Daily Archives: 2015/05/12

[Iquique, Chili] Deux compagnonnes arrêtées pour l’attaque incendiaire de l’intendance – 28 avril 2015

iquiqueeeeeeeeeeDans la matinée du 28 avril 2015, des encapuchadxs ont lancé quatre cocktails molotov contre les bureaux de l’intendance de Tarapaca* à Iquique.

Selon la police, un chauffeur de taxi qui a pu observer ce qui est arrivé et qui a décidé de poursuivre les auteurs présumés a ensuite appelé la police pour leur dire comment ils étaient habillés et par quelles rues ils avaient fui.

Rapidement, les forces répressives réussissent à arrêter Camila de Pompeya Sanhueza Olivares (21 ans) et une autre compagnonne de 17 ans. Les deux compagnonnes sont poursuivies par la loi des armes et explosifs.

La compagnonne Camila reste en prison préventive, alors que la compagnonne mineure est placée en arrestation domiciliaire pour un délai de 60 jours pendant la durée de l’enquête.

Après les arrestations, des membres de l’OS-9 ont mené une série de perquisitions sans écarter un quelconque lien avec l’attaque incendiaire antérieure d’un commissariat de police**.

Solidarité avec les compagnonnes détenues !

Depuis Publicacion Refractario, 8 mayo 2015

NdT:

*Chaque région chilienne (au nombre de 15 au total) est gouvernée par un intendant. La ville d’Iquique possède donc le siège du pouvoir régional.

** L’attaque incendiaire du comico s’est déroulée fin mars 2015 dans cette même ville du nord du pays (région de Tarapacá). Une revendication de cette attaque aux cocktails molotov, en « solidarité active avec Nataly Casanova, Juan flores Riquelme, Marcelo Villarroel, Freddy Fuentevilla, Juan Aliste, Mónica Caballero, Tamara Sol Farias, Francisco Solar ».a été publiée sur Ediciones Aukan et traduite par Camotazo.

[France] Incendies coordonnés contre des détecteurs de radioactivité sur trois sites différents

La vache et l’irradié

« Au lendemain de l’accident, la seule chose à laquelle j’ai pensé a été de sauver des animaux. Maintenant, je ne peux plus arrêter. »

Naoto Matsumara (Metronews, 10 mars 2014)

Naoto Matsumara, Le Dernier Homme de Fukushima, est le promoteur et le héros utile de la survie en milieu contaminé. Il y a quelques décennies, c’était la vache qui sauvait le prisonnier.

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AntiNuke2Il y a deux raisons pour lesquelles ces détecteurs méritaient ce sort. La première est bien connue de tous ceux qui s’intéressent à l’histoire de l’industrie nucléaire, la seconde l’est bien moins.

La première raison est qu’ils ne tiennent pas la promesse de la transparence, mais la seconde est plus décisive : elle relève de ce que nous promet la transparence. Ce sont ces deux formes de mensonge que ces destructions livrent à la publicité.

Les nucléocrates comme les antinucléaires savent bien que « l’unité de mesure supportable » par l’homme varie selon les besoins du moment de l’industrie nucléaire. Les premiers parce qu’ils organisent le va-et-vient des doses administrées, leurs contestataires parce qu’ils dénoncent ce mensonge quantitatif.

Les habitants des environs de Fukushima – y compris les plus fragiles – sont légalement exposés aux doses naguère prévues pour les seuls travailleurs des centrales, les circonstances posent la norme. Les appareils de mesure installés par les autorités japonaises l’ont été de telle sorte qu’ils reflètent une quantité d’irradiation minorée, cela oriente les dissensions entre écolocrates et nucléocrates vers un devoir commun de transparence.

