Daily Archives: 2014/11/20

[Saint-Denis, 93] Nik la police

Texte diffé à Saint Denis à différentes occasions.

nlpIl y a quelques semaines, un homme meurt dans un affrontement avec les flics, tué par l’explosion d’une grenade offensive lancée par les chtars. Il y a quelques jours, les matons de Fresnes laissent crever un individu qui avait mis le feu à la cellule où il croupissait. Pour des raisons qui ne sont pas les nôtres la première mort, celle de Rémi, provoque un peu de bordel dans la rue quand tant de fois les meurtres des uniformes (flics, militaires, matons, infirmiers psy, etc) passent inaperçus. C’est que cette fois-ci il s’agit d’un « jeune » (quelle importance?) participant à une lutte collective, et pas du premier braqueur, pauvre et/ou révolté venu. C’est pourtant la même boule de rage et de tristesse qui nous étreint, à laquelle il est hors de question de s’habituer, le même monde à abattre.

Il nous crache à la gueule, Cazeneuve, quand il annonce larme à l’œil que le type de grenade qui a tué Rémi ne sera plus utilisé tout en réaffirmant qu’il y a des modes de « contestation » légitimes et que toutes celles et ceux qui décident de traduire leur rage en actes s’exposent à la répression et aux mutilations, voire à la mort. Si le désir est réellement de se débarrasser de la police, et du monde qui en a besoin, les moyens autorisés: le vote, la manifestation non-violente, les pétitions diverses et variées, ne sont d’aucune utilité. Nous n’avons rien à demander à l’État parce que nous ne voulons pas d’états au-dessus de nos têtes, aucune instance supérieure qui décide comment et où on doit vivre, ce qui est « bien » ou « mal ». Dans un moment où il y a un peu plus de grabuge dans la rue qu’à d’autres, on aimerait prendre de l’élan, briser la machine à soumettre et à exploiter. Ne pas se contenter de parler de « violences policières » mais les relier à l’ensemble de ce qui nous pourrit la vie, plutôt que rester sur le morne terrain de la politique et de la revendication en espérant fédérer plus largement. Oser tendre vers l’insurrection au lieu de rogner nos désirs pour les faire rentrer dans les cases existantes.

Si ce qu’on partage pour commencer n’est pas tant la rage d’en finir avec ce monde-là dans sa globalité que de dégager les flics de nos vies, qu’à cela ne tienne, ça fait déjà une bonne amorce, un sacré début. À Saint-Denis, l’objectif du pouvoir est de transformer une ville conflictuelle en paradis pour bourges et investisseurs. Ils comptent d’ici trois-quatre ans installer ici le nouveau siège régional de la police scientifique*, déménager et agrandir le commissariat: la mairie PCF essaye d’obtenir 200 keufs en plus, soit quasiment le double des effectifs actuels…Tout ça sans compter l’euro 2016 qui vient peser dans l’agenda de leurs travaux, l’occasion de faire joujou avec des drônes qui viennent s’ajouter aux dispositifs de contrôle existants… Foutons-leur la misère. Continuant de jour, de nuit, seul-es ou en bonne compagnie, à frapper, affutons nos coups. Que leurs projets s’enlisent, que leur routine macabre s’enraye avec l’essor de notre imagination.

*avenue Jean Moulin. Le bâtiment de la police scientifique serait construit exprès, le commissariat serait dans les murs de l’ancienne antenne de la CPAM, celle qui est squattée par des artistes.

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Si nous haïssons les uniformes, ce n’est pas « seulement » parce qu’ils éborgnent, mutilent, enferment, tuent les pauvres et/ou les révoltés. C’est qu’ils sont les chiens de garde des privilèges des riches, des projets du pouvoir, et se trouveront toujours sur la route des amantEs de la liberté. Si nous refusons le moindre dialogue avec les politicienNEs de tout bord (partis, syndicats, asso-citoyennes) ainsi qu’avec les mange-merde que sont les médias, c’est que nous les reconnaissons comme maillons indispensables du monde qui nous oppresse. Tous veulent canaliser la révolte pour l’étouffer, et récupérer le pouvoir qu’il nous faut détruire si nous voulons avoir une chance d’être libres un jour. Si nous choisissons d’attaquer les chantiers, les structures, voir les principales figures de la domination par tous les moyens que nous jugeons pertinents, c’est que nous savons qu’un abîme sépare notre violence ciblée d’individus en quête de liberté de la terreur exercée par les États pour se maintenir en place. Nous n’avons rien à aménager, négocier, réformer de cette société tissée de rapports de domination dégueulasses. Si nous décidons de le faire sans attendre, c’est que contrairement à ce qu’ont toujours prétendu toutes les crapules religieuses, nous n’avons qu’une seule vie, et que l’idée de la passer entre misère salariée et chantage à la taule nous est proprement insupportable. Ce qui dégoûte le coeur, que la main s’y attaque 

brèves

Piqûre de rappel.

Dans la manif du 13/11 contre les violences policières, à Paris, les lycéen-ne-s et autres « non-encartéEs » désireu-x-ses de choisir leur parcours et d’aller emmerder la manif des keufs ont dû passer à travers le service d’ordre de la FIDL (syndicat lycéen): des gros bras qui ont sorti gazeuses et matraques téléscopiques et ont dû battre en retraite sous les projectiles. Sales mercenaires des syndicats!!!

Petits coups de crocs dans la domination.

Le 4/11, « une pelleteuse et un engin de forage sont partis en fumée sur le chantier de la rue Vandenbranden dans le centre de bruxelles. Un tag a été laissé sur place « A Rémi ». Ils aménagent, on saccage! »

Fin octobre / début novembre, multiplication des guets-appens contre la police notamment à Corbeil-Essonne, Albertville, Montpellier et Blois (….)

