Archives de catégorie : Répression

[Espagne, Opération Piñata] Paul, dernier compagnon emprisonné, sort de prison – 19 juin 2015

Hier après-midi, vendredi 19, Paul, le dernier des compagnon.ne.s anarchistes emprisonné.e.s pour l’Opération Piñata, a été remis en liberté. Comme tou.te.s les autres, il s’agit de liberté surveillée. C’est une bonne nouvelle, mais il ne faut pas oublier qu’il reste le procès et le jugement. En outre, n’oublions pas tou.te.s les autres prisonnier.e.s anarchistes qui sont dans les cachots de l’État espagnol et ailleurs.

Solidarité avec Monica et Francisco !
Solidarité avec tou.te.s les rebelle.s qui sont emprisonné.e.s parce qu’ils portent les idées anarchistes dans la pratique !
A bas les murs des prisons !

[Traduit de l’espagnol par non-fides de ContraMadriz]

[Espagne] Face à la répression … tout n’est pas valable (Lettre de Monica et Francisco) – Juin 2015

Face à la répression … tout n’est pas valable

lobos2L’Etat a recours à différentes stratégies pour éliminer ses ennemis, y compris celles et ceux qui élèvent la voix pour remettre en question l’ordre établi. Il tente de couper à la racine toute initiative rebelle et compte pour ce faire sur un appareil judiciaire efficace disposant d’un large éventail punitif : celui-ci va des accusations légères qui en général se soldent par des amendes ou des peines avec sursis, à l’utilisation de durs instruments parmi lesquels le joker de la Loi antiterroriste perd en nouveauté, cette carte revenant fréquemment sur le tapis. Ayant assumé la prison comme une éventualité dans la lutte contre la domination, nous voyons le contexte actuel comme propice à ce que cette éventualité se rapproche pour de plus en plus de personnes. Nombreuses sont celles qui ne savent pas si elles dormiront demain en cellule et celles qui, comme nous, ignorent pour combien de temps elles y resteront. Lorsqu’on se retrouve face à une machine d’asservissement mue par leurs paranoïas et hallucinations, qui constitue en définitive une des multiples manières d’exercer la domination, la situation devient parfois confuse.
La rapidité avec laquelle les coups répressifs se sont succédés alimente cette confusion, plus encore lorsque les accusations sont extrêmement « imaginatives », le tout accompagné par le côté spectaculaire des médias du Pouvoir. Ceux qui exercent et soutiennent la domination ne comprendront jamais nos formes anti-autoritaires et tentent donc de nous mettre dans le moule de leurs logiques.

Comme on a pu le voir, les collectifs, espaces et individualités touchés par la répression sont hétérogènes. Ils présentent des proximités et des différences à l’heure de comprendre l’Etat et sa fonction, ainsi que dans la manière d’affronter les assauts du Pouvoir, la prison et de voir avec qui établir des « alliances ». Face à cela, on entend souvent qu’il est préférable de dépasser ce qui nous sépare et de donner la priorité aux points communs, afin d’affronter avec efficacité les coups du Pouvoir, position qui privilégie de toute évidence l’aspect quantitatif plutôt que la détermination et la volonté, aspects pour nous fondamentaux. Nous sommes conscient-es de l’importance de s’allier, mais la question est avec qui. L’Histoire a démontré clairement les conséquences néfastes qu’ont signifiées pour les anarchistes des alliances avec des groupes autoritaires et/ou en faveur de la politique institutionnelle, ceux qui pencheront toujours du côté du Pouvoir finissant par écraser toute initiative libertaire. Devrions-nous baisser la tête et abandonner des aspects pour nous indispensables ? En aucun cas.

Le fait de céder sur des aspects éthiques importants a notamment eu pour conséquence d’aller toujours plus à la remorque de mouvements gauchistes, citoyens et démocrates avec lesquels nous n’avons rien à voir ; ils soutiennent le Pouvoir tandis que nous essayons de l’éliminer de nos vies. La confrontation est inévitable, elle est nécessaire pour grandir politiquement. En quoi nous différencions-nous de ceux qui défendent et renforcent le système en place ? Par nos actes et leur cohérence.