Le régime d’habituation est à l’œuvre depuis le début de l’histoire de la radioactivité industrielle et médicale. Les études effectuées depuis Hiroshima et Nagasaki partent du principe que l’homme s’adapte à la dose, c’est la définition même du sievert. L’OMS écrivait dès 1957 : « Cependant, du point de vue de la santé mentale, la solution la plus satisfaisante pour l’avenir des utilisations pacifiques de l’énergie atomique serait de voir monter une nouvelle génération qui aurait appris à s’accommoder de l’ignorance et de l’incertitude et qui, pour citer Joseph Addison le poète anglais du XVIIIe siècle, saurait « chevaucher l’ouragan et diriger la tempête ». » On sait lesquels font les fous.

Après l’effondrement des réacteurs de Fukushima, l’opacité idéologique était telle qu’elle avait laissé apparaître l’absence d’informations. Spontanément, quelques citoyens comblèrent cette lacune en organisant des campagnes de distribution de détecteurs de radioactivité individuels. Quelques mois plus tard, leur combat pour l’accès de tous à l’information s’institutionnalisa sous la forme du CRMS (Citizen’s radioactivity measuring station) avec l’adoubement de la CRIIRAD. Ce sont les mêmes intentions qui guidèrent les pionniers de la contre-mesure en France. Aujourd’hui, de la Biélorussie au Japon, les effets pervers de cette volonté de transparence qui complète celle des nucléaristes finissent de se révéler, le problème ne serait plus l’atome, mais la dose.

Venons-en à l’aspect qualitatif du mensonge. Nous sommes habitués et il s’agit de nous résigner plus encore. La France est constellée d’appareils de mesure de radioactivité non pas pour nous protéger – un thermomètre ne fait pas baisser la fièvre ni ne refroidit un corium – mais pour nous rendre ordinaire la présence même du nucléaire. Leur dispositif consacre une attente collective. Ils condensent la certitude d’une catastrophe à venir en maquillant celle qui est déjà là, en régime chronique, sinon aigu. L’IRSN, l’ACCRO et la CRIIRAD, chacun à sa sauce, préparent les citoyens à devenir acteurs de la catastrophe le moment venu. L’écologiste chevauchera l’ouragan pendant que l’État dirigera la tempête. L’autre solution est évidemment que l’industrie nucléaire cesse. C’est la seule façon de rendre réellement les détecteurs de radioactivité à leur inutilité.

Plus généralement, qu’il s’agisse de la gestion de l’argent en période de crise économique perpétuelle assumée ou d’autres formes de nuisances morbides comme les pesticides, les OGM, etc., les normes juridico-techniques, volontiers participatives, régulent l’attente de la catastrophe. Les chiffres et les codes désignant les seuils de la qualité de la vie traduisent la réalité de sa dégradation. Nous sommes sommés de nous contenter de ne pas être déjà demain quels que soient nos malheurs d’aujourd’hui.

On n’arrête pas plus l’émission de radioactivité d’une centrale nucléaire en pétant un compteur Geiger qu’on n’arrête le passage du temps en cassant sa montre ou une horloge. Mais contrairement au temps, la radioactivité est lourde de certitudes.

Fernandel, 10 mai 2015

Publié sur indymedia nantes, 11 mai 2015

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Ce qu’en disent les portes-voix nucléocrates:

Incendies criminels près de trois sites nucléaires

INFO RTL – L’action est sans doute coordonnée mais elle n’a pas encore été revendiquée.

Trois stations météo destinées aussi à effectuer des prélèvements d’eau et d’air ont été les cibles d’incendies criminels au cours du week-end. Point commun : elles sont toutes situées à proximité directe de sites nucléaires.

Une station météo a ainsi été endommagée à Brennilis, dans le Finistère, près d’un site désaffecté alors que deux stations de prélèvements d’eau et d’air ont été la proie des flammes à Neuvy-sur-Loire (Nièvre), près de la centrale de Belleville, et une autre à Salives (Côte d’Or), près de celle de Valduc. Des enquêtes de gendarmerie ont été ouvertes.

