Archives par étiquette : Berne

[Berne, Suisse] Un camion de l’armée part en fumée – 27 janvier 2016 [ES]

Dans la nuit du mercredi 27 janvier 2016 à Berne, aux alentours de 2h40, un camion de l’armée, garé au ‘Wylerringstrasse 34’, a été complètement carbonisé. Selon la police, l’origine intentionnelle de l’incendie ne fait aucun doute. La rapide intervention n’y a rien changé: les dégâts s’élèvent à « plusieurs centaines de milliers de francs » selon les flics, qui depuis recherchent activement le(s) auteur(s).

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[Traduit de la presse suisse-allemande, 27/01/2016 à 17h35]

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espanol:

[Berna, Suiza] Un camión del ejército se convierte en humo – el 27 de enero del 2016.

Por la noche del miércoles 27 de enero del 2016 en Berna, alrededor de 02:40, un camión del ejército estacionado en ‘Wylerringstrasse 34’, fue completamente carbonizado. La policía dijo que la causa del incendio es con certeza intencional. La intervención rápida no ha cambiado nada: el daño asciende a « varios cientos de miles de francos » segun la policía, que desde entonces está buscando activamente a lxs culpables.

[Transmis par mail, 23/02/2016]

[Berne] Attaque de trois commissariats – 21 octobre 2015

Dans la nuit du mercredi 21 octobre, trois postes de police de Berne ont été vandalisés. Celui de Köniz s’est fait défoncer ses vitres et celui de Bümpliz a été entièrement tagué. Au Nordring, trois véhicules personnels de flics ont pris feu, mais ont malheureusement été éteints assez vite par eux.
Malheureusement, car ces laquais peuvent aussi être attaqués et atteints dans leur vie privée. […]

[Traduit par cette semlaine de l’allemand de Dissonanz n°13 (Zurich) 28 octobre 2015]

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Dans la nuit du 20 au 21 octobre 2015, nous avons attaqué les postes de police et/ou ses voitures à Bümpliz, Köniz et à Lorrainequartier.

Nous avons attaqué la police parce qu’elle défendra toujours les intérêts des puissants. Bien que les flics ne soient que des marionnettes, c’est la police en personne, autrement dit les policiers et policières, qui sont en place et protègent l’ordre. Ils protégeront toujours les riches et leurs propriétés, ils poursuivront et enfermeront toujours les personnes sans-papiers, ils essaieront de nous empêcher de lutter pour nos rêves et de vivre comme nous le voulons. Avec toute la violence dont ils ont besoin pour cela.

Nous en avons assez que les personnes basanées soient chassées dans les trains, à la gare de Berne et devant les écoles, que les flics pénètrent dans les maisons et les vies des gens, les humilient, que des manifestations soient attaquées et empêchées par la police, que la résistance contre l’existant soit exposée à leur répression.

Nous en avons assez de nous soumettre, de nous discipliner nous-mêmes à la violence d’Etat. C’est pourquoi nous attaquons, ici et maintenant et constamment, et nous espérons que vous participerez. Il y a beaucoup de cibles, de moyens et de chemins qu’il s’agit d’explorer.

Traduit de aus dem Herzen der Festung, 23/10/2015

[Berne, Suisse] Attaques en série contre les commerces de l’embourgeoisement

Les anti-bobos frappent aussi en Suisse

5D17727C38D394D14BD95C77B1E600ADIl n’y a pas qu’en Angleterre que la gentrification des quartiers populaires fâche. Depuis cet été, une vague de vandalisme touche la ville de Berne.

Fin septembre, près de 200 personnes prenaient d’assaut le Cereal Killer Café, un bar à céréales tenu par deux jumeaux hipsters, dans le quartier populaire londonien de Shoreditch. Ces vandales dénonçaient la «boboïsation» ou gentrification de ce secteur historiquement ouvrier. Avec pour conséquence un renchérissement du coût de la vie.