Ceci étant dit, si en tant qu’anarchistes nous considérons impraticable toute alliance ou projet commun avec des groupes ou des personnes liés aux institutions, nous pensons de la même manière qu’il est impossible de créer des liens avec celles et ceux qui, face à la répression, optent pour des stratégies que nous ne partageons absolument pas, et que nous ne souhaitons cautionner en aucune manière. Dans une période marquée par la répression, les arrestations et la prison, nos convictions et leur cohérence sont en jeu et sont inévitablement en tension, mais tout n’est pas valable pour éviter d’aller en taule, ni même pour en sortir. Nous pensons que certaines options brisent notre dignité et enterrent en définitive ce que nous sommes et les idées que nous défendons. La demande de grâce est une de ces options (1).

En tant que prisonnier-e-s anarchistes, nous affirmons que nous ne participons et ne participerons pas à des mobilisations ou manifestations antirépressives avec ceux qui décident de suivre la stratégie de la grâce (partielle ou pas). Nous ne voulons pas être à leurs côtés de par la divergence insurmontable que nous avons mentionnée, nous ne voulons pas être complices par omission d’une stratégie qui représente pour nous un point d’inflexion déterminant. Et si finalement les conséquences de nos convictions conduisent à ce qu’ils enferment nos corps pendant plus d’années, nous poursuivrons de l’avant la tête haute et avec dignité.

Nous ne voulons pas le pardon de l’Etat, nous ne désirons que sa destruction.

Mónica Caballero et Francisco Solar
Juin 2015
Centre Pénitentiaire de Villabona

Pour écrire à Mónica et Francisco :

Mónica Caballero Sepúlveda
C.P. Villabona
Finca Tabladiello s/n
33422 Villabona-Llanera
(Asturias)

Francisco Solar Domínguez
C.P. Villabona
Finca Tabladiello s/n
33422 Villabona-Llanera
(Asturias)

[Traduit d’Indymedia Barcelone par Brèves du désordre, 19 jun 2015]

NdT:
1. Huit des dix-neuf personnes accusées d’ »association illicite contre les institutions » suite au blocage du Parlement de Catalogne en juin 2011 par le mouvement des Indignés, ont été condamnées à 3 ans de prison ferme. Alors que l’Audiencia Nacional les avait acquittées en juillet 2014, le Tribunal Suprême a annulé ce verdict en mars 2015 suite à un recours du procureur, prononçant une peine de trois ans de prison contre huit d’entre elles, applicable à partir de mai. Ces dernières ont immédiatement effectué une demande de grâce partielle auprès du Ministère de la Justice. Le 18 juin 2015, l’Audiencia Nacional a décidé de suspendre leur entrée en prison jusqu’au résultat de l’examen de cette demande.
Mais qu’on ne pense pas que ce dangereux précédent de demander une grâce à l’Etat [indulto] pour éviter la prison ou réduire sa peine soit le seul fait des Indignés. L’an dernier, l’anarchiste Tamara Hernández Heras, condamnée à huit ans de prison en septembre 2011 pour « tentative d’homicide » contre l’ex-responsable de l’administration pénitentiaire de Catalogne, suite à l’envoi en octobre 2009 d’un colis piégé (désactivé avant explosion) à son domicile professionnel, avait demandé une grâce (suspensive) au Pouvoir dès sa condamnation.
Le 15 mars 2014, son nom figurait ainsi au Bulletin Officiel de l’Etat espagnol parmi la douzaine de grâces proposées par le Conseil des Ministres et accordées par le Roi Juan Carlos, réduisant sa peine de huit à deux ans de prison et lui permettant de sortir quatre mois après son entrée en taule. Le conseil des ministres l’a justifiée au nom du fait qu’entre le moment de l’attaque (2009) et aujourd’hui (2014), elle a démontré sa « bonne réinsertion dans la société« , qu’elle mène désormais une « vie personnelle, familiale [elle a fait un môme entre-temps] et de travail complètement normalisée« , qu’elle « ne fait plus partie de la Cruz Negra Anarquista » et de son absence d’antécédents pénaux. En outre, le procureur d’Etat avait appuyé sa demande de grâce et, condition nécessaire pour obtenir le pardon du Roi, la « victime », le bourreau-en-chef ex-responsable de l’Administration pénitentiaire Albert Batlle Bastardas, ne s’y était pas opposé…

[Bolivie] Lettre du compagnon Henry Zegarrundo à trois ans du coup répressif

Quelques mots du compagnon Henry Zegarrundo à trois ans du coup répressif en Bolivie

Après trois ans de jours longs et obscurs, d’autres intenses et réconfortants à différents moments, en prison, en arrestation domiciliaire. Ce réconfort est le début de nouvelles expériences qui aident à émerger, à ne pas étouffer dans le vomi du Pouvoir, des expériences qui font que les éclaboussures de la démocratie ne me transforment pas en un docile de plus.