Leur presse – RTL, 12/05/2015 à 11:19

Ancienne centrale nucléaire. Incendie volontaire à Brennilis

L’action n’est pas revendiquée mais les dégradations sont volontaires. Au cours des dernières 48 heures, une installation météo située à proximité de l’ancienne centrale nucléaire de Brennilis a été incendiée. Le lieu de celle-ci n’est pas fréquenté.

C’est le personnel de la centrale qui a directement avisé la gendarmerie des faits qui se seraient déroulés au cours des dernières 48 heures à proximité de cette ancienne centrale nucléaire.

Une enquête de gendarmerie pour dégradation volontaire a été ouverte. Elle est confiée à la brigade de recherche de Châteaulin et aux gendarmes de Châteauneuf-du-Faou.

Leur presse – Ouest France, 12/05/15 à 12h03

Trois incendies criminels près de sites nucléaires dont le CEA Valduc

Lundi, une station météo située à proximité du site nucléaire de Salives a été visée par un incendie criminel. D’autres faits similaires se sont produits ce week-end en France.

Selon le site RTL.fr, trois sites de prélèvements d’eau et d’air ont été la cible d’incendies criminels durant le week-end à travers la France. Point commun, ces sites sont tous situés à proximité de sites nucléaires.

Parmi eux, la station météo de prélèvement d’eau et d’air de Salives située tout près du CEA de Valduc. Ont également été frappées une station météo à Brennilis, dans le Finistère, près d’un site désaffecté et une station de prélèvement d’eau et d’air à Neuvy-sur-Loire (Nièvre). Des enquêtes ont été ouvertes.

Contacté par notre titre, François Bugaut, qui dirige le Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA) de Valduc, a confirmé qu’une station météo commune au CEA et à l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) a bien été la cible d’un départ de feu lundi. Les dégâts sont minimes et la station est ce mardi parfaitement opérationnelle. Une plainte a été déposée et l’enquête a été confiée à la gendarmerie.

Leur presse – Le bien public, 12/05/2015 à 12h49

[Espagne] Monica Caballero transférée à la prison de Villabona (Asturies)

La compagnonne anarchiste Monica Caballero a récemment été transférée de la prison de Brieva (Avila) à la prison de Villabona dans les Asturies, où le compagnon Francisco Solar est également enfermé. Il se peut que ce transfert soit seulement provisoire et qu’elle soit de nouveau transférée à Brieva ou dans une autre prison dans quelques semaines ou quelques mois.

Le code postal de la prison de Villabona a été changé. Voici les nouvelles adresses correctes et mises-à-jour des deux compagnonNEs:

  • Mónica Caballero Sepúlveda
    C.P. Villabona
    Finca Tabladiello s/n
    33422 Villabona-Llanera
    (Asturias)
  • Francisco Solar Domínguez
    C.P. Villabona
    Finca Tabladiello s/n
    33422 Villabona-Llanera
    (Asturias)

Traduit d el’espagnol de contrainfo, 11 mai 2015

[Waterford, Irlande] Trois véhicules utilisés par ‘Irish Water’ incendiés – 5 mai 2015

Trois véhicules, utilisés par Irish Water, ont été détruits lors d’une attaque incendiaire dans la nuit du mardi 5 mai 2015 en Irlande.

Les dégâts à la suite de cet incendie sont estimés à 100.000 euros (74.338 livres).

Un camion à benne a été détruit. Deux remorques avec des mini-excavateurs ont également été endommagées.

L’entreprise visée, qui a ses locaux Lacken Road dans la ville de Waterford, travaille pour ‘Irish Water’, qui est responsable de la mise en place de compteurs d’eau individuel.

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L’année dernière, le pays a été en proie à des manifestations de masse contre la fin de la gratuité de l’eau courante. ‘Irish Water’, qui est conseillée par Veolia, a subi plusieurs vagues d’attaques: réunions perturbées, employés séquestrés, compteurs d’eau défoncés…

Reformulé de la presse d’Etat via In the Belly of the beast

[Bristol, Angleterre] Banderoles en solidarité avec Emma Sheppard, ainsi qu’avec Billy, Costa et Sylvia – 30 avril 2015

Nos salutations vont à Em, qui vient d’avoir 34 ans derrière les barreaux pour avoir placé des pièges à clous contre des véhicules de police.

