Archives de catégorie : Contre l’Etat et ses sévices

[Berlin, Allemagne] Contre la terreur policière et la répression…

chevalRigaerLa soirée de ce jeudi 9 juillet a été chaude pour les flics dans le quartier de Friedrichshain à Berlin. Aux environs de 19h00 à l’angle de la Rigaerstrasse et de la Zellestrasse, plusieurs pierres ont été lancées sur un véhicule de patrouille, alors qu’il circulait sur la Rigaerstrasse. Plusieurs ont du faire les pompiers de service pour éteindre des caddies de supermarché en feu et enlever des poubelles entreposées au milieu de la rue. Peu de temps après, les clients d’un lieu de la Silvio-Meier-Straße ont balancé des tabourets de bar sur les flics, qui ont répliqué à coups de lacrymo. Les émeutiers ont ouvert la porte d’un véhicule et jeté une pierre en direction du conducteur à l’intérieur. Le pare-brise a été défoncé, trois policiers ont été blessés; plusieurs véhicules d’intervention des flics ont été endommagés; Six personnes ont été interpellées et comparaîtront pour plusieurs délits, dont celui de violation de la paix publique. La protection d’Etat de la police et le bureau des affaires criminelles sont en charge de l’enquête. Ces beaux actes de révolte anti-police ont eu lieu alors que le festival dénommée « la longue semaine de la Rigaerstrasse » se tient en ce moment, organisée par plusieurs projets d’habitations de « tout le quartier nord rebelle de Friedrichshain ».

Mercredi 8 juillet, les flics sont violemment intervenus en masse pour expulser un marché aux puces à la dénommée ‘Dorfplatz [‘Place du village’, trad.]’, située à l’angle de la Liebigstrasse et de la Rigaerstrasse. Le même jour, le journal en ligne ‘BZ’ a été piraté et a été rendu inaccessible. L’attaque informatique a été faite contre la propagande policière à laquelle se livre quotidiennement ces larbins du pouvoir, alors que se tient le festival « La longue semaine de la Rigaerstrasse » dans le quartier de Friedrichshain ces jours-ci. Le communiqué annonce également que la présence des flics dans le secteur nécessitera une réponse appropriée.

Le lendemain, une manif « contre la terreur policière et la répression » a été appelée à la ‘Dorfplatz’ pour 21h ce vendredi 10 juillet. 300 personnes y ont pris part dès le départ, mais le nombre des participants a rapidement doublé. Plus de 500 policiers et un hélico’ ont été mobilisés pour encadrer la manif. Après avoir été repoussés violemment par les flics à coups de lacrymo suite à une tentative de percer la ligne de flics, 250 manifestants se sont retrouvés dans la Rigaerstrasse, où un container à poubelles a été incendié. Les flics ont été canardés de bouteilles, d’oeufs et de pierres depuis les toits des maisons environnantes. Une dizaine de personnes ont été interpellées. Le politicien du SPD (soc’ dém’) Tom Schreiber en charge de la sécurité a exigé que la police fasse davantage preuve de sévérité à l’égard des « fauteurs de troubles », par la formation d’un groupe spécial d’enquête au sujet de la « Rigaerstrasse ». Il a également appelé la police à être présente en permanence et en nombre la nuit dans le quartier de Friedrichshain. Cette crapule est connue du milieu autonome pour mener la guerre à la violence révolutionnaire depuis des années.

[Reformulé depuis plusieurs articles de la presse allemande]

[Publication] ‘Ricochets’ n°8 – Juillet 2015

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Tous les numéros de ‘Ricochets’ sont accessibles sur la cavale

[Mexique] Harcèlement policier envers des compagnon-nes de la Croix Noire Anarchiste

Au cours des dernières années, nous avons vu l’escalade de la répression s’intensifier à l’encontre du mouvement libertaire et anarchiste par les stratégies utilisées ici à Mexico: en fixant des cautions très élevées et en appliquant le même paquet d’accusations, toujours aggravées, sans donner trop d’importance à la situation spécifique, mais plutôt à ce que l’Etat dicte. Persécution et désignations médiatiques comme éléments fondamentaux des coups montés: noter les noms des groupes (existants ou non) de gens, des lieux, établir des relations qui n’existent pas vraiment, comparer chacun et tout le monde d’un point de vue vertical, en essayant d’établir un leadership, montrer en effet une profonde ignorance et/ou un profond mépris pour les idées anarchistes qui ont rien à voir avec cette logique hiérarchique.