[Berlin] Attaques en série d’agences d’emploi et incendie d’une pelleteuse de chantier – 19 juin 2015

Dans les premières heures de la matinée du 19 juin 2015, des centres d’emploi ont été attaqués dans différentes parties de Berlin: dans le quartier de Johannisthal, la porte vitrée et la façade ont été badigeonnées de peinture, de même pour la façade murale de l’agence de la Müllerstrasse à Wedding et celle de la Rudi-Dutschke-Straße à Kreuzberg, où des sacs de peinture ont été balancés sur la porte vitrée.

jobcenter

Outre le fait d’utiliser les migrants comme de la chair à patrons, le  communiqué, précise les raisons de cette attaque qui intervient la veille d’une manifestation réformiste « Europa Anders Machen » (« construisons l’Europe autrement ») concernant la politique européenne sur le travail:

« Pourquoi les ‘Job Center’? Les ‘Job Center’ sont des acteurs importants de ce système, ils sont un symbole de l’intégration forcée à la société capitaliste maximisée par le profit. Sur eux reposent le marché du travail allemand très acclamé qui est utilisé comme comparaison pour dénigrer d’autres populations considérée comme parresseuse ou superflue.

Nous n’avons aucune envie d’une Europe qui exploite, extorque, persécute, expulse et tue. […]

Dans un contexte de violence silencieuse exercée par les autorités chaque jour, nos actions ne sont qu’une goutte d’eau sur des pierres brûlantes »

Les médias à la solde du pouvoir évoque également l’incendie d’une pelleteuse au niveau de la Liebigstraße à Friedrichshain. Les flics de la protection d’Etat ont lancé une enquête.

[Reformulé de la presse allemande]

[Besançon] Agitation incendiaire à Planoise la veille de la visite de Cazeneuve – 5 juin 2015

Besançon : nouvelles dégradations dans un quartier sensible

Alors que le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve est venu annoncer vendredi la création de sept postes de gardiens de la paix et de cinq postes d’adjoints de sécurité après des violences urbaines récurrentes à Besançon (Doubs), de nouvelles dégradations ont été commises, quelques heures plus tôt, dans le quartier sensible de Planoise.

Dans la nuit du 4 au 5 juin, vers 1 h 40, les sapeurs-pompiers ont requis le soutien des services de police alors qu’ils intervenaient sur des feux de poubelles. Les soldats du feu ont essuyé plusieurs jets de pierres, sans être touchés. Trois voitures ont également été volontairement incendiées tandis que l’éclairage de la rue dans laquelle elle se trouvait avait été saboté.

«La République ne peut tolérer aucune zone de non-droit»

Ce nouvel épisode de dégradations fait suite à une longue série de faits similaires enregistrée depuis de longues semaines dans les quartiers dits des 408 et de Planoise. Depuis la mise en place à l’été 2014 d’un système de vidéosurveillance entravant le trafic de stupéfiants dans le quartier des 408, les caméras sont régulièrement dégradées et les violences urbaines se multiplient.

Bernard Cazeneuve a dénoncé «des agressions, des heurts et des violences inacceptables», soulignant que «la République ne peut tolérer aucune zone de non-droit».

Un parpaing projeté sur une voiture de police en mai

De son côté, le syndicat Unité-SGP Police FO a réclamé encore «davantage de policiers», affirmant que «30 fonctionnaires font défaut au service depuis des années» à Besançon. Dans le contexte du «plan Vigipirate renforcé, les policiers bisontins sont au bord de la crise de nerfs, ont d’immenses difficultés à assurer à minima leurs missions de service public, et ne se sentent plus en sécurité», soutient le syndicat.

Le 22 mai dernier, un parpaing avait même été projeté sur une voiture de police en patrouille, boulevard Salvador-Allende, au sein du quartier Planoise. Les policiers à l’intérieur du véhicule n’avaient pas été blessés mais de nombreux renforts avaient été dépêchés sur place. Plusieurs adolescents, âgés de 13 à 15 ans, soupçonnés de ces violences ont aussi été interpellés au cours de ces dernières semaines.

La patrouille de retour au comico

Leur presse – leparisien.fr, 06 juin 2015

[République Tchèque] Manif solidaire avec les prisonniers de « l’opération Phoenix » – 6 juin 2015

Samedi 6 juin 2015, une manifestation s’est tenue en face de la prison de Pankrac, où un de nos compagnons, Martin, est incarcéré.