Une banderole disait: Joyeux anniversaire à la prisonnière anarchiste Emma Sheppard – (A) bas toutes les cages.

Une autre disait: Le capital est « vert » comme le nucléaire est « sûr » – Contre la société industrielle – Bas les pattes sur Billy, Sylvia et Costa.

En référence aux trois éco-anarchistes que l’Etat italien veut inculper pour une attaque explosive avortée contre IBM à Zürich et le stratagème marketing capitaliste de Bristol comme « Capitale verte européenne ».

Les deux banderoles ont été accrochées sur la M32 au moment de l’heure de pointe dans la matinée du jeudi 30 avril 2015.

Récemment, on a appris par les journaflics qu’une collaboration policière internationale au Royaume-Uni ciblait les groupes d’action ou de publication qui seraient prétendument connectés aux combattants anarchistes incarcérés en Grèce […]

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A partir de 325

[Publication] Petite histoire de la ‘George Jackson Brigade’

L’histoire de la George Jackson Brigade, groupe armé révolutionnaire et anti-autoritaire, est une histoire belle et sulfureuse, un récit de courage et de détermination méconnu et passionnant. Mais il ne serait pas intéressant d’en livrer un tableau hagiographique parfait, qui sonnerait bien faux. Dans cette Petite histoire de la George Jackson Brigade, nous explorerons l’histoire de ce groupe armé qui a opéré dans la région de Seattle au milieu des années 70, contre le système carcéral d’abord, mais aussi contre le capitalisme et la domination en général. Nous en profiterons également, à travers les parcours atypiques de ses membres, pour explorer quelques expériences rares de gangs de prisonniers homosexuels et transgenres, composés d’anarchistes et autres rebelles contre le sexisme, l’homophobie, les pratiques et la culture du viol et de l’esclavage sexuel dans le milieu carcéral, ainsi que contre toutes les prisons.

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  • 84 pages – format 11,8 cm x 17,5 cm
  • 4€ (3€ à partir de 5 ex.).
  • Frais de port : 2€ pour un ex. + 1€ par ex. supplémentaire

Plus d’informations sur les commandes

 

[Besançon] Camp anti-nucléaire à Bure – Soirée de rencontre samedi 16 mai à l’Autodidacte

AntiNuke2Cet été aura lieu à Bure (Meuse) un camp anti-autoritaire et anti-capitaliste, du 1er au 10 août 2015.

Ses objectifs sont de faire un état des lieux des luttes actuelles et du contexte politique, réfléchir à nos modes d’action, partager nos questionnements (rapports d’ oppression, horizontalité, autonomie, etc), en faire l’analyse et construire la suite.

Il s’agira également de mettre en lumière et la renforcer la lutte contre le projet d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure. Là bas les nucléaristes, après avoir imposé un laboratoire pour enfouir les déchets radioactifs, cherchent à étendre le projet dans cette région désertique.

La gestion des déchets nucléaires n’a et n’aura jamais de solution. Ils seront toujours là, que ce soit à 500 mètres sous terre à Bure, comme ailleurs. L’urgence n’est pas à leur gestion, mais à l’arrêt de leur production. Si l’industrie de l’atome et l’État souhaitent enterrer le problème aussi vite que possible, c’est bien pour continuer d’en produire. Nous nous opposons à la destruction de nos lieux de vie, dans la Meuse comme ailleurs, ainsi qu’à la poursuite du nucléaire.

Afin de préparer cet événement, nous vous convions à une rencontre avec l’Infotour BURE Samedi 16 mai à 20h à la librairie l’Autodidacte, place Marulaz à Besançon

afficheINFOTOUR BURE-BESAKAfficheVMCfinalepPlus de renseignement sur : http://campvmc.noblogs.org

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