Plus près de nous, la ville de Berne vit le même phénomène depuis le mois d’août dernier. Dans le quartier de la Lorraine, où fleurissent les bars branchés, restaurants végétariens ou autres boutiques bio, des vitrines sont régulièrement saccagées. La dernière attaque date du week-end dernier, comme l’ont rapporté les médias alémaniques. Si aucune revendication officielle ne fait état d’une lutte ouverte contre les commerces et établissements publics à la mode, le caractère répété de ces actes de vandalisme laisse penser à une fronde populaire.

Jouer sur les loyers

La galerie d'artistes

La galerie d’artistes

Dans son journal du matin, la RTS la Première a décrypté vendredi ces attaques. Reto Nause, directeur de la sécurité de la ville, commence par souligner leur relative nouveauté: «Avant le combat était surtout politique. Il s’est à présent déplacé dans la rue», explique-t-il. Tout en reconnaissant que la gentrification pose des problèmes, en particulier sur le prix des loyers, il précise que les autorités essaient de maintenir une proportion de 30 à 50% de loyers modérés dans ces zones qui se «boboïsent».

Les acteurs de cette gentrification sont par ailleurs victimes de leur succès. Un directeur de galerie du quartier de la Lorraine confie à la RTS que les artistes, une fois qu’ils ont contribué à «changer l’atmosphère» d’une zone, ne parviennent plus à payer pour y vivre. «Je ne cautionne pas qu’on détruise des vitrines à coup de pierres, mais je comprends certaines critiques», concède-t-il.

A qui profite la gentrification?

Patrick Rérat, géographe à l’Université de Lausanne, relève aussi le caractère exceptionnel du cas bernois. Il y voit un certain mimétisme avec l’attaque de Londres, mais aussi avec les manifestations, «parfois violentes», qu’a connu Berlin ces dernières années.

Et si des villes comme Zurich, Winterthour (ZH) ou Baden (AG) connaissent aussi le phénomène, la loi suisse évite de gros débordements, selon le chercheur. Le droit du bail, qui empêche des augmentations de loyer intempestives, permet de faire vivre la transformation plutôt en douceur, explique-t-il à la RTS. Par ailleurs, son expérience lui fait dire que la Suisse romande est pour l’instant relativement épargnée.

Reste que la gentrification a aussi des effets positifs comme la revalorisation des quartiers et la diversification de l’offre commerciale. Le fond du problème est toutefois de savoir à qui elle profite vraiment, poursuit Patrick Rérat. Enfin, il souligne que l’attachement au quartier a son rôle. «A Berne, la Lorraine, bien que proche du centre, garde un caractère villageois et convivial», précise-t-il. Certains semblent donc souffrir de le voir changer.

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Leur presse – 20min.ch, 09/10/2015 à 15h43

Complément d’infos traduit de la presse allemanique:

le 'Zeppelin'

le ‘Zeppelin’

Durant le week-end des 3 et 4 octobre, plusieurs magasins de fringues « tendances » nouvellement installés dans la Lorrainestrasse ont eu leurs vitres pétées. Cela a été la troisième attaque en deux mois. Les dégradations ciblent clairement les nouveaux commerces du quartier, autrefois ouvrier et aujourd’hui en cours d’embourgeoisement. Parmi les locaux visés, il y a le lieu de rencontre culturel ‘Zeppelin’ dont son propriétaire est aussi impliqué au « Swiss Brand Museum » sur le Nydeggbrücke. Le proprio a laissé son numéro sur la porte de son local dégradé, en espérant que les vandales qui s’opposent à la gentrification viennent discuter avec lui (« Je parlerais volontiers avec eux sur le thème de la gentrification »). Déçu de ne pas avoir de réponse, il en conclut que « ça doit leur faire simplement plaisir de casser quelque chose ». Bonne déduction!

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A côté du ‘Zeppelin’ se trouve une nouvelle boutique de produits vegan importés qui s’est récemment fait détruire sa porte et une vitre. En août dernier, le patron de ce commerce avait mis une affiche appelant les mécontents à mettre leurs plaintes auprès de lui. L’affiche a rapidement été déchirée et ce bourgeois se sent désormais « impuissant ». Un salon de coiffure a également été visé.

