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[Chili] Solidarité avec Juan, Nataly et Enrique face au nouveau procès antiterroriste « Caso Bombas II »

Retours et paroles avant le début du procès dans le cadre du dénommé « Caso Bombas II »

Ce 24 mars 2017 commence le procès contre les compagnonNEs Enrique Guzman, Juan Flores et Nataly Casanova. Ce processus judiciaire se présente comme une nouvelle bataille entre les ennemis de la liberté et celleux qui refusent d’obéir à la domination. Après les arrestations médiatiques et les déclarations pompeuses du parquet, des policiers et des ministres, le labyrinthe juridique arrive à son point culminant contre Juan, Nataly et Enrique.
Aujourd’hui, l’inquisition démocratique cherche à se venger des différentes attaques explosives qui ont eu lieu dans la capitale, en particulier pour les engins explosifs qui ont pété le 11 août 2014 de manière coordonnée et simultanée contre le 39e commissariat de El Bosque et le 1er commissariat de Santiago Centro, deux actions revendiquée par la Conspiration Internationale pour la Vengeance (CIV).

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[Santiago, Chili] Attaque du siège des ‘Jeunesses Communistes’ en solidarité avec les compagnonNEs incarcéréEs en grève de la faim – 3 mai 2015

Santiago : Le siège des Jeunesses Communistes repeint en solidarité avec Juan, Nataly, Guillermo et Enrique

Le matin du 3 mai, nous avons fait plaisir aux Jeunesses Communistes en ravalant la façade de leur siège, situé au 9059 rue San Pablo, à Pudahuel, avec de la peinture et en faisant disparaître quelques vitres à coups de pierres.

Ces ordures, qui ont largement recherché la conciliation démocratique en frayant avec le pouvoir et son appareil policier, se sont dédié-e-s via la presse à menacer les anarchistes par des demandes légalistes lorsqu’ont eu lieu les affrontements d’il y a un an. Il semble que certain-e-s aient oublié ce qu’il s’est passé, mais pour notre part le temps qui a couru n’a rien changé, et cette attaque est le reflet ficèle de cela, et nous irons plus loin…

Nous avons revendiqué cette action avec des tracts en solidarité avec les compagnon-ne-s Juan Flores, Nataly Casanova et Guillermo Durán (en grève de la faim depuis 20 jours) et avec Enrique Guzmán, qui se sont toujours déclaré-e-s contre toute forme de pouvoir et d’autorité.
Sachez que nous suivons votre situation et que nous n’aurons pas de repos jusqu’à ce que le pouvoir cesse son harcèlement.

Il n’y a de temps ni pour les excuses, ni pour les pauses.

Solidarité en offensive avec les prisonnier-e-s en grève de la faim.

Traduit de l’espagnol par contrainfo (source)

Ci-dessous, quelques images des affrontements annuels avec les communistes autoritaires lors des manifs du 1er mai:

les staliniens aux molotovs

les staliniens aux molotovs

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Lire également :

[Chili] Mises-à-jour sur la lutte des compagnon-nes incarcéré-es Juan, Nataly, Guillermo et Enrique

Nous apprenons avec amertume que la compagnonne anarchiste Nataly Casanova, qui a débuté une grève de la faim il y a plus d’une semaine (en même temps que les compagnons Juan et Guillermo) est toujours en isolement (malgré les informations transmises du Colectivo Anticarcelario Vuelo de Justicia) qu’elle subit depuis près de 7 mois au centre d’extermination de San Miguel. Pire, elle pourrait être transférée dans une prison pour femmes hors de Santiago.

Cependant, elle continue de lutter contre les malaises physiques que la grève de la faim a occasionnés (somnolence, vertige, perte d’équilibre…). Elle a perdu près de 4 kilos ces derniers jours (détail ci-dessous):

-Lundi 13: 60,8
-Mardi 14: 60.2
-miercoles0 15: 59.9
-Jeudi 16: 58,6
-Vendredi 17: 57,6
-Samedi 18: 57,3
-Dimanche 19: 56,9
-Lundi 20: 56,9
-Mardi 21: 56,3

La grève de la faim débutée le 14 avril avril par Juan, Nataly, Guillermo continue. Le 20 avril, on apprend qu’Enrique Guzman a également rejoint la lutte en se déclarant en grève de la soif.