Environ 50 personnes y ont assisté, l’évènement était sous haute-surveillance policière. La manif a marché autour de la taule avec des banderoles, des slogans de solidarité et un discours a été lu.

2015_06_06_Pankrac_03Puis la manif s’est déplacée devant la prison de Ruzyne, où Petr est incarcéré. Une nouvelle fois, la manif a marché autour du bâtiment, dans l’espoir que Petr nous aperçoivent. Nous étions derrière le bâtiment lorsque deux prisonniers ont commencé à agiter des tee-shirts orange de leurs fenêtres et nous ont dit que Petr était détenu de l’autre côté.

Des prisonniers de l’autre côté nous ont dit que ses fenêtres mènent à l’intérieur de la taule, donc qu’il ne pouvait pas nous voir ou nous entendre crier, mais nous sommes convaincus que les nouvelle de la manif lui parviendront. Nous avons joué quelques chansons de VAP, un groupe dont faisait partie Petr. Nous avons également lu un poème que Petr a envoyé par mail.

Nous sommes avec vous !: Restez forts !

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Traduit de l’anglais de antifenix.noblogs.org

Sur la répression contre les anarchistes en République Tchèque et « l’opération Phoenix », voir ici et

[Publication] Au théatre …

Tous les spectacles théâtraux ne sont pas amusants. Il en existe qui sont vachement ennuyeux, qui manquent de tout sens de la poésie et de la beauté. Tous les spectacles ne se déroulent pas dans des stades, des centres culturels ou des théâtres. Parlons de ce spectacle qui est joué chaque jour, où on paie l’entrée en liberté supprimée. Parlons de la Justice.

theatre_justiceCommençons par dire que les acteurs des séances de la Justice assimilent plutôt bien leur rôle. Ils incarnent réellement leur personnage, ils y croient profondément et ne changeront jamais. Ce juge qui se croit dispensaire de justice, l’autre procureur qui croit combattre les injustices dans la société ou encore l’avocat qui plaide l’application correcte de la loi. Les seuls acteurs, involontaires et non-payés, qui ne se sentent pas vraiment à l’aise sont les accusés et leurs proches sur les bancs derrière. Eux non, eux ne sont pas là avec quelque croyance que ce soit, eux ils savent dès le début de la séance qu’ils ne seront pas applaudis, ni écoutés, ni compris.

Non seulement les spectacles offerts par la Justice sont ennuyeux et dirigés par une série de formalismes (les fameuses « procédures ») qui échappent à toute compréhension de ceux qui ne vivent pas leur vie à travers le prisme du code légal, ils sont aussi infâmes. Le patron qui se fait ses profits sur le dos de ses employés, qui vole leur labeur et leur énergie, est en pleine légalité, tandis que celui qui vole dans les supermarchés entre sur le domaine du délit punissable. Celui qui porte l’uniforme et fusille est quelqu’un qui protège la société, tandis que celui qui tue pour préserver sa liberté contre les usurpateurs de l’Etat est un délinquant sanguinaire. Dans le spectacle de la Justice, les mêmes choses reprochées deviennent légales ou illégales selon qui les a faites et pourquoi il les a faites.

La Justice n’est donc pas justice, qu’on pourrait avec un peu de bonne volonté encore comprendre comme un certain sens de l’équité, comme un résultat des éthiques individuelles. Mais non, la Justice, c’est la farce que cette société nous fait avaler de jour en jour pour masquer ses défauts, pour punir ses opposants conscients ou inconscients. Derrière les rideaux de la loi qui prétend protéger les faibles et préserver une place pour chacun dans cette société, règne férocement et sans exception le principe de l’argent, de l’exploitation et de la domination. La Justice, elle, ne fait que défendre ce principe contre tous ceux qui ne le respectent pas, que se soit par ignorance, nécessité ou conviction.

Est-il alors étrange que nous ne comprennions pas ce qu’il est dit dans les cours, que nous ne savons que distinguer des balbutiements ? Car nous, ceux qui combattent la profonde et permanente injustice de cette société divisée en riches et pauvres, l’asphyxie de la liberté et l’assujettissement de l’individu à l’Etat, nous parlons une toute autre langue que les acteurs de la Justice. Nous ne jouons pas des rôles, nous sommes simplement nous-mêmes. Nous n’invoquons pas des lois et des autorités, nous disons simplement ce que nous pensons. Nous ne référons pas à des lois et à des chiens en uniforme, nous nous efforçons simplement de détruire en première personne ce que nous considérons comme un obstacle à la liberté et à une vie passionnée et belle.