Durant cette nuit de dimanche 4 octobre, quatre locaux et commerces ont été pris pour cible: une galerie d’artistes ‘Art und Weise’, un lieu de rencontre culturel, une boutique de mode et un salon de coiffure. 

le salon de coifure avant la mise des plaques en bois

le salon de coifure avant la mise des plaques en bois

[Suisse] Actions en solidarité avec tous les réfugiés – 20 juin 2015

Le 20 juin était une journée mondiale de solidarité avec les réfugiés: des actions ont été menées dans plusieurs villes suisses et allemandes. Voici un petit récapitulatif de ce qui s’est passé:

A Münster en Allemagne, un groupe de personnes a manifesté bruyamment dans un centre commercial en suspendant une banderole de 4 mètres de long disant « Celui qui ne se noie pas est enfermé ». Des flyers avec des slogans tels que « Réfugiés bienvenue », « On ne fuit jamais sans raison », « les frontières tuent’ ont été jetés en l’air. L’action a été menée contre l’aggravation du droit d’asile en Allemagne (asylrechtsverschärfung-stoppen.de).

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En Suisse, une grande banderole a été suspendue à Baar dans la nuit du 19 au 20 juin en solidarité avec tous les réfugiés. Celle-ci disait: « Pour un monde sans frontières ».

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A Bâle, 40 personnes se sont réunies contre les lager (centres fermés) et la politique migratoire.

A Berne, des slogans (comme « aucune personne est illégale ») ont été peints sur la route du tour de Suisse.

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A Fribourg, près de 100 personnes ont manifesté contre le système d’asile raciste. Le cortège a également exigé la libération de Mehmet Yesilçali, qui a été arrêté à Fribourg. L’Etat suisse veut déporter le réfugié turque vers l’Allemagne.

A l’aéroport de Zürich, environ 50 personnes ont manifesté bruyamment contre la pratique raciste des expulsions. Elles ont attiré l’attention des voyageurs sur le fait qu’ils pouvaient perturber la machine à expulser avec un peu de courage. Il y a eu aussi une promenade de 200 personnes en solidarité avec les migrants enfermés devant le centre de déportation à Knoten.

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Résumé d’un article en allemand publié sur ch.indymedia.de

[Suisse] Actions contre FRONTEX à Berne et à Bâle – 21 et 22 mai 2015

Berne: action contre FRONTEX

Jeudi 21 mai 2015, des banderoles ont été accrochées dans la gare de Berne (« les frontières tuent »; « Combattons FRONTEX ») et des tracts ont été lancés. L’action a été faite dans le cadre de la semaine d’action contre FRONTEX, étant donné que l’agence européenne fête son 10ème anniversaire.

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Le texte du tract lancé:

« Croyez vous, que les réfugiés sont montés faire la fête sur des bâteaux avec le grand rêve de dealer de la drogue dans des parcs? »

En 2015, FRONTEX fête son 10ème anniversaire. Mais est-ce vraiment une raison de le célébrer?

FRONTEX est une agence fondée par l’Union Européenne qui s’est spécialisée dans le fait d’empêcher les régugiés de traverser les frontières extérieures de l’Europe. Cette agence dispose dun budget annuel en constante augmentation sur lequel elle peut librement disposer. Avec ce budget, elle finance entre autre la construction de clôtures de protection et la formation d’agents de sécurité pour défendre tout autour « l’Europe forteresse ».
En outre, FRONTEX a le droit de prendre des décisions de façon indépendante, comme par exemple celle de secourir ou non un bâteau rempli de réfugiés en perdition et n’est soumise à aucun contrôle.

Dans les pays d’origine, beaucoup de ces réfugiés sont destinés à la pauvreté, la faim, la guerre, les maladies, les régimes totalitaires, la corruption et les persécutions religieuses/politiques, ainsi qu’à la tolérance zéro envers les homosexuelLEs et transsexuelLEs chaque jour. Ce que FRONTEX fait est raciste au plus haut degré et enfreint plusieurs droits humains. Voulons-nous vraiment regarder sans rien faire la façon dont cette institution fête son dixième anniversaire et tire profit de la souffrance des autres?

Nous disons: « Dix années sont dix années de trop! »
Combattons FRONTEX !
Pour un monde libre sans frontières !

