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[Publication] La Bourrasque n°2 – Juin / Août 2016

La Bourrasque est un bulletin qui ne se construit depuis aucune base politique, idéologique ou morale, considérant que ce ne sont que trois facettes d’une même domination. Les textes proposés ici ne se nourrissent que de rages et de désirs. La rage contre ce monde pourri par l’autorité et le fric. Le désir de vivre des instants d’insoumission et de liberté. S’il nous tient à cœur de mieux comprendre et évoquer dans ces lignes comment s’articulent les dominations qui traversent cette société, ce n’est pas pour en être les spectateurs-trices indignéEs mais pour envisager des pratiques et des horizons offensifs contre tous les pouvoirs. Allergiques aux dogmes et aux avant-gardismes, nous ne souhaitons ni convaincre, ni persuader. Dans La Bourrasque, nous voyons plutôt un souffle qui circule de rencontres en affinités. Une rafale qui recherche les brèches du vieux monde pour s’y engouffrer et les élargir. Un peu de vent pour que le feu se propage.

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J’ai vécu l’enfer (citoyen) à Nuit Debout

13254385_2017291618496743_7506768091044468218_nPour des raisons pas forcément toutes dépendantes de ma volonté, je me suis retrouvé embarqué avec Nuit Debout. Je n’avais aucune volonté de vouloir « radicaliser » la révolte des classes moyennes, mais on m’a dit que ça ne serait pas l’image que je m’en fais en tant qu’individualité révolutionnaire. Admettons.

Je me suis donc retrouvé à une occupation de Nuit Debout. Déjà, j’ai pu rentrer parce que je connaissais du monde à l’intérieur, sinon entrée interdite (au cas où les « casseurs » viennent dégrader, of course…). A l’entrée, je me fais fouiller le sac par deux vigiles… Chouette « occupation » qui a déjà des guillemets, et bientôt je vais trouver un autre terme, sachant que le chef du lieu a donné son accord. Admettons.

En entrant, j’ai eu la joie complètement feinte de trouver plein de cadavres de bouteilles d’alcool, de hippies qui fumaient des pétards en jouant de la guitare. Plus loin, une AG (assise). Pis aussi des photographes militants. Pis un drapeau du Ché. Bon. Je sentais que j’allais avoir du mal à trouver de nouvelles personnes chouettes, outre une que je connaissais. Il s’est donc rien passé, les hippies ont fumé, bu, gratté et les autres aussi. J’ai rapidement trouvé un coin pour reposer mon cerveau las. Jusqu’à ce que tôt le matin, une horde de flics arrive pour contrôler tout le monde, et hop direction la sortie. Tremblez bourgeois, la petite bourgeoisie arrive.

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