D’autre part, il y a l’intention du gouvernement fédéral de qualifier l’anarchisme ou la « conduite anarchiste » sous la classification juridique de terrorisme, d’appliquer de lourdes accusations et d’opérer avec des paramètres de sécurité maximale pour les retirer plus tard avec l’argument qu’il n’y a pas de preuves suffisantes tout en laissant la menace ouverteque « les enquêtes continuent ». Des enquêtes absurdes, remplies de références arbitraires aux groupes et individus de différents milieux.

Tout ceci va de pair avec la surveillance policière et la surveillance de certains individus dans la tentative de les intimider, aussi bien que des provocations à l’encontre de certains espaces autonomes.

Encadrés par cette stratégie, et aussi comme beaucoup d’autres compagnons, groupes et collectifs, le nom de la Croix Noire Anarchiste de Mexico est ressorti des notes, des « investigations » et déclarations de politiciens et de policiers.

Nous considérons qu’il est important de rendre public que, durant les dernières semaines, des individus qui semblent faire partie du service « investigation » de la police de la ville de Mexico se sont montrés à l’extérieur de certaines de nos maisons et lieux de travail, menaçant nos voisins et nos membres de familles et arguant qu’ils effectuent un travail de sécurité et de surveillance.

Au-delà d’appeler à mettre fin à cete persécution, nous faisons ce rapport public comme un appel à se réveiller: nous savons que la répression est intrinsèque à l’Etat que nous avons déclaré comme notre ennemi. Nous savons que ses prisons et sa police sont à la base de son pouvoir et de sa domination. Et nous savons que notre travail autour de la pensée anti-carcérale, de soutien et d’accompagnement des compagnons incarcérés est en contradiction directe avec ce pouvoir et cette domination.

Mais nous savons aussi que la solidarité entre anarchistes n’est pas seulement des mots sur le papier !

Dans ce contexte, nous demandons aux individus, collectifs et groupes d’affinité et aux compagnons avec qui nous avons travaillé ces dernières années d’être attentifs et de continuer à fournir la même solidarité que nous avons reçu jusqu’à présent.

A bas les murs des prisons !

Liberté pour tous !

Traduit de l’espagnol/anglais de contrainfo, 16 juin 2015

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Indianapolis, USA: action de solidarité devant le consulat mexicain

Le 3 juillet 2015, il y a eu une manifestation de solidarité contre la répression à Mexico, organisée à l’extérieur du consulat mexicain à Indianapolis. Un tract a été distribué.

mex.consulate

Dans ce tract sont mentionnés entre autre:

[Grèce] Contre SYRIZA et son monde – Contre toute autorité

Depuis les élections législatives du 25 janvier 2015, Syriza est le premier parti au Parlement grec avec 149 députés sur 300. Aléxis Tsípras est donc nommé Premier ministre du pays le lendemain. Syriza trouve ses origines dans une coalition de partis de gauche et d’extrême gauche fondée en 2004. Celle-ci comprenait un large spectre de formations politiques (treize au total) et de politiciens indépendants, comme des communistes pro-européens (eurocommunisme), des écologistes, des socialistes et des eurosceptiques. Aléxis Tsípras, ancien président de Synaspismós, le mouvement le plus important de la coalition, en est le président depuis 2009. Transformée en parti en 2013, Syriza prend donc le pouvoir en Grèce.