Traduit de l’allemand d’indymedia switzerland, 21 Mai 2015 à 17h47

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A Bâle, une manifestation contre FRONTEX s’est tenue également vendredi 22 mai. En marge de cette marche, un groupe d’une cinquantaine d’individus masqués ont attaqué les locaux du ministère public* à coups de pierres et recouvert les murs de peinture. Les dégâts s’élèvent à plusieurs dizaines de milliers de francs. Une participante présumée à l’attaque a malheureusement  été arrêtée par les flics.

Reformulé de leur presse

NdT:

*autorité de poursuite pénale

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Une affiche vue en Suisse en ce moment…

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Visiter le site Aus dem Herzen der Festung

[Suisse] Manifs contre l’Europe forteresse et la normalité raciste

94910Mercredi 22 avril 2015. Réunissant 70 personnes à la gare de Lucerne, les manifestants sont partis en cortège et leur nombre a rapidement grimpé à 150, bloquant les rues et le trafic de fin de journée. En plus des pétards et slogans, un tract a été distribué:

Nous sommes furieux – diablement furieux !

Chaque jour des personnes meurent aux frontières extérieures de l’Europe. Seulement dans les sept derniers jours, plus de 1000 personnes réfugiés – enfants, femmes, hommes comme toi et moi sont mortes.

Et vous? Vous restez calmes, inactifs! Vous vous taisez sur cette immense injustice faites aux gens.
Mais nous! Nous ne pouvons pas nous taire plus longtemps. Nous ne supportons pas votre indifférence raciste de merde. Dans les dernières semaines, plus de cinq fois plus de gens sont morts que lors de l’attaque à Charlie Hebdo et le crash du vol allemand réunis!

Pourquoi êtes-vous si froids, si égoîstes…? Pourquoi n’êtes-vous pas avec nous dans la rue, putain de merde ?

C’est pourquoi nous vous dérangeons, nous interrompons votre quotidien stressé entre le travail et la consommation. Nous vous contraignons de vous arrêter et de réaliser que votre peur infondée, moyen-âgeuse et raciste de « tous les étrangers » porte une part de responsabilité de ces catastrophes qui se produisent chaque jour en mer méditerranée.

Croyez-vous vraiment que des personnes quittent volontairement leur pays natal? Vous êtes pourtant si follement amoureux de votre pays merdique ? Le quitteriez-vous volontairement ? Abandonner vos familles ? Ou n’est-ce pas bien plus réaliste quà travers des guerres et qui, par l’exploitation de l’homme et de la nature causée par la soif de profit, contraint les gens à fuir ? Que ces circonstances laissent aux gens venant de ce qu’on appelle des pays du tiers-monde seulement le choix de mourir dans leur pays ou de risquer leur vie dans l’espoir d’une vie meilleure dans les pays riches du nord ?

Nous condamnons fortement le programme en 10 points de l’UE. Les réfugiés ont besoin d’aide et non pas d’encore plus de mesures de rejet. Vous n’êtes donc pas d’accord avec le fait qu’on ne peut évidemment pas empêcher des gens à fuir. Il y a une mer maudite, un mur avec des barbelés de l’OTAN et de « la protection des frontières ». Comment voulez-vous empêcher de fuir des gens qui sont prêts à mourir ?

Traduit de indymedia switzerland, 22 avril 2015

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Vendredi 24 avril dans la soirée, une manif anti-raciste spontanée a eu lieu dans le centre-ville de Winterthur en solidarité avec les réfugiés et les migrants. Aux environs de 19h, 70 personnes se sont retrouvées à Steinberggasse pour protester contre le régime européen des frontières et ses conséquences mortelles. Après deux courts discours, le cortège s’est mis en marche bruyamment et de manière combative à travers le centre-ville en passant par la gare ferroviaire …  […] 400 tracts ont été distribués. Pour un monde sans Etats, sans frontières ni classes! »

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Berne, 25 avril 2015. La manif dont l’appel était « les frontières tuent » a réuni près de 500 personnes. Des slogans ont été tagués sur la façade en bois de la National Bank. A Bahnhofsplatz, une agence de l’UBS Bank et l’hôtel Schweizerhof ont aussi pu être redécorés à la peinture, tandis qu’un groupe brûlait un drapeau national. « Comme toujours, la police a essayé de se tenir devant les bâtiments et donc de protéger les entreprises qui participent de manière significative par leurs actions à l’exploitation des pays du Sud et qui sont responsables de nombreux décès. »