Le 30/10 à Lesneven (finistère): un véhicule de la police municipale détruit, un second « fortement endommagé » selon le torchon local. Pour un peu, le feu aurait pu se propager à la mairie qui a vu sa façade arrière « léchée par les flammes ». Dommage!

Le 29/10, occupation éclair des locaux de recrutement de la marine, à Rouen. À Saint-Denis, les militaires du centre de recrutement de l’armée situé en plein centre ville travaillent derrière des vitres en carton depuis une dizaine de jours. Bien fait!

Le 24/10, une mutinerie éclate dans le quartier d’isolement de la prison centrale de Saint-Maur, les premiers « sortis » dégagent les matons et pétent les serrures des autres cellules. L’émeute dure la matinée, le bloc prend cher (caméras défoncées…). Feu aux prisons!

Début novembre, plusieurs lycées sont bloqués à St-Ouen et Saint-Denis, avec des tas de poubelles, dont certains sont mis à feu et commencent à cramer les bahuts. A Saint-Denis, un blocage se transforme en manif sauvage à travers la ville, tentant quelques pillages et défonçant voitures et vitrines de commerces au passage. Un dispositif monstrueux est déployé depuis afin de rétablir l’ordre. Grrr…

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Reçu par mail, 20 nov 2014

[Hambourg, Allemagne] Triple attaque dans le cadre de l’appel à la destroika – Octobre 2014

En signe de notre résistance résolue à la politique de l’UE et de la troïka, nous avons attaqué avec de la peinture et des pierres le bureau du service maritime du Consulat général grec à Hambourg (Hansastraße 21) dans la nuit du 5 au 6 octobre, le club d’affaires d’Hambourg à Elbchausee 47 dans la nuit du 8 au 9 octobre  et le ministère de l’économie, des transports et de l’Innovation de la ville de Hambourg (Alter Steinweg/Wexstrasse) dans la nuit du 11 au 12 octobre.

DESTROIKA localement aujourd’hui, Francfort demain !

Ceci est un avant-goût de la journée X* lorsque le nouveau bâtiment de la Banque centrale européenne (BCE) sera inauguré à Francfort-sur-le-Main. Le programme de crise autoritaire de la Troïka vise à une concentration accélérée du pouvoir, à la privatisationle maniement des ressentiments racistes, etc…, et a déclenché un appauvrissement massif dans les pays déjà touchés. L’Allemagne comme élément moteur prépondérant assure son économie en même temps que les bénéfices et en profite allègrement.

La Grèce est l’exemple frappant des répercussions fatales imposées par la Troïka et la politique d’économie menée par l’Etat grec. De large couches de la population ne peuvent plus se permettre de soins médicaux, et pas quelques-un.e.s qui sont affamé.e.s et sans abri. Le chômage a augmenté de près de 30%, ont du accepter des réductions de salaire de 45%, tandis que les compagnies maritimes et les entreprises portuaires ont enregistré des gains importants, mais sont pratiquement exemptés des impôts de l’Etat.

Les gouvernements vont et viennent, la continuité est assurée par les employés de bureau dans les autorités. Donc, de nombreuses décisions sont prises et mises en œuvre non seulement en politique, mais en particulier dans les autorités, comme le ministère de l’économie. Ils sont acteurs de la crise et pionniers des intérêts économiques et des grands projets qui sont généralement associées à la réévaluation et au refoulement.

L’objectif du club d’affaires, dans lequel se rassemblent les profiteurs des crises et conviennent de nouvelles stratégies pour maximiser les profits, est également de réaliser des intérêts économiques. Notre maire raciste Olaf Scholz aussi s’y montre volontiers pour propager ses polémiques.

Ramenons la crise dans les centres des profiteurs et acteurs !
Hambourg est un de ces centres. Avec 42 000 millionnaires et 18 milliardaires, la ville est
donc en tête en comparaison européenne par rapport au nombre d’habitants.

Nous voyons une occasion de réunir les différentes luttes d’émancipation en Europe avec les manifestations contre la BCE.
Notre peinture et nos pierres sont pour le moment que de simples gouttes et facilement oubliées. Cependant la rage là-derrière existe en de nombreux endroits et se reliera en un ras-de-marée fantastique de résistance.

On vous attend !

PS: Nous soutenons avec cette action, la demande du groupe Lampedusa à Hambourg pour le droit de résidence inconditionnel et collectif à Hambourg !

PPS: Olaf, la campagne électorale a commencé !

Traduit de linksunten via destroika.noblogs.org

NdCNE:

* L’inauguration officielle a été fixée au 18 mars 2015: lire l’appel de destroïka

[Rennes] Soirée de soutien aux personnes incarcérées au Brésil suite aux émeutes contre la coupe du monde – 23 novembre 2014

On organise une soirée en soutien aux personnes incarcérées au Brésil suite aux émeutes contre la coupe du monde, ce dimanche 23 novembre à l’élaboratoire.

Dès 15h, des concerts, suivis d’une bonne bouffe et des courts métrages avec un débat sur les conséquences de la coupe du monde au Brésil et sur les perspectives de lutte actuelles (et notamment avec les JO qui seront en 2016 à Rio de Janeiro).

Deux brésiliens qui ont vécu les mouvements sociaux des dernières années au Brésil seront là. La soirée se finira avec d’autres concerts. Les bénéfices iront à la Croix Noire Anarchiste de Rio qui s’occupe de payer avocats et cautions des personnes emprisonnées dans le cadre de la lutte et de mener des actions en soutien.

Prix d’entrée 1 euro (adhésion journalière élabo) plus prix libre. Venez nombreux, et tôt: une boisson offerte pour ceux qui arrivent avant 16h!!

23novCNA_Rio

Transmis par mail, 20 nov. 2014