Les compagnon-nes exigent pour rappel:

  • la clarification de la validité des « preuves » de l’ADN soumis à leur encontre, en prenant en considération tous les aspects scientifiques et non seulement les arguments fallacieux des poursuites;
  • La fin des harcèlements, des enlèvements, des interrogatoires de personnes qui se montrent solidaires avec les compagnon-nes incarcéré-e-s;
  • La fin des harcèlements, agressions, sanctions disciplinaires contre Juan et Nataly ou tout autre prisonnier en lutte;
  • La libération immédiate d’Enrique Guzmán, incarcéré pour être proche des compagnon-nes impliqué-e-s dans cette affaire et pour leur avoir rendu visite régulièrement en prison;
  • Le transfert immédiat de Nataly Casanova de l’isolement à une autre aile de la prison où elle pourra avoir contact et relation avec d’autres détenues et davantage de temps de promenade.

Dans sa déclaration, Enrique Guzmán a ajouté une demande supplémentaire:

  • L’annulation immédiate de la mesure préventive d’arrestation domiciliaire totale infligée à Guillermo Duran, contre lequel aucune preuve n’a été présentée au cours de cette enquête.

Mardi 28 avril 2015, les trois compagnon-,ne-s seront auditionné-e-s à 10h devant les tribunaux de rondizonni.

Aujourd’hui plus que jamais, solidarité active et révolutionnaire ! Force et résistance pour Juan, Nataly, Guillermo et Enrique !

[Chili] Actualisation sur la répression envers les compagnon-nes anarchistes et grève de la faim de Juan, Nataly et Guillermo

Chili: les anarchistes Juan Flores, Nataly Casanova et Guillermo Duran se déclarent en grève de la faim

huelga-juan-nataly-guillermo

Les compagnons anarchistes Juan, Nataly et Guillermo ont été arrêté-es à Santiago le 18 septembre 2015.

Juan est maintenu en détention provisoire dans la prison de Santiago 1, accusé d’être impliqué dans deux attentats à la bombe qui ont eu lieu le 13 juillet et le 8 septembre 2014, et ont été revendiqués par la Conspiration des Cellules de Feu (Chili); il est aussi inculpé de participation à une attaque coordonnée contre deux commissariats de police le 11 août 2014 qui a été revendiquée par CIV (Conspiration internationale de la vengeance).

Nataly est maintenue en détention provisoire à la prison de San Miguel, accusée d’avoir participé à l’attentat à la bombe le 13 juillet et possession d’explosifs.

Guillermo est en arrestation domiciliaire totale, accusé de possession d’explosifs en lien avec la même affaire.

Le 1er avril 2015, les trois compagnon-nes ont sorti leur première lettre ouverte dans laquelle ils embrassent l’appel aux journées de solidarité avec les prisonniers de la guerre sociale au Chili (entre le 10 et le 20 avril), qui ont été lancées par les prisonniers rebelles Tamara Sol Farías Vergara, Alejandro Astorga Valdés, Carlos Gutierrez Quiduleo, Juan Aliste Vega, Freddy Fuentevilla Saa, Hans Niemeyer Salinas, Marcelo Villarroel Sepúlveda, Alfredo Moreno Canales, et également soutenues par les compagnon-nes récemment placé-es en détention préventive Natalia Collado et Javier Pino (les lettres en espagnol de Natalia Collado et Javier Pino, NdT).

Le 6 avril 2015, Enrique Guzmán – un ami proche et compagnon de Juan, Nataly et Guillermo – a été arrêté et quelques jours plus tard envoyé en détention provisoire [cf les deux textes ci-dessous, NdT], accusé d’avoir participé à l’attaque coordonnée contre deux postes de police (mentionnée ci-dessus). Dans le même temps, les flics ont harcelé plusieurs de leurs soutiens, allant jusqu’à (littéralement) enlever un autre compagnon au milieu d’une rue.

Le 15 avril, Juan, Nataly et Guillermo ont annoncé dans une lettre qu’ils se mettaient en grève de la faim [initiée le 14/04/2015, NdT], exigeant :

  • la libération immédiate du compagnon Enrique Guzman ;
  • la fin des agressions et sanctions disciplinaires envers les prisonniers en lutte ;
  • le transfert immédiat de la compagnonne Nataly Casanova du régime d’isolement à une aile « ordinaire » de la prison [Elle fait face actuellement à l’isolement pour son attitude insoumise et rebelle en prison: voir ici, NdT];
  • la fin du harcèlement des gens qui manifestent la solidarité avec les compagnon-nes incarcéré-es ;
  • la fin des poursuites fondées sur l’ADN ;

Lire les trois lettres des compagnon-nes annonçant leur grève de la faim en anglais

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