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De indymedia switzerland, 25 avril 2015

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Zürich: tentative de suicide au lager de Juchhof

 Il y a environ deux semaines à Zürich, un demandeur d’asile du lager de Juchhof a tenté de se pendre avec une corde dans sa chambre d’après des entrevues avec des personnes directement concernées. Cela n’a pas marché puisque le crochet auquel la corde était attaché a été arraché du plafond lors de la tentative. L’homme a été transporté à l’hôpital par une ambulance en compagnie des flics. Son état actuel est inconnu.

Cet incident est une énième expression de la production d’un désespoir à laquelle des milliers de personnes se voient confrontées chaque jour. Tout ça est le produit des forces autoritaires qui terrorisent et humilient physiquement et mentalement en vue de la gestion, de l’exploitation et du contrôle – jusqu’à ce que le suicide représente le seul acte libre autodéterminé.

L’Etat et sa politique migratoire tue, que ce soit dans la mer méditerranée ou bien tout près d’ici.

Assez des mots, il y a beaucoup à faire …

Indymedia switzerland, 26 avril 2015 à 00h31

[Berne] Attaque à la peinture d’une banque UBS en solidarité – 1er avril 2015

Dans la nuit de mardi à mercredi 1er avril, nous avons marqué à la peinture noire une partie de l’UBS bank à Breitenrain. Avec cette action, nous montrons notre solidarité avec tous ceux qui ont été la cible de la répression ces derniers temps, parce qu’ils luttent contre la gentrification, l’Etat et le capital.

Impitoyablement, la violence étatique dominante prend des mesures contre les espaces libres dans la ville de Berne. Le dernier exemple à ce jour sont deux attaques par les forces spéciales sur des maisons occupées. Tandis que la politique veut promouvoir la gentrification avec des projets à plusieurs millions, des appartements de la spéculation immobilières continuent à être vides. Dans le même temps, des locataires de logements abordables sont jetés dehors pour attirer dans la ville de (grandes) entreprises avec des conditions avantageuses.

En 2007, le centre autonome Ungdomshuset à Copenhague a été expulsé après que ça a été acheté par une secte chrétienne. Près d’un an plus tard, un nouveau Ungdomshuset a pu voir le jour. Néanmoins, la gentrification du quartier continue et l’Etat tente de briser les luttes par des lois anti-terroristes. Le 1er mars*, il y a néanmoins eu une manifestation émeutière contre la gentrification.

Fede est allé dans les rues le 18 mars avec des milliers de personnes pour protester contre l’inauguration du bâtiment à plusieurs milliards d’euros de la Banque Centrale Européenne et de sa politique. Il a été a été arrêté de force par 30 à 40 flics à un pique-nique et est depuis incarcéré.**

Il y a une semaine à Amsterdam, le squat ‘De Slang’ qui était occupé depuis les années 80 a été expulsé, où maintenant des habitations de luxe et des complexe de bureaux vont voir le jour. Ainsi, 19 personnes ont été arrêtées.***

Hier en Espagne, des maisons occupées et des centres sociaux**** ont été perquisitionnés par les flics. Suite à cela, 28 anarchistes ont été détenus sous l’application des lois antiterroristes.

Nous exigeons des espaces libres (sic!) au lieu de grandes entreprises et des quartiers chics.

Saluts solidaires à tous les combattants et liberté pour tous les prisonniers !

Traduit de l’allemand de indymedia switzerland, 1er avril à 22h25

NdT:
*Le 1er mars 2015, 300 personnes ont manifesté dans le quartier Nørrebrogade de Copenhague avec le slogan « ni oubli ni pardon », en référence à l’expulsion du squat ‘Ungdomshuset’ il y a huit ans (et qui avait conduit aux plus grosses émeutes de ces dernières annéesau Danemark). Vers 18h30, alors que la manif touchait à sa fin, deux vagues d’attaques de quelques minutes ont ciblé la police par des jets de bouteilles et de cocktails molotov: un flic a été blessé après avoir eu une de ses jambes en flamme. Des barricades illuminaient les rues. Suite à cela, les flics ont verrouillé le quartier et 40 personnes ont été brièvement détenues.