Assez de bavardages donc sur un tel jugement exagéré, un tel juge trop raciste, une telle loi trop dure. Comprenons enfin que nous n’avons pas de langage en commun avec ceux en toges. Allons droit au but. Ennemis de la Justice, ne perdons pas notre temps en vaine espérance d’appeler à quelque chose d’humain chez les juges, de croire que la Justice peut être améliorée. Interrompons ce beau programme de séances de Justice ; Pas de pitié avec ceux qui condamnent et enferment au nom des riches et des puissants – en cendres les tribunaux et sous terre les juges et les procureurs !

[Extrait du journal ‘Hors-Servicen°11, 12 décembre 2010]

[Espagne] Banderoles solidaires à Saragosse / Un autre prisonnier de l’“opération piñata” sort de taule

Un autre des emprisonnés de l’“opération piñata” sorti de prison

L’information nous est parvenue qu’hier un des deux compagnons encore emprisonnés après l’Opération Piñata est sorti de prison. Nous nous réjouissons de cette nouvelle, mais nous n’oublions pas que le compagnon Paul, ainsi que beaucoup d’autres anarchistes sont encore entre leurs mains. A bas les murs des prisons !

[Traduit d’indymedia barcelona par brèves du désordre, 12 jun 2015]


Pour l’opération Piñata, il reste donc un dernier compagnon dedans, auquel on peut écrire :

PAUL JARA ZEVALLOS
Centro Penitenciario Madrid VII, Estremera
Carretera M-241, Km. 5750
28595 – Estremera
(Madrid)

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Alors que certains célébraient « le triomphe du peuple » dans les institutions*, d’autres ont montré leurs soutiens à toutes ces personnes qui sont incarcérées par la démocratie et l’Etat terroriste espagnol.

Des banderoles ont été suspendues et des tracts distribués dans le quartier ‘zaragozano de la Magdalena’.

Face à la répression, solidarité et résistance !

Ils pourront nous détenir mais jamais nous stopper !

Liberté pour les prisonniers pour lutter !

"La démocratie dure aussi longtemps que dure l'obéissance (A)"

« La démocratie dure aussi longtemps que dure l’obéissance (A) »

"La solidarité est notre meilleure arme - A bas les murs"

« La solidarité est notre meilleure arme – A bas les murs »

"Liberté pour les prisonniers anarchistes"

« Liberté pour les prisonniers anarchistes »

"La démocratie incarcère nos compagnons"

« La démocratie incarcère nos compagnons »

Traduit d’Indymedia Barcelona, 16 jun 2015

NdT:

*Référence au succès électoral de l’union de la gauche radicale institutionnelle ‘Podemos’. Notamment celui concernant la municipalité de Barcelone, où une manifestation destructrice s’est tenue samedi 13 juin dernier.

[Seine-Saint-Denis, Toulouse, Marseille] Quelques réponses à l’occupation policière

[Toulouse] Solidaires face à la flicaille

Aux alentours de 22h30 lundi 15 juin dans le quartier du Mirail, les flics de la BAC entreprennent de contrôler un véhicule. C’est alors qu’une trentaine d’individus se ruent sur eux. Usant à multiples reprises de leurs flash-balls, les émeutiers se dispersent sur les toits des immeubles, d’où ils canardent la volaille de divers projectiles entreposés (pierres, bouteilles de verre, etc…). Un pavé traverse le pare-brise d’un véhicule de police, blessant par la même occasion un flic à l’épaule. Les affrontements dureront près d’une heure et feront deux flics blessés. Aucune personne n’a été interpellée.

C’est la troisième fois en une semaine que les policiers font face à une résistance déterminée à Toulouse: jeudi 11 juin vers 23h dans le quartier de la Reynerie, un jeune résistant à l’interpellation de la BAC rue de Kiev a ameuté des jeunes du quartier. Près de 20 habitants du quartier attaquent les flics à coups de pieres et de bouteilles, qui ripostent par des tirs de flashball. Cette solidarité active n’a malheureusement pas empêché les flics d’embarquer le jeune qui a fini en GAV. La veille dans ce même quartier, un véhicule de police avait été endommagé par des lancés de pierres. Une personne avait été interpellé.

