pour servir un petit nombre, beaucoup sont entièrement superflus.

Un groupe de 15-20 personnes est descendu dans les rues lundi soir après avoir eu vent de ce récent assassinat policier à Portland. La petite manifestation a pris toutes les ruelles de Broadway allant vers l’ouest de la 10ème. La marche a commencé avec des chants de « flics, porcs, assassins » et « tous les flics sont des bâtards ». Il semble que l’occasion a été saisie pour casser les fenêtres d’un Starbucks et d’une baque à proximité. Le groupe a tenu la rue pendant quelques temps soutenu par les coups de klaxon et les poings levés des passants.

Des cônes régulant le trafic et de l’équipement de chantier ont été traînés dans la rue pour ralentir la circulation. La police s’est montrée en masse à l’angle de la Williams Avenue, peut-être 8 à 10 véhicules au total. […] La marche est retournée vers l’est et le groupe a décidé de se disperser quand il s’est senti en sûreté, tandis que les flics sont restés dans la zone encore quelques temps. Ceci a été un petit geste pour Michael Harrison, Aaron Campbell, James Chasse, Jack Collins et tous les autres abattus par la police […] Pour toutes les personnes dont les vies ont été enlevées par la police, pour nous-mêmes, nous continuerons à lutter pour un monde sans police.

ACAB.

Traduit de pugetsoundanarchists, 21 May 2015

[Philadelphie, Etats-Unis] Des caméras de surveillance démontées – 3 mai 2015

Dans la nuit du 3 mai, nous avons démonté quelques caméras de surveillance des lotissements inachevés qui étaient attachées dans le quartier Mantua, juste au nord de la cité universitaire à Philadelphie. Enlever des caméras n’est pas difficile à choper et à abattre ou utiliser un long bâton est suffisant pour en démolir rapidement.

Alors que les quartiers s’embourgeoisent, autant que les changements policiers, évoluant pour protéger les bourgeois, les étudiants et de nouveaux commerces, toujours au détriment des marginalisés et des exploités. Les caméras de surveillance sont un signe encourageant pour ceux qui estiment que la police les protégera et un rappel pour tous les autres que les porcs sont juste à l’angle de la rue.

Cette action facile et amusante ne peut pas avoir beaucoup d’impact en elle-même, mais si ce type d’activité se multiplie, nous pouvons créer des zones d’opacité dans des endroits par ailleurs qui s’embourgeoisent. La suppression des caméras de surveillance laisse place à d’autres attaques anti-gentrification bien plus destructrices qui peuvent être menées avec moins de risque.

Nous sommes plus qu’excités de voir que des compagnon-nes ont attaqué la gentrification à l’ouest et au sud de Philly*.

A bas la gentrification.

A bas la société carcérale qu’ils construisent autour de nous.

Traduit de anarchist news, 7 May 2015 à 08h05

NdT:

*Diminutif pour désigner la ville de Philadelphie.