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**Plusieurs actions de solidarité avec Federico afin d’exiger sa libération immédiate ont eu lieu depuis le 18 mars un peu partout en Allemagne : à Lübeck, à Leipzig, devant la prison de Francfort le 1er avril (où est enfermé Federico)… Le 26 mars à Leipzig, le palais de justice situé ‘rue du 17 juin’ a de nouveau été attaqué (après celle de mi-janvier): lors d’une manif sauvage en début de soirée, le tribunal a été recouvert de plusieurs slogans (« contre l’Etat et la répression, Fede libre » et des logos antifa) et sa façade endommagée par deux pavés lancés. Le lien vers la page de soutien sur facebook a été supprimé (faut pas déconner!).

Le 24 mars à Lübeck

Le 24 mars à Lübeck

Leipzig, le 26 mars 2015

Leipzig, le 26 mars 2015

***Mercredi 25 mars 2015, l’expulsion du squat n’est pas restée sans résistance: des barricades ont été montées et incendiées dans les rues du quartier, les flics ont été attaqués avec des bombes de peinture et des pierres.

****Les perquisitions ont aussi été menées à 11 domiciles particuliers de compagnon-nes.

[Suisse] Actions contre les responsables des politiques migratoires à Lucerne et à Zürich

Dans la matinée du lundi 23 mars 2015, un groupe de solidaires a occupé l’office pour la migration (Amigra*) à Lucerne. Dans un communiqué; le groupe évoque les motivations de l’action qui sont liées à deux tentatives de suicide de réfugiés récemment en raison de leurs conditions d’existence inhumaines » et de misère (menacés de rafles et d’enfermement chaque jour à cause des papiers manquants; logements d’urgence insalubres; de « vivre » chaque jour avec un bon de 10frcs suisses ce qui représente que dalle en Suisse, d’autant plus que les réfugiés ne peuvent pas mieux subvenir à leurs besoins vitaux en travaillant (en Suisse, le travail leur est interdit).

En solidarité avec les réfugiés et les occupant-es à Lucerne, des banderoles ont été suspendues dans plusieurs villes dont Berne et Zürich. Voici un court texte annonçant la suspension d’une banderole à Zürich mardi 24 mars 2015, en solidarité avec les personnes qui sont déboutées du droit d’asile:

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« L’année dernière, au moins 3419 réfugiés mouraient dans la mer méditerrannée en tentant de franchir les frontières extérieures surveillées et militarisées de l’Europe. Le régime de frontière européen s’accommodent de ces morts de manière consciente, mais la résistance se fait aussi sentir depuis longtemps. […]

Nous appelons à se montrer solidaires et à venir en grand nombre à la manifestation du samedi 28 mars 2015 à Lucerne 16h00 à Theaterplatz**

Pour un monde sans frontières, libéré de l’oppression et de l’exploitation !

Aucune personne n’est illégale !

Groupe solidaire de Zürich« 

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En solidarité avec l’occupation de le bureau pour la migration à Lucerne du lundi 23/03/2015, l’Office des migrations à Zürich a été agrémenté de couleur dans la nuit de mercredi. Refugees welcome! Stop deportation!

L’attaque à la peinture est une expression de notre lutte politique (sic!) contre la construction de la nation et de la race, dans laquelle les gens sont divisés en légaux et illégaux. C’est une expression de notre rejet du mécanisme capitaliste qui soumet les gens à la logique d’exploitation, […] alimente la guerre et l’impérialisme et ainsi qui contraint chaque jour des milliers de personnes à fuir.

En solidarité avec les militants à Lucerne, nous avons fait un geste contre les politiques migratoires en Suisse et la répression systematique des migrants.

Rasons les clôtures ! Faisons sauter les frontières ! Surmontons le capitalisme !
Solidarité internationale contre l’exploitation et l’oppression !