Certainement plus radicalement social-démocrate que la plupart des partis d’extrême-gauche d’Europe, les louanges du parti ont même séduit quelques radicaux, en Grèce comme ailleurs, au grand désespoir de l’anti-électoralisme et de l’anti-parlementarisme séculaire des mouvements révolutionnaires et anarchistes. Dans cette chronologie, on constatera que le consensus n’est pas toujours respecté, encore heureux. Par exemple, lors de la récente lutte des prisonniers révolutionnaires en grève de la faim pour l’abolition des prisons de Type C [1], Syriza a été attaqué à de nombreuses reprises. Voici quelques éclats divers :

• 24-25 janvier – Petrálona (quartier d’Athènes) : Quelques jours avant les élections, de nombreuses banderoles et publicités de partis politiques ont été détruites ou taguées. Des tags sont tracés sur les murs du quartier, un local de Syriza et un bureau de vote. Une banderole anti-électorale est également déployée.

• 26 février – Athènes : Des émeutes éclatent à la sortie de l’école polytechnique, au cœur du quartier à forte implantation anarchiste historique et actuelle, Exarchia, à Athènes. Les manifestants lancent des pierres et des cocktails molotov, plusieurs voitures ont été brûlées. Pour la première fois depuis l’arrivée au pouvoir de Syriza, les flics ont utilisé des lacrymos, répondant aux pressions de la droite pour réprimer les « forces obscures de l’anomie ».

• 8 mars – Athènes : Occupation du quartier général de Syriza, banderoles déployées et tracts jetés par les fenêtres en solidarité avec les prisonniers révolutionnaires en grève de la faim.

• 23 mars – Athènes : Incendie des locaux de Syriza à Patisia, en solidarité avec les prisonniers révolutionnaires en grève de la faim, et le jour du premier déploiement de la police de proximité. Les locaux sont dévastés (revendiqué par « Patrouille nihiliste – Incendiaires de proximité »).

• 23 mars – Athènes : Occupation de la radio « Kokkino 105.5 », porte-voix de Syriza. Les ondes sont piratées pour diffuser des messages de solidarité avec les prisonniers révolutionnaires en grève de la faim.

• 30 mars – Chaniá (Crète) : Un engin incendiaire est placé contre le local de Syriza, le communiqué appelle « les anarchistes de praxis à entrer en conflit total avec l’autorité de gauche ».

• 2 avril – Éleusis (à 20 kilomètres d’Athènes dans l’Attique) : Les locaux de Syriza sont caillassés et les vitres défoncées par un groupe d’anarchistes en solidarité avec les prisonniers anarchistes en grève de la faim.

• 2-3 avril – Athènes : En solidarité avec les prisonniers anarchistes en grève de la faim, un distributeur de billet est incendié le 2 avril. Le lendemain les vitres d’un supermarché « Bazaar » (qui fournit la prison de Korydallos) sont détruites et de la peinture est projetée contre la façade, cinquante mètres plus loin, c’est un local de Syriza qui subit le même sort (revendiqué par « Rues sombres »)

• 3 avril – Athènes : Un engin incendiaire est placé, après avoir brisé une vitre, dans les locaux de Syriza à Exarchia en solidarité avec les prisonniers révolutionnaires en grève de la faim (revendiqué par « Compagnons pour l’internationale noire »).

• 6 avril – Ioannina : Attaques à la peinture contre la façade et slogans écrits à l’intérieur du bâtiment qui abrite les bureaux du parti et des députés de Syriza en solidarité avec les prisonniers révolutionnaires en grève de la faim (revendiqué par « Anarchistes » [féminin/masculin]).

• 8 avril – Athènes : Un engin incendiaire est balancé contre un local des jeunes de Syriza à Kessariani, à proximité du poste de police. Le communiqué fustige tous ceux qui du Pasok hier à Syriza aujourd’hui n’ont cessé de trouver des justifications toujours plus foireuses pour voter (revendiqué par la « FAI – Cellule Solidarité et Vengeance »).

• Juin – Athènes : Attaque incendiaire des locaux de Syriza à Kypseli, et d’un véhicule diplomatique à Ano Pefki, en solidarité avec Nikos Romanos (qui a vu ses permissions scolaires refusées) et Evi Statiri, compagne incarcérée de Gerasimos Tsakalos de la Conspiration des Cellules de Feu (revendiqué par la « FAI-FRI – Anarchie Combative »).