Lundi 1er juin à Blagnac (à côté de Toulouse) dans la soirée, un jeune refuse d’obtempérer à un contrôle routier et les flics se lancent à sa poursuite. Il abandonne sa voiture (une ‘Renault Clio) et continue à pied, avant d’être aidé par un comparse qui le récupère avec sa voiture. Un flic qui s’approcha trop près du véhicule manqua de peu d’être renversé, mais en gardera des séquelles: blessure à une jambe et une côte fêlée. Les nombreux flics appelés en renfort réussissent à stopper le véhicule; Mais en interpellant ses deux occupants, une dizaine de personnes réagit immédiatement en leur balançant divers projectiles. Résultat: tous réusissent à prendre la fuite sauf le conducteur de la Renault Clio.

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[Marseille] La BAC ramasse des cailloux

nlpDans la cité du ‘Petit Séminaire’ (13ème arr.), une patrouille de la BAC se fait caillasser par un groupe de jeunes entre jeudi 11 et vendredi 12 juin 2015. Les jets de pierres atteignent leur véhicule, causant quelques dégâts. Les flics disent dans le torchon local ‘La Provence’ que deux des leurs ont ensuite été passés à tabac. Et ce sont leurs potes bidasses-pompiers qui leur ont portés secours sur place. Dans la soirée, trois auteurs présumés de l’attaque ont été arrêtés.

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[Saint-Denis, 93] Le brigadier-chef de la BAC de nuit se mange des coups

Samedi 13 juin vers 22h30 à Saint-Denis, trois flics de la BAC en patrouille dans leur véhicule tentent de contrôler deux jeunes sur un scooter. Ces derniers prennent la fuite avec succès. En mission de surveillance dans le quartier de la Basilique pour les retrouver, c’est alors qu’un des keufs a le malheur de se retouver seul quelques instants au niveau du passage Abélard: trois enragés se ruent sur lui, le laissant à terre inconscient avec plancher orbital, dents et nez cassés. Il se trouve que le flic tabassé n’est autre que le brigadier-chef de la BAC de nuit, qui restera au moins trente jours à l’hosto (et qui lui laissera peut-être le temps de « réfléchir » à la sale besogne qu’il accomplit au quotidien).

Malheureusement, une personne qui filmait l’attaque a été arrêtée dans la foulée. Il a été déféré devant le tribunal de Bobigny ce lundi 15 juin pour « happy slapping ».

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[Aubervillers, 93] Qui contrôle se prend des poings

Lundi 15 juin au soir, des jeunes squattent en bas d’un immeuble de la rue Heurtault quand deux flics de la BSQ (Brigade de Spéciale de Quartier) décident de les contrôler. Mais le harcèlement policier suscite une réaction immédiate: une flic se ramasse des coups sur le crâne, tandis que son collègue pandore qui intervient reçoit un coup de poing en pleine gueule.

Un des jeunes a réussi à s’enfuir, mais les renforts policiers ont cependant permis d’arrêter une personne. Courage à lui !

[Brèves reformulées de la presse policière]

[Missouri, Etats-Unis] Sabotage ferroviaire en solidarité avec les prisonniers anarchistes

Déraillement d’un train transportant du charbon en solidarité avec les anarchistes emprisonnés

deraimentDe fortes pluies dans les basses plaines de la vallée boueuse du fleuve Missouri nettoient les routes et inondent les parties inférieures des falaises. Durant tout le mois, nous avons contribué aux travaux en fragilisant davantage à plusieurs endroits les rails de la compagnie BNSF (Burlington Northern and Santa Fe Railway), très empruntées par les trains de transport de charbon qui vont vers le sud. Notre récompense est arrivée plus tôt que prévu, avec des rapports faisant état du déraillement de 31 wagons de charbon sur une portion de voie de la région de Mace Creek, dans la partie nord-ouest de l’État du Missouri. Les porte-paroles de la BNSF ont indiqué qu’une partie des rails a été retirée et que le traffic ferroviaire en sera affecté pendant plusieurs jours. Ce n’est pas suffisant.

Cette action a été organisée en solidarité avec le prisonnier anarchiste Marius Mason, condamné à une longue peine, et avec Eric King, qui est en attente d’un procès prévu le 13 juillet 2015, sous l’accusation d’avoir lancé un engin incendiaire éteint à travers les vitres du bureau d’un politicien du Missouri. Cette action a été menée en  solidarité avec tous les prisonniers, et pour la défense des ressources de notre Planète utilisées pour nous éliminer. Elle a été menée pour celles et ceux rendu-e-s malades, tué-e-s et rongé-e-s par le cancer par les forces du capitalisme. À travers cette action, nous déclarons que nous avons décidé de ne pas mourir.

Traduit de l’anglais d’anarchist news par dialectical delinquents