Traduit de ch.indymedia.org/de, 24 mars 2015 à 14h11

NdT:

*Pour Amt für Migration

**L’appel à la manif:

« Ils ne vivent pas en marge de la société, mais sont invisibles parmi nous. On les perçoit seulement quand on les entend crier par hasard. Sans-papiers ou dans un statut d’immigré non réglementé, ils attendent pendant de longues années une réponse.

Nous allons dans la rue le 28 mars pour montrer notre solidarité.

Aucune personne n’est illégale !

Drouit de rester pour tou-te-s !« 

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[Berne, Suisse] Actions directes contre la prison et la police – 21 février 2015

Berne: communiqué sur les attaques contre la violence d’Etat

Dans la nuit du samedi, nous avons attaqué le poste de police de la Waisenhausplatz, la prison régionale de Berne* et des voitures de police garées** là. Avec de la peinture, des tags et des vitres brisées, nous avons exprimé notre rage contre ce système malade.

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– Des pantins du pouvoir d’Etat humilient et arrêtent tous les jours des gens de couleur sur la base de préjugés racistes.

– Des gens meurent constamment dans des circonstances «inexpliquées» dans les prisons. Comme aussi mercredi dernier à la prison régionale de Berne.

Ce ne sont que deux des milles raisons pour lesquelles nous nous organisons et attaquons ces structures de la domination.

Nous continuerons de lutter jusqu’à ce que ces conditions malades soient surmonter et que tout le monde puissent vivre ensemble sans hiérarchie. La liberté ne peut pas être achetée, de la même manière aussi que les luttes ne peuvent pas être empêchées.

Résistance contre toutes les structures du pouvoir !

No Justice No Peace Fight the Police !

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Le comico…

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Traduit de l’allemand dindymedia ch, 21/02/2015 à 02h04

NdT

* Cette maison d’arrêt est connue aussi pour enfermer des migrants sans-papiers et sert de centre de rétention en vue d’expulsion. C’est la raison de l’attaque à la peinture contre ce bâtiment dans la soirée du vendredi 7 novembre 2014. Ci-dessous un extrait du communiqué:

[…] Nous voulons une vie sans frontières et Etats qui déterminent où nous devons nous arrêter, comment nous devons nous comporter, de quoi nous vivons et quel prix nous payons pour cela: une vie libérée de la domination. Puisque nous vivons dans un monde au sein duquel les gens sont réprimés et enfermés, nous optons pour l’attaque. Le but de notre colère est chaque institution et tous les acteurs qui font partie de cette ordre, soutiennent et préservent activement la domination.[…]

** D’après la presse, sept véhicules de police, pour la plupart banalisés, ont été détruits.

[Berne, Suisse] Attaque d’une agence UBS – 24 septembre 2014 [Archive]

Le mercredi 24 septembre 2014, une agence UBS a été brisée à Bâle. Cela doit être vu comme une contribution à la résistance à la Troïka, à la gestion de la crise et la mise en œuvre des intérêts des dirigeants. La troïka de la Banque centrale européenne (BCE), le Fonds monétaire international (FMI) et la Commission européenne règlementent et gèrent non seulement des pays entiers, les ménages particuliers, les gouvernements, mais déterminent également les conditions de vie des populations, en les réduisant à des ressources humaines. Le sentiment du noyau de l’Europe auto-proclamée est de prendre par surprise et de gouverner chaque jour de manière significative dans de nombreuses régions du monde.

En outre, la « place financière suisse » joue un rôle central dans la gestion de la crise et de l’application des intérêts des riches et des dominants. L’action est censé être une contribution symbolique à la résistance à ça et en même temps un appel à soutenir la Destroika, un mouvement de résistance fantastique. Au début de l’année prochaine, le nouveau bâtiment de la Banque centrale européenne (BCE) est inauguré à Francfort. Le but de la Destroika est de fusionner plusieurs combats avec les protestations locales, afin d’accroître notre efficacité.

Venez tous à Francfort !

Pour un monde sans capitalisme, ni prisons ni frontières !

Ce qui est, est ce qui n’est pas, est possible !

Traduit de l’allemand de ch.indymedia.org/de, 09/26/2014, 18h19