Extrait d’un Quatre-page de la bibliothèque anarchiste La Discordia à l’occasion d’une discussion publique à Paris, le Dimanche 12 juillet 2015 à 19h : « Grèce : réformisme ou anarchie ? ».

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Note:

[1] On pourra consulter sur le sujet, « Toutes les valeurs de cette société sont des prisons de haute sécurité ». Recueil de textes et communiqués a propos de la lutte contre les prisons de type C en Grèce – 68 pages – février-avril 2015 – Ravage Éditions (disponible à La Discordia).

[Publié sur non-fides]

 

[Grèce] Abstention au referendum – Conflit avec les institutions de la démocratie

L’Etat grec est à la recherche de complices. Le référendum est la meilleure façon de les trouver. En offrant généreusement des illusions de libre-arbitre et en nous faisant contribuer au projet de son renforcement, son désir le plus fou est matérialisé : Nous serons ceux qui fermerons leur propre pierre tombale ! Le dilemme est simple : oui ou non ? Mauvais créanciers étrangers ou bonne gestion de l’État par la gauche ? Mémorandum lourd ou léger ? Mesures coûtant 12 milliards ou 8 milliards ?

Encore une occasion de mettre nos vies dans les mains du gouvernement et des sauveurs. Une autre occasion pour l’unité nationale, pour oublier ce qui nous divise et nous unir à la foule bigarrée (fascistes, patriotes, patrons, bons citoyens) pour faire face à l’ennemi extérieur commun, les prêteurs, et en chemin dédouaner les patrons locaux de toute responsabilité.

En tant que lycéens anarchistes, nous choisissons de nous abstenir au référendum (bien que nous n’ayons pas le droit de vote). Nous nous opposons aux dilemmes du système et aux illusions, et nous clarifions d’avance que nous ne participerons à aucune procédure institutionnelle ou électorale du gouvernement. Parce que tout simplement, un tel processus, comme chaque option qui nous est donnée par ce biais, vise à stabiliser le système et à préserver-renforcer la domination nationale et institutionnelle de l’État. Néanmoins, nous ne soutenons pas l’abstention comme alternative ou troisième voie, parce que nous pensons que l’abstention seule ne conduit qu’à la passivité et l’assimilation.

Donc, sur la base de cet état d’esprit, la seule abstention qui nous satisfait est celle qui résulte d’un conflit, de l’action insurrectionnelle et de la lutte anarchiste. Loin des partis et de leurs lignes. Loin des sauveurs et des dirigeants. Auto-organisés, radicaux et agressifs, car c’est seulement de cette manière que nous pourrons reprendre nos vies dans nos propres mains.

Attaque frontale contre l’État, le capital et toute forme d’autorité.

Groupe de lycéens anarchistes – Attaque anti-éducative.

[Traduit de l’anglais (et du grec) par non-fides d’Inter Arma, 2 juillet 2015]

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[Athènes] Interventions anarchistes contre le référendum du 5 juillet 2015

Quelques photos d’interventions anarchistes (ici et ) contre le référendum qui ont été réalisées le 1er juillet dans le quartier d’Exarchia, le 2 juillet dans les quartiers de Koukaki et Ano Petralona et le 4 juillet à Propileos. Les actions ont été appelées par des anarchistes pour la « déstabilisation du système ». Durant les actions, des slogans ont été criés, des tracts ont été lancés, des textes ont été distribués, des tags ont été réalisés, de la propagande électorale enlevée, trois banderoles ont été suspendues, une sur la place d’Exarchia qui disait « Ni administration de gauche, ni administration de droite – Conflit dans le présent pour la destruction de l’Etat et du capital », une autre à l’entrée de l’école polytechnique disant « Ni élections, ni référendums – Sabotage des procédés institutionnels » et la troisième à Propileos qui disait « Feu aux urnes de la démocratie – Des anarchistes ».

"Abstention - Sabotage"

« Abstention – Sabotage »

"A bas l'étatisme - Vive l'anarchie"

« A bas l’étatisme – Vive l’anarchie »

"Ecrasons la tentative du système de garantir la stabilité"

« Ecrasons la tentative du système de garantir la stabilité »

"Ni élections ni référendums"

« Ni élections ni référendums »

"Attaque les marchands de l'espoir"

« Attaque les marchands de l’espoir »

"Lutte armée pour la destruction de l'Etat et du capital"

« Lutte armée pour la destruction de l’Etat et du capital »

Traduit de l’espagnol de contrainfo, 5 juillet 2015

[Publication] Séditions n°3 – Eté 2015

Le troisième numéro de ‘Séditions’ de cet été vient de sortir.

Un rapide aperçu des sujets qui y sont abordés:

  • Flics porcs assassins ! A Laxou comme ailleurs, pour en finir avec l’illusion citoyenne « vérité et justice »
  • Rubrique ‘A l’assaut du vieux monde’: brèves d’agitation
  • Rubrique ‘En Bref’:
  1. Besak sous les uniformes
  2. Les flics s’invitent à la faculté de lettres
  3. La police municipale armée de taser
  4. Des Rroms expulsés à la suite de l’incendie de leur squat
Télécharger le n°3

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[Reçu par mail]

[Hanhikivi, Finlande] Deux machines du chantier de la centrale nucléaire de Fennovoima de nouveau sabotées

AntiNuke2A un moment donné pendant la troisième semaine de juin, des machines ont une nouvelle fois été sabotées sur le chantier de Fennovoima à Hanhikivi, au nord d’Ostrobothnia.

Une pelleteuse et un bulldozer ont été pas mal endommagés par la destruction des câbles des machines. L'(es) individu(s) qui a/ont fait l’action ne représente(nt) aucun réseau ni groupe ou organisation.

Solidarité avec les gens qui résistent à la construction nucléaire à Pyhäjoki et les compagnon-nes en lutte partout !

Traduit de l’anglais de contrainfo, 29 june 2015

[Besançon] Paintball et parpaings contre les yeux de l’Etat – 28 juin 2015

Besançon : la police visée avec des parpaings aux 408

La police a été prise pour cible avec des parpaings, dans le quartier des 408 à Besançon. Une voiture a été sérieusement touchée, mais aucun fonctionnaire n’a été blessé.

Dimanche soir 28 juin 2015, un groupe de jeunes s’en est pris au système de vidéosurveillance de la rue Brûlard : avec des fusils de paintball, ils ont tenté d’obstruer les caméras.

Alertée, la police s’est rendue sur place. Mais la patrouille était attendue par les délinquants qui ont lancé plusieurs parpaings en direction des policiers. Aucun n’a été blessé. En revanche, leur voiture a été victime de plusieurs impacts et le capot du véhicule a été percé.

Leur presse policière, macommune.info (1er juillet 2015)

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A BESANÇON, AUX «408», LES HOSTILITÉS ONT REPRIS DIMANCHE

solidaDepuis la CONDAMNATION des frères Farès et Ismaïl Litim et de leur beau-frère Youcef Dahoua, le 11 mai dernier, jugement qui sera réexaminé ce jeudi par la cour d’appel sur demande du parquet, le calme était revenu dans le quartier de la Grette, aux « 408 », ce après des mois de conflit, opposant une poignée d’énergumènes aux forces de l’ordre, pour le contrôle du secteur.

Au cœur du litige

Les hostilités ont repris depuis une semaine environ et l’implantation de deux nouvelles caméras de vidéosurveillance, dont la vision englobe le secteur des caméras précédemment installées. On est donc bien au cœur de ce litige né l’été dernier.

Quelques tentatives de couper à nouveau l’électricité ayant échoué, trois individus ont tenté d’aveugler les caméras, dimanche soir, à l’aide de fusils de paintball. Ce canardage de capsules de peinture ayant été signalé, une dizaine de policiers se sont équipés une nouvelle fois pour faire front. Toutefois, arrivés sur place, vers 20 h 30, ils sont tombés dans un véritable guet-apens et ont été bombardés depuis les étages du 29, avec une demi-douzaine d’agglos de chantier. Le véhicule de brigade canine a ainsi été assez sérieusement endommagé mais, fort heureusement, il n’y a pas eu de blessés.

Ce mercredi midi, ce sont des employés d’une société de nettoyage, venus avec une nacelle pour enlever la peinture maculant les objectifs, qui ont été à leur tour la cible de jets de projectiles, de nouveau sans faire de blessés. Et de nouveau sans que les policiers qui les accompagnaient ne puissent procéder à des interpellations.

Leur presse policière – l’est républicain (Fred Jimenez), 2 juillet 2015

[Mayence, Allemagne] Trois véhicules de police incendiés – 26 juin 2015

Traduction du communiqué:

[Mayence] Des voitures de police optent pour le suicide

147108Dans la nuit du 25 au 26 juin, deux véhicules de patrouille et une fourgonnette de police ont décidé de mettre un terme à leur triste existence. Pendant de longues années ils se sont faits maltraîter par l’appareil d’oppression de l’Etat.

Pour mettre fin à cette honte, ils ont choisi de se suicider par immolation spontanée. Il ne leur restait plus rien d’autre pour exprimer leur rejet de la violence institutionnalisée et non réformable de l’Etat. Ils se sont seulement auto-détruits et n’ont mis personne en danger.

Les trois voulaient probablement refuser pour des raisons morales leur contribution structurelle à l’ordre capitaliste. Après leur mort, les flammes restent un symbole d’intransigeance et de résistance aux conditions de domination pour lesquelles les voitures se sont laissées exploiter. Elles voulaient avec cela être un modèle pour d’autres voitures de police. On peut aussi leur suggérer le plaisir du feu nocturne.

Actuellement, la police envisage un incendie criminel. Pour lui épargner des frais d’enquête inutiles, nous voulions avec cela annoncer publiquement à titre posthume la décision consciencieuse des voitures.

Cordialement,

Votre assistant à l’euthanasie.

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Tôt dans la matinée de vendredi 26 juin à Mayence, trois véhicules de police ont été entièrement détruits par les flammes. Le porte-parole de la police Peter Metzdorf ne pouvait pas dire si c’était en lien avec la conférence du ministre de l’intérieur qui devait se tenir prochainement dans la ville. Il a déclaré que « ce serait de la pure spéculation ».

Un citoyen avait appelé la police pour signaler une voiture de patrouille qui était en train de brûler aux alentours de 3h du mat’ au niveau de la Goethestraße. Presque simultanément, d’autres citoyens résidant dans le secteur l’appelaient  une fois de plus pour dire que deux autres véhicules de police garés sur le terrain clôturé de la police fédérale s’enflammaient. Les flammes ont embrasé deux autres véhicules civils et le/s incendiaire/s a/ont tenté de bouter le feu à un autre véhicule de patrouille garé dans le secteur.

mainz

[Reformulé de la presse qui lance des appels aux balances]

Attaques de locaux du parti socialiste à Toulouse et à Montluçon

Toulouse. Dans la nuit du jeudi 25 au vendredi 26 juin, le bâtiment de la fédération du Parti Socialiste de Haute-Garonne, situé rue Lancefoc, a été attaquée. La façade murale a été aspergée d’huile de vidange et un tag disant « solidarité avec les migrants » y a été inscrit.

smashPStoulouse

C’est loin d’être le seul geste contre la politique et ses représentants à Toulouse. Dans la nuit du 21 au 22 juin, c’est le local du FN qui perdait quatres vitres grâce à quelques jets de pierres bien placés. Mi-avril déjà, l’UMP était l’objet d’une visite éclair en pleine journée, durant laquelle la permanence a été saccagé par quelques solidaires avec les migrants de Calais.

Montluçon. Durant la nuit du 21 au 22 juin, le local départemental du PS a eu sa porte vitrée explosée et ses vitres étoilées. Les causes (ou pas) : visibles de l’extérieur, des affiches « Je suis Charlie » et une autre faisant l’apologie de la république et du déploiement militaire « anti-terroriste » dans les rues… De toute façon, c’est bien une succursale du pouvoir et de sa violence qui a été attaquée.

smashPSmontlucon

[Reformulé de la presse du pouvoir]